PORTRAIT Annaëlle Balgobin


Pleins feux sur la blogueuse aventurière…


À PAILLES Le 17 et 18 juillet prochain :


3e édition du Salon de la santé, du sport et du bien-être


INFORMATIQUE Fracture numérique


Maurice, possible assembleur de PC à bas prix pour l'Afrique


ÉDUCATION TERTIAIRE


Rajesh Jeetah en mission de prospection en Inde


UOM Sécurité sur le campus


Les chargés de cours formés aux techniques de First Aid


CUREPIPE Des habitants affirment :


" Cité Saint-Luc est exclue de tout développement "


ROCHES-NOIRES Projet d'Aérowatt Mauritius de Rs 1,6 milliard


Les villageois s'enthousiasment de l'implantation d'une ferme éolienne


PORT-LOUIS Projet du Pont de Paris


Un comité sur les critères pour l'allocation des étals


ÎLES ÉPARSES Rencontre AMA / Administrations régionales


Les Amis d'Agalega déclinent l'invitation du ministre Aimée


MEDICAL COUNCIL Enregistrement des spécialistes


Rama Valayden avait demandé de rouvrir le dossier Ramtohul


SÉCURITÉ ROUTIÈRE Accidents


Les personnes âgées plus exposées aux risques


MOUVEMENT ANTI-DROGUE (MAD) Aux Casernes centrales hier


Polémique autour du film "Paradi an dey"


Paradi an dey


Ramgoolam : " Le film n'avait pas eu le visa du comité de censure "


ÉCOLES PRIMAIRES Leçons particulières


La GTU d'accord avec la nouvelle décision de Vasant Bunwaree


PORTRAIT Annaëlle Balgobin


Pleins feux sur la blogueuse aventurière…

Annaëlle Balgobin, animatrice de l'émission "Jeunes cinq sur cinq", diffusée en début d'année sur la MBC 1 joue le rôle d'une blogueuse aventurière dans la série de reportages "Raconte nou l'océan Indien"

Elle n'a que 20 ans et, déjà, ne se contente pas uniquement de caresser ses rêves. Annaëlle Balgobin, animatrice de l'émission Jeunes cinq sur cinq, a effectué une série de reportages dans cinq îles de l'océan Indien. Intitulée Raconte nou l'océan Indien, la série a été diffusée tous les soirs sur la première chaîne de la télévision nationale en début d'année. Pleins feux sur une jeune femme qui prend la vie avec le sourire, avec une dose de douceur et de passion pour ce qu'elle entreprend, et qui nous transmet un peu de la flamme qui l'habite.

Intéressons-nous au personnage d'Annaëlle en tant que présentatrice de la série Raconte nou l'océan Indien. " Annaëlle est tout à fait différente d'Annaëlle Balgobin. Même très différente ", explique notre interlocutrice avec le sourire. En effet, elle interprète le rôle d'une blogueuse aventurière qui parcourt l'océan Indien, vivant au rythme du soleil et de la culture des diverses îles, afin de permettre à ses amis internautes de découvrir le mode de vie des habitants à travers des vidéos et d'interviews qu'elle met en ligne. Rappelant qu'elle est d'origine mauricienne, Annaëlle explique qu'il était primordial, dans ce contexte, qu'elle se mette à la place des jeunes qui verraient la série, afin de leur mieux faire comprendre les différentes cultures de l'océan Indien, tout en posant les questions pertinentes qui s'imposaient. " J'ai dû me construire un personnage qui n'est pas trop féminin ni 'garçon manqué'afin que chaque jeune puisse s'identifier à moi. Dans la série, je ne porte jamais de sac, j'ai toujours les mêmes habits et je suis toujours munie de mon appareil photo, tout ça pour garder la simplicité du personnage ", explique-t-elle.

Cette aventure débute en novembre 2009 avec un tournage d'essai effectué à l'île Maurice. Sa série, Raconte nou l'océan Indien, est un projet international francophone. Un projet, dont la conception est signée Marie-Anne Gopaul, écrit par notre interlocutrice, avec la collaboration de Daniel Dravet, consultant de l'UNICEF à Madagascar. Jeunes cinq sur cinq est, quant à elle, une émission placée sous l'égide de l'UNICEF, de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) et de la Commission de l'océan Indien (COI), en partenariat avec le United Nations Development Programme (UNDP) et l'Observatoire des Droits des Enfants de la région de l'Océan Indien (ODEROI).

Deux invités par pays ont été sélectionnés pour figurer dans la série. Le choix de ces acteurs a été fait par les organismes présents sur les îles (Madagascar, les Comores, l'île de la Réunion, les Seychelles et l'île Maurice) et un travail considérable en terme de logistique a été accompli dans ce sens. " Au final, on a fait deux mois de tournage pour une émission quotidienne de trois minutes, et quatre mois et demi ont été nécessaires pour le montage ", explique Annaëlle.

Au sein de l'ODEROI, Annaëlle avoue s'être fait une place rapidement, principalement dans le domaine de l'audiovisuel. Une expérience qui lui a permis, de se découvrir une véritable passion non seulement pour les voyages mais également pour la télévision. Très vite, cette jeune femme dégourdie a su conquérir le cœur des Mauriciens. Contrairement à la simplicité de son personnage dans la série, elle garde dans la vie une certaine élégance dans le choix de ses vêtements, accessoires et couleurs. Pour elle, Raconte nou l'océan Indien a été un succès sur toute la ligne " malgré le fait que je sois tombée malade durant le tournage ", confie-t-elle. " Étant la plus jeune de l'équipe de tournage, je dois dire qu'avec ma force et mon énergie, j'ai été quelque part le booster de l'équipe ", lance-t-elle.

" Il suffit de peu pour être heureux "

Ses voyages ainsi que la découverte d'autres cultures lui ont permis de voir la vie sous une facette qu'elle ne connaissait pas. " Il suffit de peu pour être heureux ", dit-elle. Son voyage à Madagascar et aux Comores aurait contribué à cet état d'esprit. " Là-bas, les habitants ne se ruent pas aux fast foods lorsqu'ils ont faim. Au contraire, ils consomment des fruits et légumes qu'ils plantent eux-mêmes ", insiste Annaëlle. Aujourd'hui, elle dit se contenter de ce qu'elle a.

La jeune blogueuse se permet même de procéder à une analyse de la spécificité de chaque pays. " Par exemple, Madagascar est un pays victime du système, qui possède un extraordinaire potentiel en termes de ressources, mais qui ne sait malheureusement pas les utiliser. Les Comores sont un pays où règne la pauvreté, alors que Maurice est, sans aucun doute, un pays qui frappe par son aspect multiculturel. J'admire la détermination des jeunes réunionnais, qui travaillent dur malgré le fait qu'ils soient régis par le système Français ".

