EXAMENS DE HSC Des pratiques malhonnêtes dénoncées


Computing : des Courseworks sous-traités et tarifés


BEAU-BASSIN Hier après-midi


Le benjamin tue son frère à coups de casque et de coco


DROGUE Coopération ADSU/douane


Saisie d'un colis d'héroïne (Rs 5 M) à l'aéroport lundi


MISE EN DEMEURE


La directrice aux Finances accuse Ali Mansoor de harcèlement


BHOJRAJ LUCHMUN Samedi


Honneurs militaires pour un ultime adieu


EXAMENS DE HSC Des pratiques malhonnêtes dénoncées


Computing : des Courseworks sous-traités et tarifés

Il y a près d'un millier de collégiens qui prennent part aux examens de Computing au niveau du HSC chaque année

Une cinquantaine de candidats aux derniers examens de Higher School Cetificate (HSC) n'ont pas obtenu de résultats en Computing et la note "Pending" figure sur le result slip. Il ne s'agit nullement d'une erreur Cambridge International Examinations (CIE), car l'examinateur anglais opte pour cette annotation quand il soupçonne un cas de "Malpractice/dishonnesty" dans le Coursework (project work - travaux pratiques) ou quand ce travail spécifique n'a pas été authentifié par le collège du candidat comme le stipulent les règlements. Au-delà de la cinquantaine de cas présents, Le Mauricien lève le voile sur des pratiques malhonnêtes - qui auraient cours depuis plusieurs années - dans la production des courseworks et où certains candidats n'hésitent pas à sous-traiter leurs travaux pratiques à des professionnels et semi-professionnels, contre paiement.

Malgré les consignes et les paramètres fixés (voir plus loin), Cambridge est en présence d'un nombre grandissant de cas en Computing présentant des similitudes entre deux ou plusieurs projets, quand ce ne sont pas carrément des travaux identiques. " Il y a des cas "pending" chaque année à cause de ces similitudes mais pour l'an dernier il y en a eu beaucoup plus que d'habitude. D'où notre inquiétude ", confie Lucien Finette, le directeur du Mauritius Examinations Syndicate (MES). " Cambridge a des doutes lorsque le rapport du vérificateur du MES fait état d'un non-respect des procédures visant à s'assurer que le travail a été fait à l'école sous la supervision des enseignants et il attribue une note "Pending" pendant qu'il effectue son enquête " explique M. Finette.

Force est de constater que ces cas de similitudes relevés par Cambridge n'étonnent guère aujourd'hui dans le milieu des enseignants. " C'est connu que des candidats de SC et de HSC font appel à des personnes externes à l'école pour faire le travail à leur place, contre paiement. Mais cette pratique existe aussi pour les travaux d'Arts & Design ", dit un enseignant de carrière. Mais qui sont ces contractuels ? " Ce sont des personnes qui ont une bonne maîtrise de l'informatique. Parmi il y a des enseignants, des chargés de cours, d'anciens étudiants qui ont eu d'excellentes notes dans cette matière, mais aussi des professionnels ", dit notre interlocuteur. Les "services" de ces "helpers" sont tarifés selon la complexité du travail. " Pas moins de Rs 5 000 ; cela peut aller jusqu'à Rs 15 000. Un contractuel qui ne se contente que d'un coursework par an demandera un prix élevé. Mais celui qui produit plusieurs projets réclamera Rs 5 000 à Rs 6 000 à chaque candidat " affirme cet enseignant. Des enseignants de Computing relatent ce cas référé à la police, il y a trois ans, et impliquant un enseignant qui avait réclamé Rs 4 000 pour chaque "commande" reçue.

Le plus grave, indique-t-on, c'est que ces travaux réalisés à l'école se font, dans la majorité des cas, avec la bénédiction des parents. Une enseignante d'un collège confessionnel raconte qu'à la veille de la soumission des projets en 2007 une de ses élèves lui présente un travail dont elle n'a jamais pris connaissance car n'ayant pas été réalisé sous sa supervision. " J'ai été choquée. D'abord, cette candidate avait fait fi consciemment des règlements. Ensuite, ce travail ne reflétait pas le niveau de cette élève. J'ai refusé de certifier le coursework de cette candidate. Or, ses parents ont fait pression. Son père a été jusqu'à me menacer au téléphone. La direction de l'école a tenu tête et m'a soutenue de même que tous mes collègues. Cambridge avait pris en compte mes observations et a octroyé un "No Result" à cette candidate ", témoigne cette enseignante.

