ENVIRONNEMENT Projet lancé hier
L'énergie au centre du projet Maurice Ile Durable
SECTEUR PRIVÉ Fron sindikal de gos
Augmentation salariale de 22% réclamée
NTUC Nouvelle assemblée spéciale
Clency Bibi : " L'agenda proposé par Toolsyraj Benydin injustifiée "
" Un patrimoine universel ne peut appartenir à une communauté "
SILWF Après leur réussite au CPE
67 enfants bénéficient d'une bourse mensuelle de Rs 300
PRODUCTION LAITIÈRE Soutien de l'AMB
Pasteurisation : Rs 1,25 M à une société coopérative
AUDIOVISUEL Réunion de l'ARTOI
La MBC bientôt un centre de formation régional
BIBLIOTHÈQUE NATIONALE Les 21 et 22 juillet
Atelier par l'ex-directrice de la BN de Malaisie
PUBLICATION Spiritualité universelle
Un deuxième livret de Rajoo Rangasamy
Brèves
ENVIRONNEMENT Projet lancé hier
L'énergie au centre du projet Maurice Ile Durable
Le projet Maurice Ile Durable (MID), dont l'objectif est de maîtriser la demande en énergie, de produire de l'électricité à partir de nouvelles sources renouvelables et de réduire le gaspillage de ce produit, a été lancé, par Abu Kasenally, ministre des Services publics, hier après-midi, à Bell-Village, au Rajiv-Gandhi Scientific Centre.
" Nous ne pouvons nous laisser dicter par certains sentiments. Il faut voir la cruelle réalité en face ", a affirmé M. Kasenally, avant de rappeler que l'ère du pétrole à bon marché est terminée. Le baril de pétrole, qui coûtait 45 dollars il y a trois ans, est passé à environ US$ 150 aujourd'hui. " Cette situation représente en quelque sorte une épée de Damoclès suspendue à quelques centimètres de nos têtes ", a-t-il déclaré. Et de rappeler à nouveau aux Mauriciens que la crise énergétique est déjà aux portes de Maurice et que " nous ne pouvons continuer notre route comme si rien ne se passait ".
Le ministre laisse entendre que Maurice dépend encore du pétrole pour ses besoins en électricité, bien qu'elle produise environ 21 % de sa consommation nationale d'électricité à partir de sources renouvelables. C'est là qu'intervient le projet MID, dont le comité de gestion a été institué ; cette instance est composée tant d'éléments du secteur public que du privé. Son objectif : réduire cette dépendance du pays sur le pétrole. Ce projet bénéficie d'une allocation de Rs 1,3 milliard pour l'année 2008/09, dont Rs 1 Md provient du budget même et le reste d'une taxe de 15 sous sur le litre d'essence imposée depuis peu et de la Road Tax.
Avec ce projet, les autorités veilleront à ce que tout le volume de bagasse produite par les usines sucrières soit utilisé à des fins de production d'électricité par les centrales thermiques afin d'accroître cette production d'environ 8 %, d'ici à une année. " Nous maximiserons notre production hydroélectrique et produirons aussi de l'électricité grâce aux déchets ", a dit M. Kasenally. Il est également indiqué que deux unités de production hydroélectrique seront construites, l'une à La Nicolière et l'autre à Midlands. Le projet de générer de l'électricité en utilisant des déchets est en bonne voie, a-t-il dit, avant d'espérer que celui-ci soit opérationnel dans les années à venir.
Outre ces démarches, le gouvernement encourage les Mauriciens à produire leur propre électricité par le biais de panneaux solaires ou photovoltaïques, voire l'éolienne, à compter de janvier prochain et à en écouler un éventuel excédent sur le réseau national. " Toutes les taxes sur les équipements photovoltaïques et solaires ainsi que sur leurs pièces de rechange ont été enlevées ", a rappelé le ministre. Pour les chauffe-eau solaires, la Banque de Développement finalise actuellement un plan de prêt selon lequel le gouvernement fera don d'une somme de Rs 10 000 à tout acheteur d'un tel équipement. L'on entend ainsi augmenter de 100 % incessamment le nombre de ces appareils en opération, soit de 25 000 à 50 000 unités.
Du côté du Central Electricity Board (CEB), la deuxième phase du projet d'utilisation d'ampoules à faible consommation d'électricité sera lancée bientôt. Elle sera accompagnée d'une campagne agressive sur l'économie d'électricité, qui a, d'ailleurs, déjà commencé dans les établissements secondaires.
Par ailleurs, M. Kasenally a mis en avant que toutes ces démarches visent à maîtriser la demande en électricité. " En contrôlant la demande pendant les heures de pointe, nous allons essayer de conserver ce produit afin de ne pas investir dans des machines très coûteuses ", a souligné le ministre.