Pour cette ex-élève du collège Lorette de Curepipe, son choix de faire de la télévision a étonné plus d'un. Concrètement, raconte-t-elle, rien ne la prédestinait à y faire carrière. S'intéressant beaucoup à la cuisine, cette dernière se voyait davantage dans une carrière en diététique " ou encore en droit ". " Mais cette expérience m'a permis de découvrir ma vraie vocation ", renchérit-elle. Elle qui rêve aussi de faire carrière à l'Unicef envisage de poursuivre des études en communication à l'Université de Technologie à la Tour Kœnig. Pour elle, c'est son optimisme qui complète sa personnalité et qui lui permet d'avancer en affrontant les obstacles avec brio.


À PAILLES Le 17 et 18 juillet prochain :


3e édition du Salon de la santé, du sport et du bien-être

" La troisième édition du Salon de la santé, du sport et du bien-être se tiendra les 17 et 18 juillet prochains à Pailles au Centre de conférences Swami Vivekananda ", a annoncé hier après-midi le président de la Heart Foundation (Mauritius), le cardiologue Sunil Guness, lors d'un point de presse à Port-Louis. Cet événement qui avait réuni l'année dernière quelque 30 000 visiteurs se veut être l'événement le plus prisé en matière sanitaire, sportif et de bien-être à Maurice.

Le Salon de la santé, du sport et du bien-être est avant tout une initiative de la Heart Foundation (Mauritius), sous l'égide du ministère de la Santé et de la Qualité de la vie, et bénéficie de la collaboration de l'Université de Maurice, du Mauritius Research Council, du ministère du Tourisme et des Loisirs ainsi que du ministère de la Jeunesse et des sports. Organisé par Editiel, le partenaire événementiel sur le plan sanitaire, le salon, dont la première édition s'était tenue à Mer Rouge, ne cesse de s'enrichir tant en matière d'innovations que dans l'instauration de nouveaux concepts. Calquée sur le modèle des salons annuels présentés en France et au Japon, cette troisième édition accueillera plus d'une centaine d'exposants, sur 3 500m2, qui aborderont les différents points sensibles de la santé à Maurice : le diabète, le cholestérol, l'hypertension artérielle, l'obésité, les soins esthétiques, l'activité physique et sportive. Tous ces thèmes seront abordés sous forme de conférence, de stands, d'activités récréatives, " le tout dans une ambiance familiale et conviviale ", assurent les organisateurs. Comme l'année dernière, des tests de dépistage ont également été prévus.

Les institutions des trois champs d'activités concernés seront présentes. Ceux qui n'ont pu obtenir de stand au salon pourront exposer au public leurs ambitions et leurs actions par le biais d'une plateforme qui sera mise en place afin de privilégier l'interaction ONG/grand public. Une animation spéciale sera proposée pour cette nouvelle manifestation, avec des cooking demonstrations effectuées par AMC Ltd. Cette année, grâce au soutien du Macoss, des ONG œuvrant dans les trois thématiques choisies pourront expliquer au public leurs objectifs et effectuer un travail de sensibilisation. " Il faut éduquer le public d'une façon plaisante et simple ", insiste Ram Nookadee, secrétaire du Macoss. Le Salon de la santé, du sport et du bien-être, c'est, de plus, l'accès pour le public à des informations sur les soins médicaux, avec une " réelle interactivité entre les visiteurs et les membres du personnel hospitalier ". Tous les hôpitaux et toutes les cliniques seront représentés lors de cette troisième édition, affirment les organisateurs. Ces derniers soulignent aussi la proposition d'un programme scientifique, qui sera abordé par des experts dans différents domaines, afin de donner au visiteur " une meilleure compréhension des principaux maux dont souffre la société mauricienne ".

" Dans cette optique, Pierre-Henri Ducluzeau, diabétologue français, sera présent pour parler de cette maladie qui touche beaucoup de Mauriciens. Les Dr Sunil Guness, Jugessur et Sookur seront présents pour la cardiologie, alors que Prity Pugo Gunsam, enseignant-chercheur à l'Université de Maurice et nutritionniste, se chargera de l'atelier axé sur l'obésité. Catherine Gaud, chef de service d'immunologie clinique à l'île de la Réunion, abordera le thème du VIH/SIDA ", précise le Dr Guness.

Le Salon de la santé, du sport et du bien-être sera ouvert au public de 9 h 30 à 18 h 30 le samedi 17 juillet. Le dimanche 18 juillet, il débutera à 9 h 30 pour fermer ses portes à 19 h. Des navettes gratuites seront mises à la disposition du public à partir des gares de Rose-Hill et de Port-Louis (Victoria). L'entrée, fixée à Rs 25, sera gratuite pour les enfants âgés de moins de douze ans.


INFORMATIQUE Fracture numérique


Maurice, possible assembleur de PC à bas prix pour l'Afrique

Maurice pourrait être désignée comme centre régional d'assemblage et de distribution d'ordinateurs PC à bas prix pour tout le continent africain. Ils serviront notamment à des fins éducatives aux enfants des pays d'Afrique qui accusent un retard important par rapport aux pays développés en matière de technologie informatique et là où le fossé numérique est considérable. Plusieurs grandes firmes internationales telles Intel et Microsoft pourraient être mises à contribution dans ce projet de partenariat qui vise à promouvoir l'accès à l'informatique.

L'éventualité que Maurice produise ces types d'ordinateurs émane d'une proposition de Cheick Diarra, président de Microsoft Afrique, lors d'une rencontre avec les autorités mauriciennes durant le ICT Best Practices Forum tenu récemment au Burkina Faso. Les avantages pour Maurice, fait-on comprendre au ministère des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), sont multiples, vu son envergure. La concrétisation de ce projet générera de l'emploi. " Si Maurice devient le PC Assembly and Distribution Hub pour toute l'Afrique, cela illustre pleinement son potentiel en matière de technologie informatique ", affirme une source au ministère de tutelle. " D'un point de vue social, Maurice serait partie prenante d'une importante initiative qui vise à contribuer à l'avancement de l'éducation en Afrique ", poursuit-elle.

C'est à une firme privée que devrait être alloué le contrat pour procéder à l'assemblage de ces ordinateurs à bas prix. Ils seront dotés des configurations basiques - tels les outils bureautiques et Internet - et rempliront ainsi la plupart des fonctionnalités utiles d'un ordinateur classique. Le président de Microsoft Afrique a suggéré que plusieurs sociétés informatiques comme Microsoft ou Intel pourraient combiner leur savoir-faire et conjuguer leurs efforts pour produire des ordinateurs à bon marché.