Les langues se délient aujourd'hui pour dénoncer l'intervention de ces " helpers rémunérés ". " Forcement il y a aura des similitudes si c'est une seule personne qui prend en main plusieurs courseworks. C'est un scandale qui dure depuis des années ! ", un affirme un enseignant qui a beaucoup participé à la correction des courseworks au niveau de SC (à noter que les projets de SC pour diverses matières sont corrigés localement).

Plagiats

L'on dénonce aussi les nombreux cas de plagiat. " Ils copient soit à partir de l'internet ou à partir des travaux qui ont été présentés par d'anciens candidats de HSC. On camoufle au blanco le nom de l'auteur du travail original ", raconte un interlocuteur. Qu'est-ce qui pousse des candidats à contourner les règlements ? " La préparation d'un coursework est très lourde et très exigeante en termes de temps. Pour les 10% de travaux qui sont faits à la maison, il n'y a pas de week-end, ni de vacances scolaires et il faut savoir gérer son temps. Mais des candidats préfèrent la facilité. Il ne faut pas occulter la pression des parents qui s'attendent à résultats brillants et confient alors le travail à d'autres. Ce n'est ni plus ni moins que de la malhonnêteté. Je suis bouleversée, révoltée et aussi attristée ", témoigne une jeune enseignante.

Le MES est-il au courant du commerce des courseworks ? " Non ", réplique M. Finette, son directeur. " En revanche nous examinons le problème de Malpractice chaque année et nous renforçons à chaque fois le mécanisme de vérification. Nous avons ainsi augmenté le nombre de vérificateurs affectés au contrôle d'authenticité du travail tout en renforcant notre campagne de sensibilisation auprès de ceux directement concernés par les courseworks ", indique M. Finette.

Ce dernier soutient que Cambridge est en présence des rapports des vérificateurs qui refusent d'authentifier un travail dont ils ne sont pas sûrs qu'il a été fait à l'école. " Nous envoyons aussi à Cambridge tous les documents qu'ils exigent au cours de leur enquête ". Quelles ont été les conclusions de Cambridge après enquête des cas " Pending" ces dernières années ? " Même après enquête, Cambridge dans la grande majorité des cas, conclue à un "Ungraded" results, qui équivaut à un "No result' ", révèle le directeur du MES.

Plus d'un enseignant affirme que les nombreux cas de similitudes et ceux de non-authentification de travaux résultant à des " pending cases " sur les results slips ne se seraient pas produits s'il y avait plus de contrôle de la part des vérificateurs du MES au cours de ces deux années de préparation.



Les règlements de Cambridge

Pour certaines matières (syllabus) aux examens de SC et de HSC telles Computing, Art & Design, Fashion and Fabrics, Design & Technology, Agriculture, le candidat doit obligatoirement présenter des courseworks (autrefois connu comme "projet"). Si Cambridge laisse la liberté au candidat d'en choisir le thème, en revanche, la production de son travail doit correspondre à l'enseignement figurant dans le syllabus et aux règlements stipulés par CIE.

Dans le cas de Computing pour le HSC, les examens comprennent quatre épreuves (papers), dont les papers 2 et 4 sont des Courseworks. Le candidat commence ces travaux pratiques dès le début de la Lower VI et la préparation s'échelonne sur les deux années de HSC.