S'agissant de l'introduction prochaine de l'heure d'été, il a argué que ce projet aura un impact positif sur la consommation d'électricité. Une vaste campagne d'explication sera initiée bientôt à ce sujet. Les Mauriciens qui construiront leurs maisons à l'avenir seront encouragés à le faire en pensant à l'efficience en matière d'énergie afin de pouvoir jouir pleinement de la lumière naturelle durant la journée.
SECTEUR PRIVÉ Fron sindikal de gos
Augmentation salariale de 22% réclamée
Le Fron sindikal de gos (FSG), qui regroupe la FPU, la FTU, la GWF et la RWF, a fait parvenir une série de revendications pour les travailleurs du secteur privé, dont une demande d'augmentation de salaires de 22%, au ministre du Travail.
Lors d'un point de presse au Centre social Marie-Reine-de-la-Paix, hier après-midi, Venou Ramsamy, de la Federation of Progressive Union, a affirmé que les membres du FSG n'ont pu rencontrer Vasant Bunwaree pour lui remettre le document. Dans cette lettre, le front fait ressortir que depuis 20 ans, 11 Remuneration Orders n'ont pas été révisés. Sous le mandat de l'Alliance sociale, ajoute-t-il, seuls trois Remuneration Orders ont été révisés.
Les membres du FSG avancent que durant ces 25 dernières années, les ministres des différents gouvernements ont usé de leur influence " afin d'intervenir en faveur des capitalistes ".
Dans cette lettre, les membres du FSG affirment qu'une grande partie des employés à Maurice dans les secteurs émergents comme les centres d'appels ne sont couverts par aucun Remuneration Order. Le FSG chiffre donc à 25-30% le pourcentage de salariés " à la merci des patrons, sans protection aucune pour leurs salaires et leurs conditions de travail ".
Le FSG demande, pour ces raisons, la révision des Remuneration Orders et l'institution d'une Ad Hoc National Salary Commission for Private Sector Workers afin d'assister le National Remuneration Board (NRB) dans sa tâche.
Pour la compensation salariale, le FSG réclame une augmentation intérimaire de l'ordre de 22% pour les employés du secteur privé. Les syndicalistes, par l'intermédiaire de Venou Ramsamy, ont rappelé qu'en 1988, une telle augmentation de 15%, soit une augmentation de Rs 400, avait été accordée.
Le FSG réclame également le remplacement de l'Industrial Relations Act (IRA). Selon le front, l'IRA confère au ministre du Travail le pouvoir d'intervenir dans les relations industrielles ainsi que lors des négociations pour des augmentations salariales entre employés et patronat. Et d'ajouter que plus de 95% des tentatives de négociation auraient échoué et se seraient achevées au Tribunal d'Arbitrage Permanent ou devant l'Industrial Relations Commission. Pour le FSG, les ministres du Travail interviennent toujours contre le droit de grève des salariés.
Le FSG insiste donc pour que soit présenté et adopté le Employment Relations Bill que la Trade Union Common Platform avait proposé au gouvernement.
Atma Shanto a réitéré le désir de la FSG de se démarquer des syndicalistes siégeant au National Pay Council, tout en affirmant que le FSG est issu de mouvements syndicaux " ayant un combat et un objectif précis à respecter ". Il s'est aussi demandé à qui profitait le boom économique dont parlait Rama Sithanen.
Serge Jauffret, de la General Workers Federation, a soutenu que le FSG ne demeurerait pas silencieux face aux " injustices dont sont victimes les travailleurs du secteur privé ". C'est dans ce sens que ce front syndical prévoit une série d'actions afin de " fors gouvernma pou aplik ene politik de zistis et get tou dimounn parey ". Cette série d'actions commencera par une manifestation dans les rues de Mahébourg le samedi 19 juillet. Les manifestants auront comme point de départ le musée, pour se diriger vers le marché de ce village.
NTUC Nouvelle assemblée spéciale
Clency Bibi : " L'agenda proposé par Toolsyraj Benydin injustifiée "
Clency Bibi, président de la General Workers Federation (GWF) qui assume depuis le 10 mai dernier la présidence de la National Trade Union Confederation (NTUC), a indiqué qu'il ne compte pas inclure dans toute prochaine nouvelle assemblée projetée l'agenda proposé par Toolsyraj Benydin qui y est un représentant et le président de la Federation of Civil Service & Other Unions (FCSOU). Dans une lettre en date du 5 juin, M. Benydin a demandé la convocation d'une assemblée spéciale de délégués avec un agenda très précis. Selon M. Bibi, l'agenda proposé ne pouvait être accepté car aucune raison n'avait été avancée pour soutenir les deux items qui y sont mentionnés.