Le ICT Best Practices Forum est une initiative du gouvernement du Burkina Faso organisé en partenariat avec Microsoft avec le soutien de l'Union européenne. Des représentants d'organisations, dont l'Union internationale des télécommunications (UIT), la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Nouveau partenariat économique pour le développement de l'Afrique et des ministres des TIC africains, participaient à cet événement. Cette année, les discussions portaient sur la sécurité informatique. Plusieurs représentants des pays d'Afrique étaient à Ouagadougou pour faire état des meilleures pratiques dans le domaine de la cybersécurité. Maurice a pour sa part présenté sa Computer Emergency Response Team (CERT-MU), une unité servant à prévenir les crimes informatiques. À signaler que seuls quatre pays du continent africain sont dotés d'une telle équipe, parmi lesquels Maurice.

Maurice a par ailleurs plaidé auprès du gouvernement du Burkina Faso pour soutenir sa candidature en vue d'obtenir un siège au conseil de l'UIT pour la région D à la prochaine conférence de plénipotentiaires, qui se tiendra au Mexique en octobre prochain. Il s'agit d'un événement important où les États membres de l'UIT " décident du rôle futur de l'organisation et déterminent par la même sa capacité d'influencer et d'orienter l'évolution des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) dans le monde ".


ÉDUCATION TERTIAIRE


Rajesh Jeetah en mission de prospection en Inde

Rajesh Jeetah, ministre de l'Éducation tertiaire, de la Recherche, de la Science et des Technologies, se trouve depuis samedi en Inde à la tête d'une délégation comprenant des représentants du Board of Investment, dans le cadre d'une mission de prospection en vue des développements futures au niveau de l'éducation tertiaire à Maurice.

Le ministre s'est déjà entretenu avec le ministre indien du Développement des Ressources humaines Kapil Sibal. D'autres rencontres ministérielles sont prévues. La délégation mauricienne a aussi visité le Times Education Boutique 2010 à Delhi durant le week-end.

La démarche ministérielle s'inscrit dans le cadre de l'objectif de Maurice d'assurer qu'il y a au moins un diplômé par famille à Maurice comme indiqué dans le programme gouvernemental. Actuellement, 40 974 étudiants font des études supérieures, dont 10 429 dans des universités étrangères.

D'autre part, le ministère de l'Éducation tertiaire ambitionne de faire de Maurice un knowledge hub pouvant toucher jusqu'à 100 000 étudiants étrangers d'ici 2020. " Cette stratégie tient en compte la question de sécurité, de ressources humaines ainsi que les infrastructures appropriées en termes de laboratoire, de documentation et de transport public ", fait-on ressortir au ministère de tutelle. De plus, le Mauritius College of the Air sera converti en Open University susceptible de toucher non seulement les étudiants à Maurice mais également en Afrique.

Des discussions en vue d'une collaboration étroite avec une université britannique sont en cours. Le ministère de l'Éducation tertiaire n'abandonne pas l'idée de voir les institutions universitaires mauriciennes opérer jusqu'à 22 h 00. " L'extension des heures d'ouverture est indispensable si nous voulons ouvrir les vannes du savoir et permettre à un plus grand nombre de personnes, dont les professionnelles, d'avoir accès aux études supérieures ", fait on comprendre.

Plusieurs configurations sont actuellement à l'étude au niveau gouvernemental. Ainsi des étudiants détenteurs d'un sujet de niveau GCE Advanced pourront avoir accès à l'éducation supérieure après avoir suivi une foundation course. Ceux qui ont commencé à travailler pourront avoir soit un statut de " prior learning " ou de " mature student ", dépendant de leur âge et de leur expérience professionnelle.


UOM Sécurité sur le campus


Les chargés de cours formés aux techniques de First Aid

L'Université de Maurice poursuit son objectif de rendre le campus plus sécurisé et sain pour ses étudiants. Après plusieurs changements au niveau de ses infrastructures, l'institution tertiaire a fait suivre une formation de First Aid à ses chargés de cours. Un premier groupe a déjà été formé et cette démarche devrait s'étendre à tout le personnel de l'UoM. " L'objectif est d'avoir un maximum de personnes de proximité formées pour intervenir dans des cas d'accident ", soutient la direction de l'établissement du Réduit.

Pour la rentrée 2010/11 prévue en août, l'UoM préconise plusieurs mesures en vue de consolider la sécurité sur le campus. Outre des travaux d'infrastructures, la direction de l'institution tertiaire mise sur la compétence de son personnel pour faire du campus de Réduit un lieu sécurisé et sain pour ses étudiants. D'où l'initiative récente de l'UoM de former ses chargés de cours aux techniques de First Aid. Le personnel enseignant et non-enseignant se joindra à cette formation sous peu.

Cette formation gratuite vise à doter le personnel de l'UoM des compétences adéquates pour pouvoir intervenir dans des cas d'accident. " À travers cette démarche, nous voulons également donner l'exemple de Corporate Social Responsibility… Si quelqu'un a un accident sur le campus, il y aura déjà des personnes de proximité formées pour leur venir en aide sur place ", indique la direction.

Par ailleurs, l'UoM prend toutes les dispositions nécessaires en vue d'assurer la sécurité des étudiants pour la tenue des cours jusqu'à 22 h sur le campus dans les meilleures conditions. L'institution s'assure aussi de toutes les facilités nécessaires aux étudiants. À noter que c'est uniquement le Conseil d'administration de l'UoM qui est responsable de la gestion des ressources de l'institution. Ainsi, depuis quelque temps, plusieurs projets ont déjà été réalisés sur le campus de Réduit. Il y a récemment eu l'installation de lampadaires, l'aménagement de ralentisseurs sur un passage clouté et la mise en place des mains courantes. L'accès à un service internet plus rapide et à une bibliothèque bien équipée est également disponible.

L'on annonce aussi l'installation de caméras de surveillance à des points spécifiques " afin de garder un œil sur les mouvements sur le campus ". Les aires de stationnement devraient être réaménagées de façon à pouvoir accueillir davantage de voitures. Ces nouvelles structures devraient aussi aider à aménager plus d'espace en cas d'incendie et d'accidents. D'autre part, l'UoM compte exercer un contrôle sur les voitures utilisant l'espace parking de l'institution.

