PRODUITS PÉTROLIERS Pour 2008/2009
Indian Oil : des profits de Rs 129,2 millions
FINANCE ISLAMIQUE Ouverture d'un séminaire ce matin
Sithanen : " Faire de Maurice la porte d'entrée préférée de la région "
TOURISME FRANÇAIS Pierre-Henry Maccioni :
Proposition d'inviter Maurice aux débats des Etats généraux
PRODUITS PÉTROLIERS Pour 2008/2009
Indian Oil : des profits de Rs 129,2 millions
Indian Oil a enregistré des profits de l'ordre de Rs 129,2 millions pendant l'année financière 2008/2009, a annoncé à la presse, hier, le CEO de la branche mauricienne de la compagnie pétrolière, Rajesh Ahuja. Ce dernier quitte le pays bientôt pour d'autres fonctions en Inde.
Les profits pour 2008/2009 représentent une hausse de 22% par rapport à l'année financière précédente qui avait vu de profits de l'ordre de Rs 105,25 millions.
Rajesh Ahuja estime qu'Indian Oil a connu une véritable success story à Maurice depuis son arrivée il y a cinq ans. " Nous sommes en compétition avec des compagnies comme Shell, présente dans l'île depuis plus de cent ans, Caltex, qui a 70 ans de présence dans l'île, et Total, dont la présence à Maurice remonte à plus de 50 ans. Contrôler 22% des parts du marché après cinq années d'opération constitue une performance extraordinaire, une success story ", a-t-il dit.
M. Ahuja attribue ce succès au travail abattu par l'équipe administrative et celle du marketing. De plus, les pompes à essence d'Indian Oil sont situées dans des régions stratégiques : quatre stations ont été construites le long de l'autoroute entre Grand-Baie et l'aéroport. Le CEO d'Indian Oil souligne que la compagnie accorde une attention spéciale à ses clients. La station d'essence de Grande-Rivière-Nord-Ouest est la seule à Maurice qui offre un service 24h/24. A cela s'ajoute, a-t-il précisé, la qualité des produits proposés au public.
Indian Oil dispose de 17 stations à travers l'île. Elle avait initialement fixé le nombre à 25 mais, selon Rajesh Ahuja, la compagnie a préféré geler la construction des autres stations à Grand-Baie, Goodlands ou Rodrigues en raison de la faible marge de Rs 1, 30 le litre dont disposent les compagnies. " Alors que nous investissons Rs 10 M pour la construction d'une station nous n'obtenons que Rs 1, 30 le litre alors que les détaillants reçoivent Rs 1, 50 sans avoir rien investi. Nous avons pensé qu'il est plus économique de suspendre nos investissements dans ce domaine pour le moment ", a dit le CEO d'Indian Oil.
M. Ahuja reconnaît, par ailleurs, que Maurice ne dispose pas d'un marché ouvert pour ce qui concerne les produits pétroliers. Les produits sont importés par une agence gouvernementale, la State Trading Corporation, qui fixe les prix par le biais du Automatic Price Mechanism. Aucun changement à ce sujet n'est prévu durant les cinq prochaines années, soutient M. Ahuja qui estime que si la commercialisation des produits pétroliers se faisait librement, les prix auraient pu être moins élevés. Tenant en considération le fait que Maurice est un pays en développement, il est normal que le gouvernement maintienne la main haute sur les produits pétroliers afin de maintenir la stabilité du marché.
Indian Oil a commercialisé un volume de 217 706 kilolitres de produits pétroliers durant l'année 2008/2009 soit une hausse de 11,6% par rapport à l'année précédente, durant laquelle 194 930 kilolitres avaient été vendues.
Le chiffre d'affaire de la compagnie a atteint Rs 5 milliards contre Rs 3,9 milliards en 2007/2008.
Dans le domaine de l'aviation, Indian Oil occupe 35% des parts du marché. La compagnie dispose d'une capacité de stockage de 24 000 tonnes métriques auxquelles s'ajouteront 9 000 tonnes métriques bientôt.
Des discussions sont en cours avec les opérateurs de l'industrie pétrolière dans le but de créer une capacité de stockage stratégique supplémentaire de 9 000 tonnes métriques.
Indian Oil est actuellement le leader dans le marché de l'aviation et occupe 35% du marché
FINANCE ISLAMIQUE Ouverture d'un séminaire ce matin
Sithanen : " Faire de Maurice la porte d'entrée préférée de la région "
" Nous voulons que Maurice devienne la porte d'entrée préférée de la région pour des opérations dans le domaine de la finance islamique ", a déclaré, ce matin, le vice Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, à l'ouverture officielle, à l'hôtel Le Méridien, du séminaire sur le marché des capitaux islamique, organisée conjointement par la Banque de Maurice (BoM), la Financial Services Commission (FSC) et l'Islamic Financial Services Board (IFSB). Rama Sithanen, le gouverneur de la banque centrale, Manou Bheenick, et le chief executive de la FSC, Milan Meetarbhan, ont donné l'assurance que le gouvernement et les autorités régulatrices joueront pleinement leur rôle de facilitateurs pour que Maurice parvienne à développer un marché niche dans la finance islamique.