La lettre du 5 juin de M. Benydin, adressée à la direction de la NTUC est soutenue par trois autres fédérations : la Federation of Parastatal Bodies & Other Unions (FPBOU), la Federation of Free Workers (FFW) et la Confédération Mauricienne des Travailleurs (CMT) présidées respectivement par Deepak Benydin, Auguste Follet et Tajwantee Taukoorchand. Les signataires demandent que les deux items suivants soient inscrits à l'agenda de toute prochaine assemblée des délégués : la révocation des office bearers actuels de la NTUC et l'institution d'un comité ad hoc de trois membres afin de programmer de nouvelles élections de office bearers dans un délai de 30 jours.
Dans une lettre en date du 27 juin dernier, les dirigeants de la NTUC, Clency Bibi (GWF), Giandeo Peeharry (FPU) et Atma Shanto (FTU) - respectivement président, secrétaire et trésorier de la confédération - ont déclaré à M. Benydin et les autres qu'ils n'ont donné " any reason as to why the two mentioned items should be inserted on the agenda. " Par conséquent, font-ils ressortir, " we cannot insert these items on the agenda of a special delegates meeting. "
Ils se disent en revanche totalement d'accord pour convoquer toute assemblée spéciale de délégués pour discuter des questions pour lesquelles ils ont été mandatées par l'assemblée générale annuelle du 10 mai. Il s'agit notamment des questions suivantes : " Amendment of Rules of the NTUC and stengthening of the union struggles against the anti-worker'reform'imposed by minister Sithanen and the government, namely the dismantlement of the Annual Salary Compensation through the NPC, the extension of retirement age for private sector workers and new labour laws detrimental to present and future generations. "
Auparavant, MM Bibi, Peeharry et Shanto rappelent que lors de l'assemblée générale annuelle du 10 mai, les office bearers ont été élus démocratiquement et conformément aux Rules de la NTUC et selon un accord signé le 11 mai 2006 par les " Presidents of full members " sur la base d'un système de rotation. C'est ainsi que les office bearers suivants ont été élus " democratically and unanimously " comme suit : Clency Bibi (GWF) président ; Auguste Follet (FFW) vice-président, Giandeo Peeharry (FPU) secrétaire, Tajwantee Taukoorchand (CMT) asistante secrétaire, Atma Shanto (FTU) trésorier et James Adelaïde (FPU) assistant trésorier.
Notons que le 14 mai, soit quatre jours après leur élection, M. Follet et Mme Taukoorchand devaient écrire à la direction de la NTUC pour annoncer leur démission en tant que vice président et assistante secrétaire de la NTUC respectivement. MM Bibi, Peeharry et Shanto disent déplorer qu'en tant que Full Members ces deux démissionnaires auraient dû, selon les Rules de la NTUC, " appoint any representatives to fill the vacancy arising " suite à leur démission.
A la lumière de toutes ces explications, la présente direction de la NTUC se dit satisfaite de s'être conformée strictement selon les principes démocratiques et les " rules " de la confédération. Aussi, dans leur lettre du 27 juin, ont-ils lancé à M. Benydin et les autres dirigeants que s'ils ne sont pas satisfaits de la décision de la direction " you have the right under section 7.3.1 to take relevant actions that you deemed appropriate " selon les régles de la NTUC.
" Un patrimoine universel ne peut appartenir à une communauté "
" Le Morne li apartenir a tou kominote ", a fait ressortir, ce matin, lors d'une conférence de presse, le Front Commun Pa tous nou montagn Le Morne, mettant l'accent sur la question de patrimoine universel de ce site. Georges Ah-Yan aussi évoqué la gestion de ce site et des quelque Rs 120 millions (US 4 millions) allouées pour son entretien, Vina Ballgobin précisant que ceux qui vivent dans les environs du Morne devraient aussi bénéficier de ce financement.
Les membres du Front commun sont d'abord revenus sur les tribulations qu'a connues ce dossier avant son inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. Georges Ah-Yan, porte-parole, a expliqué comment en 2002, ils s'étaient élevés contre le projet de téléphérique qui menaçait, selon lui, la beauté du site. " Nou salye bann kamarad Association Rasta ki ti lev en premye kont sa proze-la e finn donn le ton pou nou koumans nou konba. An 2004, dosye Le Morne ti retourne depi letranze kot li ti anvoye pou expertiz. Sa dosye-la ti res dan enn eta letarzik, kot li ti pe dormi dan ban tirwar e nou finn pran le devan. An 2005 et 2006 ankor, ti ena bann propozisyon pou ban proze IRS ; la ousi nou finn leve pou dir ki si ti ena sa bann proze-la, li ti pou al a lankont lespri l'UNESCO. "
Georges Ah-Yan a rappelé les mots de François Odendaal, expert délégué par le Heritage Trust Fund. " Misye Odendaal ti dir ki nou ena lasans parski ena tou enn lepep deryer sa proze-la. Pa selma gouvernma ki responsab sa proze la me tou lepep morisyen. Le Morne li apartenir a tou kominote, pa pou enn sel ; se pourkoi apel li patrimwann iniversel. Le Morne bizin profit a tou dimounn pe inport kominote. Nou remersye Stéphanie Anquetil pou so bon travay dan sa zafer-la, me li inportan ki dosye-la pa teign lamem. "
Les membres du front ont ensuite évoqué la question de gestion du Morne ainsi que la somme de Rs 120 millions qui sera versée tous les ans par l'UNESCO pour ce site. Georges Ah-Yan a affirmé que cet argent devait aussi profiter aux populations avoisinantes et que ces derniers devaient aussi bénéficier de l'inscription du Morne au patrimoine mondial comme il est précisé dans les recommandations de l'UNESCO.