D'après les consignes de Cambridge (voir règlements plus loin) la réalisation de ces travaux se déroule à l'école et sous la supervision de l'enseignant. " 90% du travail doit être fait à l'école et 10% à la maison. Il y a neuf classes de Computing par semaine, dont quatre réservées aux travaux pratiques. Je dois voir le travail de chaque élève au moins deux fois par semaine pour le monitoring. L'élève ne doit avoir aucune aide en dehors de l'école et Cambridge est très clair là-dessus ", fait ressortir une enseignante d'un collège privé des Plaines-Wilhems. En effet, le manuel dit ceci : " Teachers must : (i) exercise continuing supervision of work to prevent plagiarism and to monitor progress ; (2) distinguish between deliberate copying and an innocent over-reliance on books or other published materials ; (iii) ensure that candidates state their sources ; (iv) ensure that the work is completed in accordance with the syllabus requirements and that it can be assessed in accordance with the specified criteria. "

Le MES commence la collecte des courseworks dès le début du troisième trimestre en Upper VI et les envoie ensuite à Cambridge pour évaluation. Tout projet soumis au MES doit être certifié par l'enseignant concerné, de même que par le chef d'établissement. De plus, trois semaines avant la soumission des projets, un vérificateur externe est envoyé dans les collèges par le MES. " Cette Ressource Person est sur place non pas pour évaluer la qualité du travail produit par les candidats mais pour vérifier l'authenticité de chaque coursework. Il vérifie que le travail est fait à l'école sous la supervision de l'enseignant. S'il a des doutes, il interroge à la fois le prof et le candidat ", explique-t-on au MES. Ce vérificateur, est-il souligné, passe à intervalles réguliers dans les collèges dès le début de la Lower VI pour constater la progression du travail. " Le vérificateur note également dans ses rapports les courseworks qu'il n'a pas vus lors de ses différentes visites ".

Ce que récusent cependant des enseignants de cette matière. S'ils confirment la présence de ce vérificateur externe au mois de septembre, soit juste avant la soumission des projets, ils affirment ne le voir à l'école qu'une seule fois durant ces deux années de préparation. " C'est faux de dire que le vérificateur passe à différentes étapes. On ne le voit qu'une seule fois durant ces deux années, soit juste avant que l'école n'envoie les travaux pour évaluation ", témoigne une enseignante.


BEAU-BASSIN Hier après-midi


Le benjamin tue son frère à coups de casque et de coco

Bharatsingh Seetta (41 ans)

au tribunal de Rose-Hill ce matin

En ce début de semaine, la police se retrouve avec deux cas de dispute familiale, dont l'agression mortelle à la tête d'un homme par son jeune frère, et un cas avec un marin indonésien poignardé par l'ingénieur de bord sur l'unité de pêche Kuo Hou I, croisant à quelque 360 milles nautiques au Nord-Est de Maurice. Dans les trois cas, les suspects ont été appréhendés et devaient comparaître devant les tribunaux en cours de matinée pour leur inculpation provisoire avant d'être reconduits en cellule policière pour la suite de l'enquête.

Véritable drame familial chez les Seetta, habitant la rue Bruette à Beau-Bassin, hier après-midi. L'aîné de la famille, Rajendrasing Seetta, 48 ans, Security Officer, a été agressé mortellement à coups de casque de motocyclette et de noix de coco sèche, prévue pour la prière de Maha Shivaratree. Le benjamin, Bharatsingh Seetta, 41 ans, maçon de son état, est en détention provisoire pour le fratricide. Six autres membres de la famille sont interrogés depuis hier après-midi par des membres de la CID de Beau-Bassin en vue d'établir les circonstances de ce drame.

Selon des sources policières, cette dispute familiale s'est envenimée compte tenu du fait que les principaux protagonistes étaient sous l'influence de l'alcool. Le principal suspect, Bharatsingh Seetta, qui coopère avec la police dans cette affaire, serait passé aux aveux. Vivant séparé de son épouse, le meurtrier présumé n'aurait pas apprécié l'attention que portait sa belle-sœur à son fils. Dans un premier temps, il l'aurait prise à partie, avec des reproches verbaux. Selon des témoignages, il aurait même agressé physiquement cette dernière.

Les choses ne devaient pas en rester là. Le frère aîné, Rajendrasing Seetta, est intervenu en cherchant des explications auprès du principal concerné. La dispute devait s'envenimer, la victime étant agressée initialement avec un casque de motocycliste. Blessé à la tête, le Security Officer a saigné abondamment, laissant des traces de sang dans le corridor.

Une demi-heure après, l'agresseur présumé serait revenu à la charge en agressant la victime à coups de noix de coco à la tête. Quand les premiers policiers sont arrivés sur les lieux, Rajendrasing Seetta était inconscient dans une mare de sang. Il a été transporté d'urgence au Princess Margaret Orthopaedic Centre.

