Amendements à la Bail Act – Chetan Baboolall : « L’ex-CP a voulu tout contrôler »

Le député Chetan Baboolall a indiqué que le droit à la liberté individuelle est inscrit à l’article 5 de la Constitution et se reflète dans la loi de la Bail Act de 1999 alors que le DPP, lui, tire ses pouvoirs de l’article 72 de la Constitution.

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« Ce projet de loi est un signe clair que la liberté des citoyens, pour laquelle ils ont voté le 10 novembre 2024, sera toujours respectée. Ce gouvernement fait de son mieux pour restaurer la démocratie », affirme-t-il. D’après lui, le pays avait « un faux CP » sous l’ancien régime car « les gens craignaient que Lakwizinn puisse arrêter quiconque avec l’aide de la Striking Team ». Il estime que même si le pouvoir judiciaire protégeait les individus conformément à la Constitution, « toutes sortes de failles ont été utilisées pour opprimer les gens et contrôler leur liberté. Un exemple est la Bail Act . »
Chetan Baboolall a souligné que la Bail Act existe depuis longtemps, « mais les problèmes ont commencé lorsque l’ancien commissaire de police a voulu tout contrôler, comme dans l’affaire Bruneau Laurette. Le CP voulait tenter une sorte de révolution constitutionnelle qui lui donnerait le pouvoir de détenir un suspect ». Raison, qui selon lui, témoigne de la nécessité d’amener ces amendements. Il a aussi cité le cas d’Akil Bissessur où un représentant du DPP avait déclaré devant le tribunal de Mahébourg qu’il n’y avait aucune objection à sa libération. Mais la police s’est opposée à cette décision.
« Le CP tentait de contester les pouvoirs constitutionnels du DPP de manière déguisée », a mis en avant Chetan Baboolall. Il a exprimé sa satisfaction sur les amendements proposés qui délimitent les pouvoirs du DPP et du CP. « Ce GM veillera au respect des droits des citoyens et au Rule of Law », a-t-il conclu.

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