Exploration spatiale : Maurice mettra en orbite un microsatellite en 2024

Signature d’un protocole d’accord entre l’Indian Space Research Organisation et le Mauritius Research Innovation Council

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Maurice disposera d’un microsatellite d’ici à la fin de l’année prochaine grâce à la coopération étroite entre Maurice et l’Ind. C’est ce qu’a indiqué, mercredi, le ministre des TIC et de l’Innovation, Darsanand Balgobin, à l’issue de la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre le Mauritius Research Innovation Council (MRIC) et l’Indian Space Research Organisation (ISRO).

Le protocole d’accord a été signé par la haute-commissaire de l’Inde, Nandini Singla, pour l ’ISRO) et le président du MRIC, le Dr K. S. Sukon, en présence du ministre d’État aux Affaires étrangères de l’Inde, Vellamvelly Muraleedharan.

« Nous avons franchi une étape historique aujourd’hui dans notre aventure spatiale », a déclaré le ministre Balgobin en ajoutant que « nous sommes un petit pays mais nous faisons la fierté des Mauriciens. Après avoir lancé un nanosatellite en 2021, nous poursuivons notre expérience avec le lancement d’un microsatellite l’année prochaine. Il sera utilisé, entre autres, pour le développement agricole, la météorologie ainsi que la surveillance de notre zone maritime. Ce sera également l’occasion pour nous de former des ingénieurs locaux dans le domaine spatial.» Il a fait part de sa fierté quant à la collaboration entre le MRIC avec une des plus prestigieuses institutions indiennes ayant récemment réussi une mission d’exploration spatiale sur la face cachée de la lune.

Par ailleurs, le ministre des TIC avance que les deux pays coopèrent dans des activités liées à l’espace depuis plus de trois décennies par le biais de la télémétrie, du suivi et du commandement de l’ISRO, appelé ISTRAC, situé à Bigara. Ce qui a permis la collecte de données précieuses pour des applications telles que l’agriculture, la gestion des catastrophes et la surveillance de l’environnement.
Maurice et la Grande Péninsule se sont également associés dans le cadre d’organisations régionales telles que l’Association des pays riverains de l’océan Indien pour promouvoir l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique pour le développement de la région de l’océan Indien. Ces engagements démontrent l’intention de l’Inde à aider Maurice à exploiter les avantages de la technologie spatiale, a indiqué le ministre.

Pour sa part, le ministre indien Muraleedharan a affirmé que la signature du protocole d’accord marque le début d’une coopération indo-mauricienne qui va au-delà de la frontière du ciel. « C’est un moment historique pour renforcer les relations. Elle démontre également la volonté de l’Inde de mettre les résultats de ses recherches dans le domaine spatial, scientifique et technologique au service de l’humanité comme le souhaite le Premier ministre Narendra Modi », ajoute-t-il.

Le microsatellite sera un imageur multispectral qui aidera à des applications d’observation de la Terre liées à l’agriculture, à la foresterie, à l’écosystème, aux prévisions météorologiques et au niveau des océans.

Comme l’indique une communication du MRIC, le gouvernement indien concevra, assemblera et intégrera, testera, lancera, déploiera, contrôlera et exploitera un satellite pour Maurice. Une fois terminé, le satellite sera lancé par l’ISRO, et l’opération en orbite sera menée conjointement par l’ISRO et le MRIC à l’aide de la station terrestre de cette dernière instance locale.

Les ingénieurs du MRIC bénéficieront également d’une formation gratuite à l’ISRO en Inde, où ils collaboreront étroitement avec les ingénieurs de cette organisation scientifique pour développer la plate-forme satellitaire, les systèmes associés et la charge utile principale. Les ingénieurs du MRIC participeront également aux examens des jalons et aux activités d’assemblage, d’intégration et de test (AIT) de la plate-forme satellitaire avec l’équipe de l’ISRO dans le but d’acquérir une expérience pratique.

La durée totale du projet, de la signature du protocole d’accord au lancement du satellite dans l’espace, est estimée à 15 mois. L’ISRO et le MRIC travailleront conjointement à l’enregistrement du satellite conjoint en tant qu’objet spatial dans le registre des objets spatiaux de l’United Nations Office for Outer Space Affairs (UNOOSA) et à l’enregistrement des fréquences du satellite auprès de l’Union internationale des télécommunications.

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