QEC Intégration réussie
Des boursières issues de la régionalisation
CUVÉE 2009 Au Collège St Esprit ce matin
Jacques Malié : " Une culture de la gagne ! "
LAURÉATS Au RCPL, ce matin
Mitranee Khushiram : " Les plus méritants en tête de liste "
AVERSES En dépit des drains
Une dizaine de maisons inondées à Petite-Julie
FÊTE DU PRINTEMPS Hier soir
Le PM met l'accent sur l'effort et la culture de l'entrepreneuriat
DÉCHETS Recyclage
Rs 300 M pour une unité de compostage à La Chaumière
ENVIRONNEMENT MID
Lancement des consultations nationales le 18 février
MSPA Jean Li :
" Les documents soumis démontrent notre bonne foi "
QEC Intégration réussie
Des boursières issues de la régionalisation
Neuf des onze lauréates du QEC encadrant Ruby Ramloll, la rectrice : Sadiya Caunhye, Rachel Ah Chuen, Zeyah Sairally, Razia-Nabilla Aubeeluck, Vidoushi Puchooa, Rooshmeena Chady, Jade Veerasamy, Sabrina Gooriah, Jennilee Foo-Kune
C'est dans les collèges dits régionaux que sept des onze boursières du Queen Elizabeth College (QEC) ont effectué leur scolarité en Form I à V. Leurs performances remarquables témoignent d'une intégration réussie à leur nouvel environnement scolaire ces deux dernières années. Elles reconnaissent toutes que leur " premier collège " est à la base de ce couronnement.
Au QEC ce matin, c'est dans une ambiance plutôt bon enfant que s'est déroulée la traditionnelle assemblée spéciale pour accueillir et féliciter les lauréates de l'établissement, en présence de leurs parents. Des 163 candidates à ces derniers examens du HSC, 130 sont venues d'autres établissements pour entreprendre les deux dernières années du secondaire. Les sept lauréates qui n'étaient pas des QEC girls avant leur arrivée en Lower VI viennent des institutions suivantes : Lorette de Rose-Hill, Lorette de Quatre-Bornes, Lorette de Port-Louis, Sodnac SSS et Renganaden Seeneevassen SSS (Port-Louis). Soulignons que les quatre autres boursières de cette institution de Rose-Hill, pour leur part, en étaient à leur deuxième tentative aux examens de HSC.
Avant son arrivée il y a un mois à l'établissement de Rose-Hill, Ruby Ramloll, la rectrice, était en poste à la Sodnac SSS. " Ma plus grande joie c'est de découvrir des anciennes élèves de la Sodnac SSS parmi les lauréates de QEC cette année ", confie-t-elle. Mais elle refuse de faire la distinction entre les lauréates "born QEC" et les autres. " C'est vrai que plusieurs d'entre vous viennent de différents établissements mais nous sommes toutes dans une catégorie d'élèves unies ", a-t-elle insisté. " Rappelez-vous que l'humilité et la gratitude sont très importantes ", a-t-elle ajouté.
Tout en disant leur appréciation de ces deux dernières années de scolarité passées au QEC, les sept lauréates "new comers" avouent qu'elles ont été confrontées à une atmosphère " très compétitive ". " C'était un changement total, je l'avoue, mais je ne le regrette pas. La compétition était très palpable durant ces deux dernières années. Ma sur aînée, qui avait fréquenté le QEC, m'avait heureusement préparé à ce changement. J'ai été bien encadrée par les parents ", témoigne à ce sujet Talya Cader Carim, ancienne du Collège Lorette de Port-Louis, qui a décroché la SSR National Scholarship, la bourse la plus convoitée par ceux qui concourent pour les 31 bourses d'État.
Le calme et le ton réservé pour célébrer les boursières au QEC ce matin contrastaient avec les grandes effusions des années précédentes. C'est d'ailleurs en rangées bien disciplinées que les élèves se sont dirigées vers le hall aux alentours de 9 h 30 pour la petite cérémonie.