L'autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer, le Dr Satish Boolell, a attribué le décès à une fracture du crâne avec des lacérations au cerveau. Les armes du crime ont été saisies par la police.

Bharatsingh Seetta, qui a comparu devant le tribunal de Rose-Hill, a été reconduit en cellule policière à la mi-journée.

De son côté, la police de Montagne-Blanche a procédé, hier après-midi, à l'arrestation de Somnath Ramsurrun, 43 ans, pour agression physique caractérisée contre son épouse, Soobadrah Ramsurrun, 33 ans. Cette dernière, qui a été admise à l'hôpital de Flacq en raison de ses graves blessures, affirme qu'elle a été agressée par son conjoint suite à une dispute.

Les faits se seraient déroulés vers 16 h 30, alors que la victime se trouvait à son domicile. Une dispute a éclaté au sein du couple, l'homme agressant son épouse à coups de chaise en métal. Par la suite, il devait saisir un couteau de cuisine pour lui asséner plusieurs coups au ventre.

L'état de santé de Soobadrah Ramsurrun est jugé grave alors que l'agresseur présumé a été appréhendé pour le délit provisoire de Serious Assault.

Les limiers de la CID du Port tentent d'établir les circonstances dans lesquelles un marin indonésien, Mary Oto, 36 ans, a été poignardé. Le meurtrier présumé, l'ingénieur de bord, Alfrites Pratasik, 36 ans, a été placé en détention policière à l'hôpital Jeetoo où il a été admis pour des blessures à l'avant-bras droit reçues lors de cette agression.

Le Kuo Hou I, unité de pêche étrangère, dont le représentant à Maurice est la Mercore Shipping, est arrivé à Port-Louis dans la matinée de samedi. Les autorités portuaires ont été averties de la présence à bord du cadavre de Mary Oto, tué à coups de poignard lors d'une violente bagarre. L'autopsie pratiquée par le Principal Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, devait conclure à une " death due to stabbed wound ".

En attendant l'interrogatoire du principal suspect avec la collaboration d'un interprète, les éléments de l'enquête confirment que des violents incident

s se sont déroulés à bord du bateau depuis mercredi dernier. Le Kuo Hou I se trouvait à quelque 360 milles nautiques au nord-est de Maurice. Devant ce drame en mer, le capitaine du bateau n'a eu d'autre choix que de mettre le cap sur Port-Louis.



BOM En attendant la décision du PM - " Business as usual "pour Manou Bheenick

Le gouverneur de la Banque de Maurice, Manou Bheenick, dont le contrat de trois ans est arrivé à son terme hier, vaquait normalement à ses activités, ce matin, à son bureau à la BoM Tower. " It's business as usual ", faisaient remarquer ses proches.

Manou Bheenick a été nommé à ses fonctions de gouverneur général de la BoM en février 2007 par le Premier ministre, Navin Ramgoolam. A 11h30 ce matin, le chef du gouvernement n'avait pas encore communiqué sa décision au gouverneur de la Banque, fait on ressortir. Dans les milieux la Banque centrale on souligne que le bon sens veut que Manou Bheenick continue ses activités bancaires, en attendant des instructions formelles du bureau du Premier ministre. C'est ainsi qu'il a présidé plusieurs réunions avec les officiels de le Banque ce matin.

La semaine dernière il a présidé à une réunion de Regional of Payment and settlement System du Comesa en présence des opérateurs du secteur privé et du gouvernement.

Le mois dernier, il avait dans une lettre adressée aux opérateurs économiques, fait le point sur son bilan depuis son arrivée à la tête de la Banque en 2007.