Réunissant quelque 175 participants dont de hauts officiels et consultants de l'IFSB, des représentants d'institutions étrangères spécialisées dans la finance islamique (basées, entre autres, en Arabie Saoudite, en, Malaisie, au Pakistan, en Indonésie, aux Emirats Arabes Unis, au Soudan) ainsi que des professionnels de la finance à Maurice, le séminaire dure un jour et demi et donnera l'occasion à ces professionnels de se pencher sur les caractéristiques générales du marché des capitaux islamique et son rôle dans le développement de l'industrie des services financiers islamiques, le processus pour l'adoption de produits conformes aux principes de la Shariah, le marché des obligations, le cadre régulateur du marché des capitaux islamique et les questions de la bonne gouvernance des plans d'investissements collectifs.
" Il n'y a rien de politique, de religieux ou de culturel à propos de la finance islamique. C'est du business. Contrairement à ce que d'aucuns ont pu penser, on ne vise pas une partie de la population ", a fait ressortir d'emblée le VPM et ministre des Finances. Ce dernier a qualifié la finance islamique de " comprehensive " car " pour tout instrument bancaire et financier conventionnel il y a un équivalent dans la finance islamique ". Rama Sithanen a également mis l'accent sur la compétitivité de la finance islamique, faisant ressortir que celle-ci a su résister remarquablement à la crise financière globale. " Il y a des opportunités à saisir dans le domaine de la finance islamique. Nous ferons tout ce qui est possible pour doter Maurice d'un cadre légal et régulateur approprié et des incitations fiscales nécessaires pour que le pays puisse saisir ces opportunités ", a indiqué le ministre. M. Sithanen a laissé entendre que le gouvernement et les régulateurs n'hésiteront pas à amender le cadre légal et à émettre, si nécessaire, de nouvelles directives pour faciliter le développement de la finance islamique. Manou Bheenick et Milan Meetarbhan avaient, plus tôt, abondé dans le même sens.
Dimension inclusive
Le Grand Argentier n'a pas manqué de faire état des initiatives prises par HSBC Amanah dans le domaine des services bancaires islamiques et le groupe British American Investment pour l'offre des produits de crédit-bail islamique. " It's good to have some early winners ", a-t-il souligné, cela afin de convaincre les gens des possibilités de réussite dans le domaine. M. Sithanen s'est déclaré impressionné par la dimension " inclusive " de la finance islamique et considère que cela peut servir les intérêts des petites et moyennes entreprises qui ont des problèmes d'accès aux sources de financement traditionnel. Dans un ordre d'idées, il considère que le secteur des services financiers local a une occasion d'accroître sa résilience face à la crise globale en diversifiant ses marchés, ses produits et services grâce à la finance islamique. " Il y a une logique à vouloir développer à Maurice une activité qui ne cesse de s'épanouir ailleurs ", a dit le ministre des Finances. Ce dernier a promis que le gouvernement pourrait apporter son concours aux efforts de marketing, sous forme de campagnes promotionnelles à l'étranger, des activités de la finance islamique. " Nous n'allons pas réinventer la roue. Nous allons voir ce que d'autres pays ont fait en évitant les écueils et en essayant d'aller très vite avec les initiatives ", a-t-il ajouté.
Manou Bheenick (BoM) : " Our ambition is quite big "
Manou Bheenick a soutenu qu'il est vital pour Maurice d'exploiter au maximum " the small window of opportunity " qui lui est ouverte dans le domaine de la finance islamique, cela en vue de créer un secteur bancaire et financer encore plus sophistiqué. Il a annoncé que les autorités bancaires se penchent sur la création d'un marché d'intruments de gestion des liquidités et que la question fait l'objet de discussions avec la direction du Commodities Exchange Board qui sera lancé bientôt à Maurice. L'émission de bons d'Etat est aussi envisagé. " Our ambition is quite big. We intend to go very fast ", a souligné le gouverneur de la BoM qui a appelé à la collaboration des différents acteurs de l'industrie de la finance.
Pour Milan Meetarbhan, le lancement d'un marché de capitaux islamique cadre avec la politique de la FSC pour une diversification des produits et services offerts par le secteur des services financiers non bancaires. La finance islamique va aussi contribuer à l'expansion géographique des marchés visés par le secteur du global business et amener les opérateurs à développer des activités qui ne reposent pas essentiellement sur les avantages que leur rapportent les traités de non-double imposition. La FSC, a annoncé Milan Meetarbhan, souhaite demander son admission à l'IFSB.