CUVÉE 2009 Au Collège St Esprit ce matin
Jacques Malié : " Une culture de la gagne ! "
Ce matin, le Collège St Esprit (CSE) a fêté ses lauréats dans une ambiance des plus chaudes. Pétarades, applaudissements nourris, cris de ralliement : une journée qui restera longtemps gravée dans les mémoires. En présence de quelques membres du comité de direction du collège, des Old Boys de l'institution quatrebornaise, les lauréats ont été reçus comme il se doit, par un accueil chaleureux.
Tous ont laissé entendre qu'ils ont reçu plus qu'une éducation de base. Ainsi, à l'instar de Ludovic Balancy, qui a tenu à garder un style décontracté avec la phrase : " Est-ce que les élèves du CSE sont dans la place ? " Chacun des huit lauréats a adressé des messages d'encouragement à l'intention de leurs camarades. " Notre succès s'est construit grâce à tous ceux qui nous entourent. Sans nos profs, nos parents, nos amis, nous n'en serions pas là ", lance Ludovic Balancy.
Ses camarades l'imitent, estimant avoir appris autre chose que ce qui se trouve dans les livres. " Nous avons appris à être des humains, à vivre en communauté, et surtout le dépassement de soi. Pour ça, nous devons dire un grand merci à nos enseignants. " Le dépassement de soi sera, d'ailleurs, au coeur du discours de Jacques Malié, recteur du CSE. Il a parlé de faire des élèves de son collège " des hommes responsables avant tout ". " Certes, il y a les résultats académiques. Mais si nous arrivons à en faire des hommes, des vrais, ce sera aussi notre réussite ", clame Jacques Malié.
Ce dernier a également commenté les résultats, " un record inégalé ", selon lui, avec un taux de réussite de 98, 1% et 152 élèves sur 155 ayant réussi aux examens de HSC. " Après notre performance de 2003, on s'est dit qu'il fallait maintenir la tendance. Nous l'avons fait et nous en récoltons les fruits. " Toutefois, il attribue cette réussite à plusieurs facteurs. " Nous avons donné la chance aux élèves de s'épanouir à tous les niveaux. Nous avons une culture de la gagne, nous ne baissons pas les bras. Voilà notre différence ! "
L'ambiance était à la fête. Pour célébrer dignement les brillants résultats, la direction du collège a décrété que mardi prochain sera jour de congé...
LAURÉATS Au RCPL, ce matin
Mitranee Khushiram : " Les plus méritants en tête de liste "
" Ce n'est pas par chance que le collège St-Esprit a eu huit lauréats et vingt-quatre classés. Il y a beaucoup de travail derrière. C'est toujours les plus méritants qui sont en tête de liste ", a déclaré la rectrice du Collège Royal de Port-Louis, Mitranee Khushiram. C'était ce matin, à l'occasion de l'assemblée spéciale qui a réuni les quatre lauréats et leurs parents dans la cour de l'établissement, dans une ambiance de joie.
Point de roulement de tambour et de cris au Collège Royal de Port-Louis ce matin car tous les élèves étaient en classe ; les cours se déroulaient normalement. Malgré un apaisement de l'euphorie qui avait gagné l'ensemble du collège hier, le contentement était toujours de mise.
La rectrice avait convié les élèves, les professeurs, les quatre lauréats, Sheik Umayr Beeharry, Mohammad Yunus Limbada, Homesh Ramkhelawon, et Vedprakash Seewoolall, ainsi que leurs parents à une assemblée spéciale en fin de matinée. L'occasion de les féliciter. Et pour les lauréats, d'adresser des messages de remerciements à leurs professeurs, parents et amis mais aussi des mots d'encouragement à ceux qui sont toujours à l'école. Les quatre garçons ont eu un mot spécial pour leur camarade Nadeem Soobratty, classé après les lauréats et qui a passé ses examens sur un lit d'hôpital, pour avoir subi une opération en cette période cruciale de sa scolarité.