Il se peut que l'UoM envisage l'introduction d'un système de ticketing. Car plusieurs personnes garent leurs voitures sur le campus universitaire afin de prendre l'autobus pour se rendre sur leur lieu de travail à Port-Louis. Le Conseil d'administration décidera si ces personnes devront payer pour l'utilisation de cet espace de stationnement. Pour ce qui est de l'aménagement d'un poste de police, la direction attend toujours le feu vert des autorités concernées à ce sujet.

À signaler que l'UoM compte augmenter le nombre de ses étudiants à 5 709 pour l'année académique 2010/11 contre 4 800 places offertes l'année précédente. La rentrée est prévue le 10 août prochain.


CUREPIPE Des habitants affirment :


" Cité Saint-Luc est exclue de tout développement "

Les habitants de Cité Saint-Luc, quartier périphérique de Curepipe où vivent quelque 200 familles, mettent à l'index les autorités qui, soutiennent-ils, ont tenu leur quartier à l'écart de tout développement. Ils déplorent les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes et s'élèvent contre les espaces verts à l'abandon et le délabrement d'un centre de loisirs.

Les résidents de Cité Saint-Luc se disent désespérés. Les forces vives du quartier ont d'ailleurs évoqué les problèmes qui y perdurent depuis plusieurs années. " La situation n'a pas évolué ", martèlent des habitants. Certains saluent le travail accompli par des députés de l'endroit, d'autres critiquent le rôle de la mairie qui, selon eux, " inn blié sipa site Saint-Luc existe ". Et d'ajouter : " Il n'y a aucun projet de développement et la monotonie est palpable ".

L'éléphant blanc du quartier

Le Mauricien a rencontré plusieurs habitants de la localité. Ces derniers rappellent que le centre de loisirs de la localité - inauguré le 27 juin 1999 par Jacques Chasteau de Balyon, ministre du Tourisme d'alors - serait " l'éléphant blanc du quartier ". Dans un état de délabrement, le centre est selon toute vraisemblance géré par un groupe de jeunes du quartier " mais aucune information officielle n'a été confirmée à ce jour. Nous ignorons qui est en possession de la clé du centre. Nou ziss trouv li ouvert kumsa ", soulignent nos interlocuteurs.

" Il n'y a aucune structure de soutien ou d'encadrement… Pas d'indoor games, pas de projets de quartier envisagés. Pas d'organisation ", déplorent les jeunes. " Nou ti a contan ena enn ti télévision dan centre sirtou période Coupe du monde… Nou ti pou kapav suiv match avek bann kamarad… Sa ti pou réuni nou tou isi ", se lamentent les jeunes. Certains parmi eux souhaitent prendre en main la destinée de leur quartier. Mais ils sont vite découragés… Les autorités compétentes " na pale fer enn move ". Dans le même souffle, ils s'insurgent contre ce laxisme. " Nou problem na pa zot problem ", fait ressortir un groupe d'hommes porté sur la bouteille.

Manque d'infrastructures sportives

Le boulodrome du quartier est presque à l'abandon : manque d'entretien et d'éclairage, un système de canalisation défectueux. " En temps de grosses averses, le boulodrome est inondé et donc impraticable ", explique Mariola, une habitante qui vit à Cité Saint-Luc depuis plus de vingt ans. Le jardin, qui le longe, est envahi par des herbes folles et parsemé de bouteilles vides… Et des mains courantes qui tombent en décrépitude.

Pire encore : des fils électriques des projecteurs pendent dans tous les sens ou traînent carrément sur le terrain. Ils représentent donc un danger pour les usagers et encore plus pour les enfants. " Si enn dimoun pa trouv sa bann difil la, li maye ladan ek li kapav mor electrokité ", observe un homme d'une quarantaine d'années. Le compteur est endommagé et le disjoncteur débranché. D'où l'absence d'éclairage à l'entrée du quartier, au boulodrome. Ce qui d'une certaine façon invite des jeunes à sombrer dans l'alcool et la drogue.

Les jeunes rêvent d'un terrain de foot. " Isi trois quart habitant kontan football. Samem nou passion. Me nou na pena enn terrain pou nou. Si nou bisin zouer, nou bisin ale dan boi ou enkor al Cité Attlee (un quartier à 800 mètres de Cité Saint-Luc) ". En attendant, les jeunes férus du ballon rond jouent sur un terrain marécageux. " Kan ena soley korek mé kan ena lapli livinn enn la plaine lamer. "

" Les autorités ne font rien pour nous. Ici, les infrastructures sportives font défaut, donc pratiquement pas d'activités sportives ", souligne une mère de famille. Elle n'a pas manqué de fustiger les autorités qui, dit-elle, " ont laissé à l'abandon le centre de loisirs de Cité Saint-Luc ".

Zanfan koltar

La sécurité des enfants est au centre des préoccupations majeures. " Isi dan site, ena boukou zanfan ki pa kone kot zot pou zouer ", indique-t-on. Nombreux jouent dans les rues, précise-t-on. D'où l'aménagement d'un jardin d'enfants à rue Ravenal l'année dernière qui a coûté la bagatelle de Rs 1,2 M. Initié par le ministère de l'Environnement, cet espace vert, qui a bénéficié du soutien du département des Bois et Forêts, était parrainé par le groupe Ciel. Prévue en décembre 2009, son inauguration n'a toujours pas eu lieu. Mais les enfants y ont quand même accès. " Guet sa zardin la ? Avan inogiré, zardin la fini abandoné ", observent certains.

Interrogé au passage, un gamin d'une dizaine d'années nous passe la remarque : " Ou pensé kapav zoue dan sa zardin zenfan-la ? " Du doigt, il nous indique le jardin d'enfants envahi par des herbes folles. Et les plus petits de lancer : " Nou preferer zoue lor sime ". Nombreux sont les jeunes qui rejoignent les propos des tout-petits. Là encore, la sécurité est remise en question, s'indigne une habitante. Elle dénonce les chauffeurs qui roulent à vive allure sur l'artère principale et réclame la pose de ralentisseurs. " Enn de foi telma bann loto roule vite ou mem ou per kan ou guett sa bann zanfan-la pe zoué lor sime. Enn zour kapav ena enn aksidan ", lance le boutiquier du coin.

Certains habitants expriment leur mécontentement quant à l'indisponibilité de transport les dimanches. D'autres haussent le ton à l'encontre des commerçants opérant au-delà des heures réglementaires pour la vente des boissons alcoolisées. Ils souhaitent que les autorités concernées prennent des sanctions qui s'imposent.