Le secrétaire général de l'IFSB, le Professeur Ahmed Abdel Karim Rifaat, s'est réjoui, de l'engagement des institutions régulatrices locales auprès de l'IFSB et a, fait comprendre que malgré la compétition farouche entre les centres financiers à travers le monde pour développer les activités de la finance islamique, " il y a possibilité pour une juridiction à trouver un marché niche ". Maurice, selon lui, peut envisager de se lancer dans la gestion des fonds, le marché des actions ou la participation au capital des entreprises ou encore développer un marché d'obligations (pour les entreprises et pour l'Etat). Le Pr Rifaat a souligné que Maurice a des défis à relever en terme d'adoption de normes prudentielles, de cadre légal et régulateur adapté aux besoins de développement d'un nouveau secteur d'activités.
TOURISME FRANÇAIS Pierre-Henry Maccioni :
Proposition d'inviter Maurice aux débats des Etats généraux
Le préfet de l'île de la Réunion, Pierre-Henry
Maccioni a annoncé son intention de proposer une invitation
à Maurice pour qu'elle participe aux débats des
Etats généraux français sur le tourisme prévus
en juillet prochain. C'était vendredi soir, à Saint-Gilles-les-Bains,
à La Réunion. Il prenait part à l'inauguration
officielle du Grand Hôtel du Lagon, le dernier né
du groupe Naïade qui fait partie de ses luxury resorts.
Cette invitation s'inscrit dans le cadre du partenariat touristique
qui se met en place entre Maurice et l'île sur, a
indiqué le préfet lors de son intervention. Selon
lui, les deux îles sont tant concurrentes que complémentaires
en matière des produits offerts aux touristes. Pierre-Henry
Maccioni affirme qu'il est grand temps pour que le secteur touristique
réunionnais n'ait plus peur et qu'il réalise que
la coopération entre Maurice et La Réunion est un
" ticket gagnant ".
L'arrivée du groupe mauricien dans l'île est très
bien accueillie par tous, que ce soit les employés de l'hôtel,
les guides touristiques ou les autorités. Ils s'accordent
à dire que l'île a tout à gagner de l'expertise
mauricienne, citée en modèle à travers le
monde.
Selon Thierry Robert, maire de St-Leu et 3e vice-président
du Conseil général de La Réunion, l'émergence
d'un hôtel quatre-étoiles comme le Grand hôtel
du Lagon s'inscrit dans la ligne de réflexion des autorités
consistant à apporter une nouvelle dimension au secteur
touristique ; celle-ci passe par des produits d'hébergement
d'exception. Selon lui, l'acquisition et la transformation de
l'hôtel Les Villas du lagon par Naïade redonnent "
un signe d'encouragement dans l'effort de restructuration de notre
tourisme ". Il constitue aussi " un nouveau gage
de confiance et de qualité à la destination Réunion
". Poursuivant son intervention, il souhaite que "
ce type d'établissement puisse servir de vitrine - par
des innovations gastronomiques - à nos produits du terroir
et à nos traditions culinaires ".
Pour sa part, le président de l'Institut français
du Tourisme (IFT), Pierre Vergès a parlé de la satisfaction
et de l'intérêt que porte le Conseil régional
à ce projet surtout dans la conjoncture d'une crise financière.
Par conséquent, il affirme que la région s'engage
à faire connaître cet hôtel. Selon lui, la
réussite du secteur passe par la formation du personnel,
indiquant que 150 personnes sont formées pour que fonctionne
cet établissement. D'autre part, il indique que quelque
500 personnes bénéficient d'une formation chaque
année à l'intention du secteur touristique. D'après
M. Vergès, l'investissement annuel en formation tourne
autour de 3 millions d'euros. Une formation qui tient compte également
des langues étrangères. Dans ce contexte, il affirme
que l'IFT travaille avec les représentants de l'Etat en
vue d'assouplir les procédures de visas vis-à-vis
d'un certain nombre de pays.
Dans une déclaration au Mauricien, plus tôt,
le directeur de l'hôtel Stéphane Barras a indiqué
quant à lui que la formation du personnel de l'hôtel
implique aussi un échange avec Maurice.
Ont aussi pris la parole lors de cette inauguration officielle,
le président du conseil d'administration du Naïade,
Arnaud Lagesse, et son directeur général, Patrice
Hardy.
Des hôteliers du pays invités à investir
à St-Leu
Dans une déclaration au Mauricien, Thierry Robert,
maire de St-Leu et 3e vice-président du Conseil général
de La Réunion, invite des hôteliers mauriciens à
investir à St-Leu. " Nous souhaitons réaliser
deux hôtels cinq-étoiles et nous pensons aux investisseurs
mauriciens ", affirme-t-il, évoquant des atouts
de la commune : différentes compétitions mondiales
qui s'y tiennent dont celles de l'escalade, du surf, de la parapente
; ses hautes terres, son lagon et son port de plaisance. M. Robert
note que la commune de St-Leu a demandé au gouvernement
français de la classer comme haut lieu touristique. Les
négociations en ce sens sont en cours.