Parmi les quatre lauréats, Sheik Umayr Beeharry et Vedprakash Seewoolall sont issus de collèges régionaux (Abdool Razack Mohamed SSS et Adolphe de Plevitz SSS, respectivement) où ils ont fait leur scolarité des Forms I à IV. Vedprakash Seewoolall qui dit ne pas être un "Royal" " pur-sang " affirme qu'il lui a été difficile d'atteindre ce niveau, d'autant qu'il a obtenu 7 unités en Form V alors que tout le monde s'accordait à lui dire qu'il lui fallait six unités pour prétendre à la bourse. Vedprakaash, en était à sa première tentative, comme ses autres amis. Tous s'attendaient à être lauréats, bien que, précise Homesh Ramkhelawon, " on ne sait jamais ". Sentiment de soulagement pour les trois autres boursiers aussi, qui étaient à leur deuxième tentative au HSC. Mohammad Yunus Limbada était classé 10e l'année dernière et avait décroché le premier prix mondial pour la physique alors qu'en School Certicate, il était premier mondial en informatique. Sheik Umayr Beeharry était quant à lui premier mondial en Additionnal Mathematics en Form V et était 22 e à sa première tentative de HSC l'année dernière.
Les quatre garçons ont un seul mot à la bouche pour parler de leur expérience : assiduité. " Il faut être assidu dans le travail. Ce n'est pas comme en Form V où on rattrape le tout en deux mois. Dès le départ, il faut un travail constant. " Cependant, laissent-ils entendre, il est important d'avoir un équilibre. Ainsi, Yunus Limbada et Homesh Ramkhelawon parlent de leur passion pour des activités en plein air (randonnée, foot, tournée en voiture). Sheik Umayr Beeharry pratique quant à lui la natation, le foot et le badminton alors que Vedprakash Seewoolall aime le foot. Ils ont tous une passion commune : l'internet et la télévision.
AVERSES En dépit des drains
Une dizaine de maisons inondées à Petite-Julie
À la Mahatma Gandhi Road, à Petite-Julie, une dizaine de maisons ont une nouvelle fois été inondées lors des grosses averses du week-end dernier, en dépit de la réalisation d'un projet au coût de Rs 10 M pour la réouverture d'un storm drain. Outre les dégâts causés chez plusieurs familles, deux membres de la famille Narainsamy ont été contraints de se réfugier sur le toit de leur domicile pendant plus d'une heure, dimanche dernier, avec la montée des eaux.
Très remontées, les familles s'insurgent contre le fait que le contracteur Trio Development ait abandonné le chantier, laissant des travaux inachevés, dont l'élargissement du passage sous la route principale, à la hauteur du Mariamen Kovil.
" Dimounn ti kapav trouv lamor isi dan Petite Julie. Dilo finn monte ziska 5 m oter. Si pa kas la fenet sove, nou nwaye dan lakaz ", témoigne Subash Cowlessur. Son épouse, encore sous l'effet du choc, ajoute : " Nou panse ki kan fini ena lamor, kan fini ena enn kalamite isi ki zot pou deside ki pou fer. " De son côté, le président des Forces vives de Petite-Julie, Vijay Kumar Bachoo, se montre critique : " Zot finn komans fer enn proze storm drain, zist pou fer show off. Kan finn ariv lor larout prinsipal, zot pa kone kouma pou fer cross drain. Akter fini mor dan film. Ena tuyo CWA ki traverse anba larout. Nou panse ki akoz sa zot pa pe agrandi louvertir pou fer cross drain. "
Ramraj Sewnauth, conseiller du village, relève des défauts dans les travaux entrepris par le contracteur. " Plutôt que d'élargir les ouvertures qui traversent la route principale avant de se jeter dans les champs de cannes, Trio Development n'a fait qu'aménager de petites canalisations recouvertes de slabs et de terre. Le passage sous la route est resté intact. De ce fait, le gros volume des eaux pluviales refoule dans nos cours et maisons. " S'ajoute à cela, le problème d'accumulation d'eau sur le chemin qui passe à l'arrière du Mariamen Kovil. " Ici, les eaux pluviales se sont accumulées pour monter jusqu'à une hauteur de 4 m. Au ras du sol, provision n'a été faite que pour six trous du diamètre d'un macatia pour canaliser les eaux. Un panneau de suspension en dur devait être mis en place ", soutient Rekha Cowlessur, un des porte-parole des victimes. Comme quoi, les appréhensions des habitants se sont avérées justes.