ROCHES-NOIRES Projet d'Aérowatt Mauritius de Rs 1,6 milliard


Les villageois s'enthousiasment de l'implantation d'une ferme éolienne

Les habitants de Roches-Noires ont accueilli avec enthousiasme le projet d'implantation d'une centrale éolienne de 18 MW à Plaines-des-Roches au nord-nord-est de l'île, non loin de chez eux. C'était samedi au Village Hall de la localité lors d'une consultation organisée par les promoteurs du projet, Cyril Oudin et Ollivier Gaering (respectivement directeur et chef de projet d'Aérowatt Mauritus), avec les villageois.

" Ce projet de ferme éolienne (voir encadré), qui cadre parfaitement avec le projet Maurice, île Durable (MID) sera, à mon avis, très bénéfique au village ", s'est enthousiasmé Taleb Yarroo, président du Village Council de Roches-Noires. Il était entouré d'une trentaine de villageois, réunis dans le Village Hall, venus écouter les explications des promoteurs du projet. " Avec ce projet, le petit village de Roches-Noires sera partie prenante du projet du gouvernement de diminuer l'énergie fossible et de privilégier les énergies renouvelables ", se félicite pour sa part Pravesh Arjoon, conseiller de district au conseil de district du Nord.

Lors de la session questions-réponses qui a suivi la présentation Power-Point du projet, les villageois ne se sont pas privés pour poser des questions. Nitin Badooa, président de l'Environment Site Support Group, s'est inquiété de la préservation de la faune et de la flore de la forêt voisine de Bras d'Eau. Khilasha Devi Mooteea, membre de la même association, a elle exprimé des craintes pour les caves des environs. " Notre seul souci c'est qu'on ne vient pas détruire la nature ", a lancé Ajay Sookeera, président de la PTA de l'école primaire de Roches-Noires.

L'incidence de ce projet sur le coût de l'électricité, le nombre d'emplois qu'il va générer, les effets des éoliennes sur la radiotélescope de Bras d'Eau, le vol de câbles, le problème de bruits sont autant d'interrogations auxquelles Ollivier Gaering et Cyril Oudin ont apporté des éclaircissements à la satisfaction de tous ceux présents.

" Cette consultation publique avec les habitants directement concernés par le projet est une exigence du Mécanisme de Développement Propre sous le Protocole de Kyoto ", leur a auparavant expliqué Cyril Oudin. " Ce site de Plaine-des-Roches est d'une part le site le plus venté de Maurice, outre qu'il est d'un accès facile et proche du réseau du CEB. Sans compter que ce terrain est plat, à faible contrainte environnementale (sol rocheux et uniquement des eucalyptus comme végétation), et le projet vient valoriser pendant 20 ans un terrain gouvernemental qui autrement serait resté inexploité ", explique pour sa part Olliver Gaering.



Un projet sur 20 ans

La ferme éolienne de Plaine-des-Roches, selon Cyril Oudin et Ollivier Gaering (ses promoteurs), répond à l'engagement du gouvernement de développer, d'ici 2025, 60 MV éoliens pour la production d'électricité. Cette ferme, qui sera opérationnelle d'ici fin 2012, sera implantée sur le site initialement identifié pour l'aménagement d'un deuxième aéroport à Plaine-des-Roches. Elle se compose de 18 éoliennes GEV HP (Générateurs Éoliens Vergnet de Haute Puisse) de 1 000 kw chacune. Ces éoliennes sont anticycloniques. Elles peuvent être démontées et descendues en cas de cyclone.

Aérowatt Mauritius sera le propriétaire de la ferme via sa filiale Éole Plaine-des-Roches. Aérowatt exploitera la ferme pour une durée de 20 ans, vendra l'électricité au CEB et louera le terrain gouvernemental sur lequel est implantée la centrale éolienne. Après 20 ans, ces éoliennes pourront facilement être démontée à la demande du gouvernement et le terrain retourné en état.

Le financement sera assuré par les fonds propres d'Aérowatt, complété par des prêts bancaires. Le coût total du projet s'élève à Rs 1,6 milliard.


PORT-LOUIS Projet du Pont de Paris


Un comité sur les critères pour l'allocation des étals

Le projet mis en chantier par la mairie de Port-Louis sur le Pont de Paris pour abriter 37 marchands de foodstuffs de la rue SSR, sera prêt avant la fin de ce mois. Un comité au niveau de cette collectivité locale se penche sur les critères pour l'allocation des étals.

Une somme de Rs 24 millions a été investie dans ce projet qui aurait dû aboutir en avril dernier. D'après la décision de la mairie de Port-Louis, tous les food sellers opérant à la rue Sir Seewoosagur Ramgoolam le jour et la nuit seront canalisés vers le Pont de Paris. D'une enquête réalisée par l'inspectorat, il a été établi que 35 marchands opèrent durant le jour et le même nombre le soir. D'où l'institution d'un comité par la mairie de Port-Louis pour se pencher sur les critères visant à allouer les étals à la complétion du projet de Pont de Paris.

Le retard dans la livraison des étals a été causé par des inondations après de fortes pluies en début d'année, a expliqué Hervé Aimée, ministre des Administrations régionales, en réponse à une question d'Adil Ameer Meea, député de la circonscription n°3 (Port-Louis maritime/Port-Louis est), lors d'une récente séance parlementaire. Le ministre estime que les étals devraient être prêts pour leur livraison à la mairie de Port-Louis avant la fin de ce mois.

Rappelons que le mois dernier, Rashid Beebeejaun, alors qu'il assurait la suppléance au poste du PM, avait effectué une visite sur les lieux pour voir la progression des travaux en cours par le contracteur J. Annauth Construction Ltd.


ÎLES ÉPARSES Rencontre AMA / Administrations régionales


Les Amis d'Agalega déclinent l'invitation du ministre Aimée

Les Amis d'Agalega déclinent une rencontre avec le ministre des Administrations Régionales, Hervé Aimée, prévue le jeudi 8 juillet. Ce dernier n'ayant pu assister à une rencontre avec AMA à la Cure de Notre Dame de l'Assomption à Roche Bois, dimanche dernier, ceux-ci ont décidé de bouder celle de ce jeudi à Port-Louis. Les revendications d'AMA portent sur trois points : des terrains à bail pour les Agaléens, le recrutement des employés et une rencontre avec le ministre de tutelle. Sollicité au téléphone pour lui permettre d'expliquer son absence à la rencontre de dimanche dernier, le ministre Aimée répond : " Je n'avais reçu leur invitation que vendredi après-midi. Je dois dire que j'avais déjà cinq engagements à mon agenda pour dimanche dernier " (voir hors-texte).