DROGUE Coopération ADSU/douane


Saisie d'un colis d'héroïne (Rs 5 M) à l'aéroport lundi

Les chaussures où étaient dissimulés les 500 grammes d'héroïne saisis à l'aéroport, lundi dernier

Depuis lundi dernier, les limiers de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) étaient sur le qui-vive suite à la saisie de 500 grammes d'héroïne sur un ressortissant allemand, Herbert Motzkau, âgé de 45 ans. Cette saisie d'héroïne, d'une valeur marchande de Rs 5 M, fait suite à une opération conjointe montée, lundi dernier, par des membres de la Customs Drugs Unit et de l'ADSU basés au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport à l'arrivée du vol MK 535 venant de Nairobi. Depuis lundi dernier, les responsables de l'ADSU ont mis en place pas moins de cinq exercices de control delivery en vue d'inciter les contacts locaux à venir prendre livraison de la drogue. Mais à ce matin, les exercices sous le contrôle de l'ADSU ont été discontinués et seul le passeur allemand a été appréhendé.

Les éléments d'informations recueillis par Le Mauricien de sources officielles aux Casernes centrales indiquent que le dénommé Herbert Motzkau, voyageant avec un passeport temporaire, a été recruté à Nairobi par un dénommé " Mike " pour transporter cette cargaison d'héroïne à Maurice. La livraison de la drogue au passeur a été effectuée dans un établissement hôtelier à Nairobi, Kenya. De profession chief cook, l'Allemand habite au Kenya, où il a épousé une ressortissante kenyane.

Herbert Motzkau devait remettre les deux colis de 250 grammes d'héroïne chacun à ses contacts mauriciens contre le paiement d'honoraires de US $ 3 000, soit Rs 90 000. D'ailleurs, c'est son insistance à se faire payer les fees convenus au départ avant la livraison de la drogue qui a refroidi l'ardeur des contacts locaux pour effectuer l'ultime effort pour le face-à-face en vue de prendre possession de la drogue.

À sa descente d'avion, lundi dernier, l'Allemand, qui avait été profiled par les officiers de police et de la douane engagés dans la lutte contre le trafic de drogue, a été soumis à une fouille systématique de ses bagages. Deux sachets d'héroïne dissimulés dans une paire de chaussures de sport ont été découverts. Lors de sa première audition under caution dans les locaux de l'aéroport, le suspect a fourni aux membres de l'ADSU des informations de première main sur ses contacts locaux.

Une fois la décision de mettre en place les procédures de control delivery prise, l'Allemand a été installé dans une chambre d'hôtel en attendant les appels téléphoniques des clients. L'un des premiers rendez-vous pour la livraison de la drogue a été abandonné en cours de route en raison des risques à la sécurité du passeur, vu que les sachets de drogue devaient être livrés dans un cul-de-sac.

Mais pour les autres exercices de control delivery subséquents, la principale raison expliquant l'échec de l'opération était le non-respect d'une des conditions imposées. Les contacts mauriciens n'étaient pas en mesure de fournir à Herbert Motzkau les US $ 3 000 promis contre la remise des deux sachets de drogue. Le suspect devait comparaître ce matin devant le tribunal de Mahébourg pour son inculpation provisoire pour le délit d'importation d'héroïne.

Les mêmes sources policières affirment que le commanditaire de cette cargaison ne serait autre qu'un des trafiquants de drogue opérant intra-muros à la Prison Centrale de Beau-Bassin. Ce nouvel échec des trafiquants de drogue en détention est la cause de tension à la prison, compte tenu du fait que les membres de ces différents clans se méfient les uns des autres, croyant avoir fait l'objet de dénonciations aux autorités. La situation à la prison est suivie avec intérêt par les autorités pour parer à toute éventualité.

Par ailleurs, avec cette nouvelle arrestation d'un passeur d'héroïne sur l'axe Kenya/Maurice, les responsables de l'ADSU ont multiplié les contacts avec leurs collègues au Kenya et en Afrique du Sud sous l'égide de la Drugs Enforcement Agency (DEA) des États-Unis pour un nouvel assessment des techniques utilisées par les parrains de la drogue dans cette partie du monde. La surveillance avec un focus sur le Mozambique a été reforcée compte tenu des derniers mouvements enregistrés sur le plan régional.


MISE EN DEMEURE


La directrice aux Finances accuse Ali Mansoor de harcèlement

Hemlata Boolell, directrice aux Finances, a fait servir une mise en demeure à Ali Mansoor, secrétaire financier (FS), dans laquelle elle l'accuse de la harceler et de faire excessivement pression sur elle au point où le FS s'est embarqué dans une voie de dénigrement professionnel contre elle. Elle demande à M. Mansoor d'y mettre un terme sinon elle l'attaquerait en justice.