" Zot finn abandonn santie zot finn ale ", dénonce Mme Cowlessur. Il y a quinze jours, des habitants de la rue Mahatma Gandhi pointaient du doigt les lacunes de ce projet de storm drain, qui s'étend sur une distance de 350 à 400. Le contrat, au coût de plus de Rs 10 M, a été alloué à Trio Development, en marge de l'Emergency Rehabilitation Programme. Ce projet, tant attendu depuis 2004, comprenait le réaménagement d'un drain naturel pour atténuer le problème d'inondations touchant environ 25 familles du quartier. Les inquiétudes des habitants ont été confirmées par les grosses averses du week-end dernier.
" C'est la quatrième fois que ma maison est inondée. La fois précédente, c'était le 29 décembre dernier. À chaque fois, nous avons perdu tous nos vivres. Le mur d'enceinte de ma cour s'est incliné. Cette fois, j'ai tout perdu : vivres, mobilier, appareils électroménagers, ordinateur Ma fille et moi nous avons dû nous réfugier sur le toit de notre maison, en passant par l'une des fenêtres, avec la montée des eaux ", raconte Dev Narrainsamy. Chez lui, le spectacle est affligeant : lits, matelas, fauteuils, ordinateur, imprimante, chaîne hi-fi, téléviseur sont abîmés. La situation est identique chez les familles Cowlessur, Akloo, Moorghen et Vassoo.
Rekha Cowlessur souligne qu'à l'issue des pluies torrentielles du 26 mars 2008, résultant à l'institution d'un Fact Findings Committee (FFC), ce projet de storm drain a été mis en uvre. " Les travaux ont débuté en août 2008 et auraient dû être achevés depuis belle lurette. Nous sommes en février 2010, les travaux sont encore inachevés. Qu'attend le contracteur pour les terminer ", se demande-t-elle. Soulignons que l'on aperçoit quatre gros tuyaux en dur entreposés en bordure de la route.
Vijay Kumar Bachoo, également conseiller au Conseil de district du Nord, s'interroge sur une éventuelle action des habitants pour se faire entendre. " Depi de zan fer drin isi an mem tan ki Mon-Goût. Mon-Goût ki trouv dan N°5, fini terminé. Petite-Julie trouv dan N°7, zot pe dormi ", dit-il.
Sollicité, un des responsables de Trio Development, dans une déclaration au Mauricien ce matin, soutient que " la semaine prochaine, on poursuivra les travaux ". " Il nous faut faire des tranchées sur la route. À cause de Maha Shivaratree, il nous faut attendre ", dit-il. Quant au retard accumulé, ce responsable se défend : " On a eu des complications, vu la topographie du site, et le fait que le storm drain passe à l'intérieur des cours. "
FÊTE DU PRINTEMPS Hier soir
Le PM met l'accent sur l'effort et la culture de l'entrepreneuriat
S'adressant à un millier de sino-mauriciens au banquet organisé hier soir par la Fédération des sociétés chinoises (FSC) à Pailles, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a insisté sur l'effort et la culture de l'entrepreneuriat en cette année placée sous le signe du Tigre. " Bizin fer zefor, pran risk, pa kroiz lebra e atann mann tonb depi lesiel ", a-t-il déclaré en présence de sir Anerood Jugnauth, président de la République, de plusieurs ministres et députés du MSM. Le leader de l'opposition, Paul Bérenger, invité selon les organisateurs, s'est fait excuser.