" Nous ignorons les contraintes qui ont poussé le ministre Aimée à ne pas assister à notre rencontre de ce dimanche (ndlr : le 4 juillet 2010). En revanche, nous ne sommes pas d'accord avec le fait que seuls six représentants d'AMA soient invités à la réunion prévue chez M. Aimée ce 8 juillet ", affirme le président de l'AMA, Laval Soopramanien. " Aussi longtemps que le ministre Aimée n'accède pas à notre demande pour une rencontre ici, à Roche Bois, nous n'accepterons pas de le rencontrer ", ajoute-t-il. Il tient à préciser qu'une telle décision ne vient pas de lui, mais de la majorité de la communauté des Agaléens à Maurice.

S'agissant de la collaboration d'AMA avec l'église catholique, Laval Soopramanien annonce que le Diocèse serait disposé à mettre à la disposition de celle-ci un bureau doté de facilités nécessaires (secrétaire, ordinateur, etc.) à Port-Louis.

Évoquant les revendications des Agaléens, le président de l'AMA souligne qu'elles auraient été soumises au ministre de tutelle depuis une semaine. Les revendications d'AMA portent sur trois points : des terrains à bail pour les Agaléens, le recrutement des employés et une rencontre avec le ministre des Administrations régionales. Insistant sur le fait qu'aucun individu vivant dans la République de Maurice " n'est un citoyen de deuxième ou troisième classe ", l'AMA soutient que les Letters of Intent pour les baux, émis en avril 2008 n'ont pas encore été suivies. " Les terres allouées n'ont pas encore été arpentées et aucun titre de propriété n'a été remis. Les Agaléens vivant à Maurice n'ont pas eu d'allocation de terres dans leur pays. Ceux qui ont reçu des Letters of Intent paient déjà Rs 1 000 par parcelle de terrain ", écrit l'AMA dans son document.

Outre l'aménagement d'un point d'ancrage et d'une jetée alternative au sud de l'archipel, pouvant servir en cas de mauvais temps, l'AMA réclame la mise en place d'un hangar et d'autres aménités en conséquence (barges, grues capables de débarquer des véhicules et des matériaux lourds pour des constructions diverses). L'AMA insiste pour l'agrandissement et l'entretien systématique de la piste pouvant accueillir des avions de secours dans n'importe quelles circonstances (par exemple, l'évacuation de la population en cas de tsunami ou d'autre calamité).

Les autres revendications de l'AMA portent sur la santé, l'éducation, la formation et le sport et les loisirs.



Hervé Aimée : " Je n'ai reçu leur invitation que vendredi dernier "

" Je n'ai reçu l'invitation d'AMA que vendredi dernier. Je dois dire que j'avais déjà pris cinq engagements pour dimanche. Je n'ai pas uniquement Agalega comme dossier sur les bras ", rétorque le ministre des Administrations Régionales, Hervé Aimée au Mauricien, ce matin. Expliquant qu'il n'y avait aucune mention du but de la rencontre de dimanche, M. Aimée déclare avoir demandé à sa secrétaire de fixer une réunion avec AMA le 8 courant. " Il faut dire que l'AMA a consenti à répondre présent à la réunion de jeudi prochain […] Ceux qui sont en colère ne prennent pas de décision ", confie le ministre. Rappelant que durant cinq années, il avait cumulé les fonctions au sein de la Outer Islands and Development Corporation (OIDC), assurant également la gestion d'Agalega, Hervé Aimée précise que, quand il a accédé au poste de ministre des AR, il a nommé Gino Alfred (également secrétaire d'AMA), un originaire d'Agalega, à la présidence de l'OIDC , et également Laval Soopramanien comme membre du board de l'OIDC. " C'est un Agaléen qui décide ! ", clame-t-il.

De plus, le ministre Aimée soutient que dès son affectation en tant que ministre, il s'est penché sur le problème d'obésité auquel est confronté le peuple agaléen. " Bon nombre d'entre eux souffrent de malnutrition, étant privés de légumes frais. J'ai entamé des démarches avec mon collègue Satish Faugoo à l'Agro-Industrie pour injecter une somme de Rs 600 000 pour la mise en place d'un potager d'une superficie de 5 arpents à Agalega ", soutient M. Aimée. De ce fait, il précise que l'objectif fixé est de produire 30 tonnes de légumes par an. Il déclare également que des cours sont dispensés à un groupe d'Agaléens par une équipe de l'AREU, et ajoute que deux serres seront mises en place à Agalega, en vertu du Food Security Act. " Des semences,et du matériel y ont été acheminés, depuis une semaine ", dit-il.


MEDICAL COUNCIL Enregistrement des spécialistes


Rama Valayden avait demandé de rouvrir le dossier Ramtohul

La récente décision, controversée, du Medical Council (MC) de rouvrir le dossier du Dr S. Ramtohul concernant sa demande d'enregistrement comme spécialiste - alors que celle-ci a été rejetée à trois reprises pour non respect des critères - fait suite à une requête de l'ex-Attorney General. Mais le board du MC, très divisé sur la question discutée longuement mercredi (voir Le Mauricien du vendredi 2 juillet), n'a jamais été informé de cette demande en écrit de Rama Valayden. Au sein de la profession médicale, l'on suit cette affaire de très près.

Depuis quelques jours, un groupe de médecins évoque une démarche d'une personnalité politique auprès du MC demandant le réexamen du dossier de Mme S. Ramtohul. Le MC nie toute intervention politique dans la réouverture de ce dossier et encore moins l'existence d'une demande en écrit de ce politicien dans cette direction. " Nous n'avons reçu aucune lettre ", affirment les responsables de cette institution. Mais l'ancien Attorney General Rama Valayden, dont le nom a été cité, a confirmé au Mauricien ce matin avoir adressé une lettre en début d'année à l'Ordre des Médecins au sujet de cette affaire.

" Quand j'assumais les fonctions d'Attorney General, j'ai reçu plusieurs lettres du médecin concerné affirmant qu'elle est victime d'une injustice de la part du MC et dans lesquelles elle donne beaucoup de détails. Elle estime que la décision du MC lui cause beaucoup de préjudice alors que d'autres médecins, écrit-elle, qui n'auraient pas fait trois ans d'études comme elle, ont obtenu leur registration comme spécialiste. C'est sur la base des faits qu'elle a énoncés dans ses lettres que j'ai écrit au MC en tant qu'Attorney General pour demander la réouverture de son dossier ", explique Rama Valayden. " C'est une lettre en trois lignes que j'ai envoyée en janvier dernier. J'ai demandé tout simplement de considérer la réouverture du dossier mais c'est au MC de décider de l'enregistrement ou non de Mme S. Ramtohul comme spécialiste ", souligne l'ex-Attorney General.