Rédigée par Me Rajesh Bucktowonsing, la mise en demeure soutient que depuis 2006, Ali Mansoor a harcelé la plaignante " and/or pressuring her unduly and/or abusively and/or tortiously by making unwarranted and highly insulting remarks and comments ", dans le but de l'humilier et de ternir sa réputation.

Mme Boolell reproche également à M. Mansoor d'avoir, par ses agissements, cherché à miner son autorité en sa capacité de directrice et de la diminuer dans l'esprit de ses collègues. Citant quelques exemples d'actions menées par le FS, la plaignante soutient qu'il a 1) systématiquement confié des responsabilités à des officiers moins gradés du Economic & Finance Directorate ; 2) objecté avec persistance à ce qu'elle soit nommée pour siéger dans des conseils d'administration des corps para-étatiques ; 3) objecté de manière préjudiciable à ce qu'elle participe dans des missions et/ou à des cours de formation à l'étranger ; 4) refusé de façon abusive de considérer les besoins du Public Expenditure Management Systems Review Directorate, gênant ainsi la bonne marche de cette cellule ; 5) agi avec détermination et acharnement pour démolir la carrière de la plaignante ainsi que ses chances de promotion ; et 6) rendu systématiquement et délibérément la vie de la plaignante difficile lors des réunions de travail qu'il a eues afin de la réduire aux yeux de ses collègues.


BHOJRAJ LUCHMUN Samedi


Honneurs militaires pour un ultime adieu

En ce samedi 13, le ciel au-dessus du Plateau central est en accord avec les cœurs des parents, proches, amis, anciens collègues et même des étrangers qui sont venus rendre un dernier hommage à Bhojraj (Sudesh) Luchmun. Ses funérailles ont eu lieu ce même jour, en présence, outre des proches, des membres de la SMF et de la police et de quelques personnalités politiques.

La dépouille du Field Security Coordinator Officer des Nations unies, qui était basé à Port-au-Prince en Haïti, est arrivée par un courrier d'Air France aux alentours de 6 h 45 samedi matin. Soit un mois après le terrible séisme qui a frappé Port-au-Prince, la capitale de Haïti, le 12 janvier. À ce jour, Bhojraj Luchmun est l'unique Mauricien à ne pas avoir survécu à cettev tragique catastrophe.

Rishi Luchmun, benjamin de la famille accompagné du chef du protocole, M. Lam, était présent sur le tarmac pour accueillir le cercueil arborant le drapeau des Nations unies. Kenneth C. Payumo, Senior Security Coordinator Officer des Nations unies, a fait le déplacement avec la dépouille. Une grosse averse a accueilli leur arrivée à l'aéroport de Plaisance.

Les soldats de la SMF, présents également, ont rendu les premiers honneurs à Bhojraj Luchmun. Ils ont escorté le cercueil jusqu'à la morgue de l'hôpital Victoria de Candos où se sont déroulées des formalités. Puis, ils ont accompagné une nouvelle fois le corps de leur ancien collègue jusqu'à la demeure de ses parents, à Petit-Camp, Valentina.

Une foule importante s'est entre-temps massée ici pour rendre un ultime adieu à ce fils du sol, mort en service. Outre les proches, amis et étrangers venus rendre hommage à Bhojraj Luchmun, le ministre des Affaires Étrangères, Arvin Boolell, était présent pour la cirsconstance. Les ministres Abu Kasenally et Rajesh Jeetah y étaient aussi. On a aussi noté la présence du leader du MSM, Pravind Jugnauth.

Après les rites funéraires, les éléments de la SMF et de la police ont porté, tour à tour, le cercueil sur leur épaule. Direction : le cimetière de Phœnix où était prévue l'incinération de Bhojraj Luchmun. Sur place, le Field Security Coordinator Officer, ancien membre de la SMF et ASP, a reçu les derniers honneurs militaires. Le Last post a été un des moments les plus forts ainsi que la remise du drapeau des Nations unies par Kenneth Payumo à Simla Luchmun, la femme du Mauricien décédé en Haïti.