La Fête du Printemps, dit le PM, fait partie de notre héritage culturel. Cette fête, observe-t-il, se déroule dans la bonne humeur. " Mon épouse Veena et moi, nous nous sentons membres de la communauté sino-mauricienne de par l'accueil qui nous est réservé ". Cette nouvelle année est placée sous le signe du Tigre, un animal courageux, doté d'une bonne intelligence, qui aime son indépendance et prend des risques calculés dans ses mouvements, dit-il.
Parlant de la crise financière internationale, Navin Ramgoolam affirme que " nous avons pu y résister grâce aux mesures prises. Nous avons favorisé une gestion prudente et attentive. " La communauté sino-mauricienne, indique-t-il, est très impliquée dans tous les secteurs économiques pour faire avancer le pays, et le gouvernement veut encourager la culture de l'entrepreneuriat. " Bizin fer zefor, pran risk, pa kroiz lebra e atann mann tonb depi lesiel ". Ce n'est pas un hasard, dit-il, si le gouvernement chinois a choisi Maurice comme tremplin pour pénétrer dans le marché africain. " Nous avons construit notre réputation sans aucune richesse naturelle. Notre seule force, c'est nos ressources humaines ". Et d'évoquer l'implantation de Jin Fei dans la région de Riche-Terre avec un investissement de Rs 18 milliards. Deux compagnies chinoises et six de Maurice y opèrent pour l'aménagement des infrastructures. " Ce n'est qu'un commencement ! "
Navin Ramgoolam ajoute que le gouvernement déploie de gros efforts dans le domaine de l'éducation. Des 11 lauréates du QEC proclamées hier, trois sont des ex-collégiennes de la Sodnac State Secondary School. " Cela démontre qu'il n'y a pas de petits ou de grands collèges ", affirme-t-il, rebondissant sur le succès de cet établissement qui a vu le jour sous la réforme Obeegadoo. " Notre investissement dans le secteur éducatif est salutaire ". Il parle d'autres investissements dans le tertiaire pour rendre l'éducation accessible à tous les jeunes sans aucune distinction. " Notre objectif est de faire de Maurice un centre par excellence. [ ] Nou enn tibout later kot ena tou kiltir, nou kouma enn zardin ek plizier fler. Se enn bel ekzanp de pliralite kiltirel. " Il salue la démarche des sino-mauriciens pour vulgariser leurs cultures et traditions et souhaite qu'avec l'entrée en opération de la Maison de la Culture chinoise à Baie-du-Tombeau, les Mauriciens iront en grand nombre s'initier au mandarin " pou fer nou pei vinn pli for ", ce qui consolidera également notre devise de toujours, l'unité dans la diversité.
Bian Yuan Hua, ambassadrice de la République populaire de Chine à Maurice, a indiqué que depuis la visite de son président, la coopération bilatérale a pris un nouvel élan. La Fête du Printemps, dit-elle, elle est une fête non seulement pour les Chinois mais pour les Mauriciens également.
Sylvio Tang (ministre du Commerce), ainsi que Tang Yun Sing et Mario Hung Wai Wing, respectivement président et secrétaire général de la FSC, ont également prononcé des discours.
Bruno Lai Wai (président de la PTA de la Chinese Middle School) et Joyce Chan Yin (vice-présidente de la FSC et présidente de la Plaines-Wilhems Women's Association) ainsi que Tang Yun Sing se sont vus remettre un trophée par Vasant Bunwaree, le ministre de l'Éducation, sir Anerood Jugnauth et le PM, respectivement. Pour leur part, Sylvio Tang, Jean-Noël Tang Kan et Michel Wan Bok Nale ont reçu une attestation pour leur contribution financière au projet visant à construire la Maison de la Culture chinoise.
DÉCHETS Recyclage
Rs 300 M pour une unité de compostage à La Chaumière
La Solid Waste Recycling Co. Ltd., qui a obtenu une licence d'un des groupes les plus réputés dans le compostage en Inde, se lancera à partir de la fin de cette année dans le recyclage de quelque 100 000 tonnes de déchets municipaux en vue de produire du compost pour les besoins agricoles. Patrick Maurel, l'un des promoteurs de ce projet, soutient que le démarrage de l'unité de compostage dans la région de La Chaumière, atteindra un double objectif : réduire la pression sur le centre d'enfouissement de Mare-Chicose et procéder à un enrichissement du sol mauricien.