Mais le board du MC n'a jamais été mis au courant de cette demande officielle de Rama Valayden. Et pourtant le cas de Mme Ramtohul a figuré à l'agenda de la réunion mensuelle qui s'est tenue mercredi et cet item a donné lieu à des discussions très vives ce jour-là. Les responsables du MC évoquent une mise en demeure servie par le médecin concerné en octobre 2009 pour expliquer la démarche de rouvrir le dossier. " Nous ne sommes pas au courant de la requête de M. Valayden ", répondent plusieurs membres. " Si tel est le cas, nous ne resterons pas tranquilles ", préviennent quelques-uns d'entre eux.

Par ailleurs, l'Association des médecins du privé n'est pas indifférente à ce cas controversé de demande d'enregistrement comme spécialiste. " Il s'agit de la vie des gens et le MC ne doit faire aucune concession sur les critères établis dans la loi pour l'octroi du permis à exercer comme médecin. La politique ne doit pas se mêler des affaires du Medical Council ", prévient le Dr Iffhaq Jowahir, président de la Private Medical Practioners' Association (PMPA). Selon ce dernier, il y a eu par le passé des cas qui ont fait beaucoup de bruit et où des politiciens ont fait pression pour faire enregistrer, que ce soit comme généralistes ou spécialistes, des personnes " qui ne détiendraient pas les compétences requises ".

La PMPA souhaite que le MC renforce la vigilance dans l'octroi des permis comme spécialistes. Cette association suggère ainsi à cette institution de contrôle de considérer la possibilité à l'avenir d'évaluer les compétences des demandeurs pour l'enregistrement comme c'est le cas pour les généralistes. " Lorsque le généraliste se trouve devant un problème sérieux nécessitant l'avis d'un spécialiste il doit être sûr qu'il réfère son patient à une personne détenant les compétences dans le domaine concerné. Le Medical Council a un rôle capital et ne doit pas se laisser influencer par des personnes externes ", souligne le Dr Jowahir.

Depuis ces trois dernières années, il y a un engouement pour les études de spécialisation par les nouveaux médecins à peine rentrés au pays et qui sont employés dans la fonction publique. " Tous veulent devenir spécialistes. Dans trois ans, nous aurons beaucoup plus de spécialistes que de généralistes dans les hôpitaux ", fait remarquer un généraliste.


SÉCURITÉ ROUTIÈRE Accidents


Les personnes âgées plus exposées aux risques

Les personnes âgées sont de plus en plus à risques des accidents de la route. Constation faite par les autorités qui veulent mettre en place une série de mesures, dont l'action de sensibilisation à la sécurité routière destinée aux senior citizens. Après 60 ans, les individus deviennent plus vulnérables face à la conduite et doivent faire face aux déficiences liées à l'âge. À ce jour, 17 personnes âgées de plus de 60 ans ont péri dans des accidents de la circulation. Le constable Perry Madelon de la Road Safety Unit qualifie ce chiffre d'" alarmant ".

Le ministère de la Sécurité sociale a distribué hier des brassards et des gilets autoréfléchissants aux personnes âgées, membres de clubs de troisième âge. C'était lors du lancement d'une campagne nationale sur la sécurité routière pour les personnes âgées.

Selon les statistiques, 26 personnes du 3e âge ont trouvé la mort en 2007, 27 en 2008 et 23 en 2009.

" Nous ne sommes qu'à la moitié de l'année et déjà 17 personnes ont trouvé la mort, ce qui est très inquiétant ", a déclaré Perry Madelon qui sensibilisait hier les senior citizens aux consignes de sécurité routière au centre de récréation de Pointe-aux-Sables pour personnes âgées. " Avec l'âge, les capacités motrices diminuent ", a-t-il expliqué. Il s'agit pour les piétons de rester visibles, d'éviter les trajets difficiles et les routes non familières et d'éviter de sortir aux heures de pointe. Le constable a déconseillé aux conducteurs de rouler la nuit, de sortir aux heures de pointe et d'éviter les longs trajets ou d'emprunter des voies publiques où il ne sont pas habitués à circuler.

Le vieillisement entraîne la diminution de la vision " Notre champ visuel latéral est réduit avec l'âge. Il devient difficile de juger les distances. On voit mal au loin. Quand il fait nuit, nos yeux s'adaptent mal à l'éblouissement ", a expliqué Perry Madelon. Ce dernier a conseillé aux piétons de faire un examen régulier des yeux et d'éviter les sorties la nuit et en cas de mauvais temps. Il les a conseillé de se faire accompagner par une personne responsable et surtout pas par un enfant. Les capacités auditives aussi sont affectées. " On distingue mal la provenance des sons. On n'entend pas les avertissements sonores et le vrombissement des moteurs ", a souligné Perry Madelon. Pour le piéton, le risque de se faire renverser est plus grand et pour le conducteur, la conduite est rendue difficule sans les informations auditives. Le constable a exhorté dans les deux cas de se munir d'un appareil auditif. L'officier de la Road Safety Unit a également mit en garde les personnes présentes hier à Pointe-aux-Sables contre la fatigue et le stress, provoqués souvent par un manque de sommeil et les soucis et qui ont pour effet d'affaiblir la vigilance et d'accentuer le risque de somnolence. Il a déconseillé fortement aux conducteurs de prendre la route entre 13 h à 15 h, surtout après le repas et la nuit entre 2 h et 5 h du matin. " Il faut éviter de trop manger avant de prendre la route et s'assurer après de son médecin des risques de somnolence des médicaments prescrits ", a expliqué Perry Madelon.

Selon Ben Buntipilly, special adviser au Premier Ministre en matière de sécurité routière, il existe un réel problème de visibilité des personnes âgées. Raison pour laquelle le ministère de tutelle a procédé à la distribution de brassards de sécurité et de gilets autoréfléchissants aux personnes âgées, à qui leur a été conseillé de les porter durant leurs sorties le soir. Les intervenants à cette cérémonie d'hier ont sensibilisé les personnes présentes aux consignes de sécurité routière, comme le fait de marcher du côté droit de la route, face à la circulation et de porter le brassard de sécurité sur le main gauche.


MOUVEMENT ANTI-DROGUE (MAD) Aux Casernes centrales hier


Polémique autour du film "Paradi an dey"

Nouveau coup de pub inattendu pour le court métrage Paradi an dey hier. Réalisé par Jameel Peerally et Cédric Palan, ce film a été tourné dans le cadre de la Journée internationale contre la drogue observée le 26 juin.