L'unité de compostage de la Solid Waste Recycling Co. Ltd., nécessitant des investissements de plus de Rs 300 millions, devra être opérationnelle à partir du mois d'octobre prochain. La production initiale de "Soil Enricher" est de quelque 30 000 tonnes annuellement à partir des 100 000 tonnes de déchets alloués par le gouvernement aux promoteurs du projet. La demande moyenne est de l'ordre de 51 000 tonnes selon une étude de marché entreprise.
" Nous sommes en mesure de réaliser un objectif de production plus élevé. Mais nous allons nous conformer aux allocations de déchets décidées par le gouvernement. Cette réallocation de 100 000 tonnes de déchets apportera un soulagement à la situation au centre d'enfouissement de Mare-Chicose. Mais le plus important apport se situe au niveau de l'enrichissement du sol mauricien, qui a connu une nette dégradation avec une utilisation extensive d'engrais chimiques au fil des années ", poursuit Patrick Maurel.
La Solid Waste Recycling Co. Ltd. travaille en étroite collaboration avec l'Université de Maurice en vue de produire un "Soil Enricher" à hautes valeurs nutritives en vue de satisfaire la demande sur le marché local. " Practical experience has shown that the catalytic effect of Ferruch and its ability to control the release of nutriments in fertiliser can allow reductions in fertiliser usage of between 20% and 50% with increase in crop yield ranging from 5% to 30% ", note une documentation rédigée dans le cadre de la présentation de ce projet aux membres de la communauté des planteurs.
Pour réaliser ce projet, la Solid Waste Recycling Co. Ltd. s'est vu octroyer une licence par Excel Industries Limited de l'Inde avec la signature d'un Memorandum of Understanding entre les deux parties. " Nous avons acheté une licence pour la mise en opération de cette unité de compostage. La collaboration avec l'Inde porte sur la fourniture de la technologie et des équipements aussi bien que sur un encadrement technique ", ajoute Patrick Maurel, qui affirme que le contrat pour les travaux sur le chantier de La Chaumière a déjà été alloué à une firme de construction locale.
Pas moins d'une quinzaine d'unités similaires à celle prévue à La Chaumière opèrent en Inde. La composition des déchets collectés indique qu'un peu mois de la moitié, soit 45% du volume sont des "Yard Waste (Green)" ; 25% de déchets ménagers et 10% du papier. Mais pour les besoins des opérations à La Chaumière, une plateforme de tri fait partie de l'infrastructure envisagée.
" The project rationale is that about 70% of the municipal solid waste is compostible, it will extend the lifetime of the Landfill at Mare-Chicose, it will reduce leachate, it will elimiate foul odour and it will reduce drastically green house gas emissions ", souligne le document de présentation de ce projet.
ENVIRONNEMENT MID
Lancement des consultations nationales le 18 février
Maurice disposera d'un green paper d'ici six mois définissant sa vision nationale pour une île durable. Les Mauriciens y auront exprimé leurs vues sur le modèle de pays dans lequel ils vivront dans 20 ans, voire 50 ans, et leurs priorités, entre autres, dans tous les domaines. Les consultations nationales démarrent officiellement le 18 février. Le Prof François Odendaal, General Facilitator du projet Maurice ÎIe Durable (MID), affirme que " cette politique mettra Maurice sur la voie de la durabilité à l'avenir ".
" Si vous le faites, vous serez un exemple non seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour les autres îles de l'océan Indien et même pour les grands pays ", a déclaré le Prof Oddendaal. Et d'estimer que " s'il y a un endroit au monde où cette politique peut marcher, c'est bien à l'île Maurice ". Maurice n'est actuellement, selon M. Odendaal, pas une île durable vu qu'elle importe la majeure partie de sa nourriture. " Il y a pas mal de choses à faire pour que ce pays deviennne durable, surtout auto-suffisante autant que possible. Comment allez-vous procéder ? " s'est-il interrogé.
Selon M. Odendaal, Maurice est à la croisée des chemins où les Mauriciens doivent décider dans quel type de pays ils vont vivre à l'avenir. " Vous ne pouvez tout simplement pas continuer à développer de façon exagérée ", a-t-il fait ressortir. De ce fait, Maurice, a-t-il dit, a besoin d'une politique qui l'amènera vers un nouvel avenir ou vers une " île Maurice nouvelle ".
Avant de définir cette vision nationale pour une île durable, il y aura une consultation générale avec toutes les parties concernées de la population mauricienne : femmes, pêcheurs, petites et moyennes entreprises, secteur corporatif, collectivités locales, différents ministères, etc. Cet exercice sera achevé d'ici six mois.
Cette consultation nationale, a fait ressortir pour sa part Osman Mohamed, président du Steering Committee du projet MID, est fondée sur le principe de partenariat entre la population, le secteur public et le secteur privé. " Finalement, Maurice pourra devenir un meilleur endroit pour vivre si tout le monde apporte ses idées en vue d'un développement durable qui reflète nos aspirations et nos valeurs en tant que société ", a-t-il souligné.
MSPA Jean Li :
" Les documents soumis démontrent notre bonne foi "
La Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) a soumis, hier, une série de documents aux syndicats UASI, SILU, AGWU, à l'OUA à la PWU ainsi qu'au ministre du Travail et des Relations industrielles, Jean-François Chaumière, conformément à l'ordre émis par l'Employment Relations Tribunal le 18 janvier dernier. " Les documents soumis ainsi que les bilans financiers de l'ensemble des membres de l'association démontrent que nous avons été de bonne foi depuis le début et que nos propositions aux syndicats sont raisonnables ", a fait comprendre ce matin le directeur de la MSPA, Jean Li.
Les documents remis aux syndicats et au ministre du Travail comprennent une copie des bilans financiers des membres de la MSPA, les informations relatives au nombre d'employés, celles relatives à la rémunération totale des ouvriers agricoles et non agricoles. La MSPA a également remis aux syndicats une analyse financière globale de ses membres pour la campagne sucrière 2008.
Des documents soumis, il ressort que le nombre de travailleurs agricoles est passé de 13 776, en 2001, à 3 817 en 2008. Le nombre de travailleurs non agricoles est passé pour sa part, de 4 662, en 2001, à 2 692 en 2008. De son côté, le personnel administratif est passé de 904 à 722 durant la même période. Le budget salarial pour les travailleurs agricoles est passé de Rs 1,135,815,008 en 2001 à Rs 772 730 490 en 2008 alors que le montant des rémunérations des travailleurs non agricoles est passé de Rs 631 099 201 à Rs 546 026 086, entre 2003 et 2008. Les chiffres pour l'année 2009 ne sont pas encore disponibles.
S'agissant de la situation financière de l'ensemble de la vingtaine de membres de la MSPA, les chiffres diffusés par l'association indiquent qu'un profit de Rs 34,5M a été réalisé au chapitre de la production sucrière et des produits dérivés.
Le VRS II a coûté Rs 292,1M avec pour résultat que le "operating loss from sugar and by-products after VRS costs" s'élève à Rs 257,6M.
Les chiffres d'affaires pour la production sucrière indiquent que si certains établissements sucriers ont enregistré des profits, plusieurs ont enregistré des pertes et n'ont pu équilibrer leurs comptes que grâce aux revenus provenant des activités non sucrières. L'analyse financière souligne, également, que tenant en compte la baisse du prix du sucre de l'ordre de 19% sur le marché européen, l'industrie sucrière subira un manque à gagner de l'ordre de Rs 850M en 2009. " The cost cutting measures taken by MSPA will not be enough to compensate for this drastic fall in sugar revenue as from crop year 2009 ", conclut le rapport financier.