Cette production cinématographique devait être projetée le samedi 26 juin sur la Place La Cathédrale, à Port-Louis, en marge d'une manifestation populaire organisée par le Mouvement Anti-Drogue (MAD). Mais les membres de l'organisation n'ont pas reçu l'aval des autorités. La police a interdit la diffusion publique du court métrage du fait qu'il n'a pas été vu par la censure. Dans un élan de solidarité, le vicaire général du diocèse de Port-Louis Jean Maurice Labour a ouvert les portes de la cure de La Cathédrale ce samedi soir et le film a été projeté en petit comité.

Accompagnés de leur homme de loi, Me Jean-Claude Bibi, les membres du MAD se sont rendus hier après-midi, aux alentours de 17 h, aux Casernes centrales pour remettre une copie du film aux enquêteurs. Ils ont aussi fait une déposition dans laquelle ils précisent qu'ils ont soumis une copie de Paradi an dey le lundi matin du 5 juillet comme leur avaient demandé les autorités policières.

Le travailleur social Ally Lazer du Centre Idrice Goomany a indiqué qu'il avait reçu des coups de fil des services de la police depuis le matin du 5 juillet. Il devait " soumettre une copie du film à la police dans le cadre d'une enquête en cours ".

D'une durée de 32 minutes environ, le document réalisé par Jameel Peerally et Cédric Palan fait état de témoignages d'hommes et de femmes affectés par la consommation des produits tels le Brown Sugar et le Subutex.

Le MAD est composé des travailleurs sociaux dont Imran Dhannoo et Ally Lazer du Centre Idrice Goomany (CIG), Danny Philippe du Centre de Solidarité (CDS) et Cadress Rungen du Groupe A de Cassis et de Lakaz A.@ . Une question parlemetaire est à l'ordre du jour aujourd'hui, par le député de l'opposition Adil A Meeah. Ce dernier était présent à la projection du film de même que Danielle Turner le 26 juin.


Paradi an dey


Ramgoolam : " Le film n'avait pas eu le visa du comité de censure "

" La projection du film intitulé Paradi an dey a été interdite par la police parce que le visa du comité de censure n'avait pas été obtenu. " C'est ce qu'a affirmé ce matin au parlement le Premier ministre Navin Ramgoolam en réponse à une interpellation de Ameer Meeah.

Le député mauve a voulu savoir pourquoi cette projection a été interdite à l'occasion de la célébration du 23e World Anti-drug abuse day par le Mouvement Anti-drogue sur la place de La Cathédrale le samedi 26 juin.

Le Premier ministre a fait l'historique des démarches effectuées par le Mouvement Anti-drogue auprès de la police. Il a affirmé que la police avait autorisé le MAD d'aller de l'avant avec son rassemblement. La diffusion du film a été interdite en attendant l'obtention du visa. Cependant, les organisateurs sont allés de l'avant avec la projection du film dans la cour de la cure de La Cathédrale.

À la question de Ameer Meeah de savoir si des personnes avaient été interpellées, le Premier ministre a répondu positivement en précisant qu'elles n'avaient pas obtempéré à la requête de la police.

Le film Paradi an dey dénonce les méfaits de la drogue à Maurice.


ÉCOLES PRIMAIRES Leçons particulières


La GTU d'accord avec la nouvelle décision de Vasant Bunwaree

C'est la grande satisfaction affichée au sein de la Government Teachers Union (GTU) avec la nouvelle prise de position de Vasant Bunwaree sur la question des leçons particulières, sujet qui a fait couler beaucoup d'encre, particulièrement au cours de ces deux dernières années. Selon le président de la GTU, les enseignants du primaire sont satisfaits car tout semble indiquer que le principe de leçons particulières n'est plus contesté. " C'est désormais un principe acquis et on ne parle plus que de réglementations de cette pratique ", s'est réjoui M. Seegum lors d'un entretien avec Le Mauricien, ce matin.

M. Seegum a tenu à rappeler la longue lutte menée par la GTU, durant ces deux dernières années, contre la politique ferme du ministre de l'Éducation, Vasant Bunwaree, pour abolir les leçons particulières. " On a été jusqu'à tenir une grande manifestation pacifique dans les rues de Quatre-Bornes en décembre 2009, avec la participation de plusieurs centaines d'enseignants, pour exprimer notre désaccord par rapport aux intentions du ministre. " Pour soutenir la contestation, la GTU devait faire allusion à une lettre circulaire en date du 20 janvier 2003 émanant du Secrétaire Permanent au ministère de l'Éducation et adressée aux responsables des écoles primaires. Dans cette lettre, sont décrits toute une liste de directives à être observées par les enseignants qui veulent donner des leçons particulières.

Selon le syndicat, tout cela démontre qu'en vertu de ces " existing regulations for Private Tuition " les leçons particulières ont été acceptées par les autorités concernées et que, par conséquent, elles sont devenues un acquis, un principe qui doit être respecté dans tout pays qui se dit démocratique. Par ailleurs, fait ressortir le président de la GTU, une copie d'un document légal avait été envoyée au ministre, dans lequel il a été clairement spécifié que tout amendement légal serait contre la Constitution " and would be liable to be quashed in Court. " Mais en dépit de tout cela et de la manifestation de décembre 2009, le ministre devait maintenir sa position contre les leçons particulières.

Et c'est ainsi qu'au cours des premiers mois de 2010, poursuit M. Seegum, le ministre devait annoncer qu'il allait présenter un projet de loi à l'Assemblée nationale pour l'abolition des leçons particulières dans les écoles primaires. Ledit projet de loi devait être présenté le 23 mars dernier. Mais, entretemps, il y a eu la dissolution de l'Assemblée nationale et les élections générales du 5 mai dernier. Avec la formation du nouveau gouvernement, M. Bunwaree a été maintenu à ses fonctions de ministre de l'Éducation. C'est ainsi que trois semaines après, le 24 mai, le ministre encadré de ses collaborateurs a accepté de rencontrer une délégation de 15 dirigeants de la GTU.

Au cours de cette réunion, M. Bunwaree devait toujours maintenir sa décision d'en finir avec les leçons particulières, se souvient M. Seegum. Aussi, environ deux semaines plus tard, c'est avec un grand soulagement que les dirigeants et membres de la GTU devaient apprendre que le ministre ne comptait plus maintenir sa menace sur les leçons particulières. Le président de la GTU dit bien accueillir cette nouvelle attitude. Et par rapport aux nouvelles réglementations que souhaite apporter le ministre à la pratique des leçons particulières, la GTU se dit prête à apporter sa collaboration. " Regulations already exist … and as far as new regulations which the minister is proposing, a joint committee GTU / Ministry to work out same is a must ",

devait lancer M. Seegum.