De son côté, Vina Ballgobin, également chargée de cours à l'université de Maurice, a fait ressortir : " L'héritage du Morne, ce n'est pas seulement les arbres, la nature ou les animaux des environs même si cela compte aussi. En plus de l'héritage historique, il est important de signaler que nous avons aussi une richesse humaine et que la population vivant aux alentours du Morne fait aussi partie de ce qui fait la richesse de ce site. Il est donc important que ces personnes bénéficient de cet argent. "
Georges Ah-Yan devait poursuivre en affirmant que l'inscription de ce site au patrimoine mondial aidera à placer l'Ile Maurice sur la carte mondiale et que cela aura un impact positif sur l'image de Maurice. Il en a profité pour lancer un appel à la Mauritius Tourism Promotion Authority pour que cette dernière joue de cette carte du Morne pour promouvoir Maurice à l'extérieur, tout en apportant son soutien à la gestion de ce site. " Dan kelke lane, tou regar pou tourne ver Le Morne parski li pou res kouma enn sinbol byen for de lesklavaz e de la memwar de sa peryod doulourez-la. Montagn-la, nou espere ki li pou res dan enn bon leta de fason a'ski nou pa retrouv nou lor enn la liste rouz kan bann inspekter l'UNESCO vinn inspekte sit-la. Fodre osi ki nou veye ki bann fon-la zere kouma inn dir dan Management Plan-la. Se pou sa ki nou fer enn lapel a Stéphanie Anquetil pou ki li vey sa byen. Nou pou azir kouma enn chien de garde dan sa zafer-la. "
Les membres du Front Commun ont aussi annoncé la tenue d'une série de réunions visant à mettre la population au courant de ce que représente cette inscription du Morne au patrimoine mondial. Ces meetings auront lieu à Baie-du-Cap, Rivière-Noire et au Morne. Les dates n'ont pas encore été fixées.
SILWF Après leur réussite au CPE
67 enfants bénéficient d'une bourse mensuelle de Rs 300
Des enfants de laboureurs et d'artisans sont, après leur réussite au Certificate of Primary Education 200, de boursiers du Sugar Industry Labour Welfare Fund (SILWF). Ces 67 collégiens ont reçu, hier, un chèque du ministère de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale. Ils bénéficient chacun d'une aide financière de Rs 300 par mois.
C'est un événement annuel au cours duquel le SILWF, qui opère sous l'égide du ministère de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale, a remis des chèques et des présents aux enfants des laboureurs et artisans de l'industrie sucrière. Ces enfants reçoivent une aide de cette instance durant leur scolarité au secondaire. Ainsi l'allocation de fonds pour ces boursiers se fait chaque six mois, chacun recevant une somme de Rs 1 800, pour leurs besoins scolaires. En principe, ils ont droit à cette allocation jusqu'au School Certificate. Néanmoins, le SILWF fait provision pour certains jeunes qui souhaitent poursuivre leurs études au niveau de la Higher School Certificate. Dans ce cas, l'allocation d'aide financière passe à Rs 400 mensuellement.
Le rôle du SILWF vise surtout à contribuer à améliorer le niveau d'éducation des élèves dont les parents travaillent dans l'industrie sucrière. Hormis les boursiers des examens du CPE, l'organisation a différents plans d'aide pour la poursuite des études secondaires et supérieures. Parmi, la création d'un fond de Rs 1 milliard dans le budget 2008/09 pour la formation, le développement des ressources humaines dans le cadre de la démocratisation de l'enseignement.
PRODUCTION LAITIÈRE Soutien de l'AMB
Pasteurisation : Rs 1,25 M à une société coopérative
Dans le cadre du Milk Marketing Scheme, pour lequel l'Agricultural Marketing Board (AMB) a voté un budget de Rs 5 millions, un chèque d'un montant de Rs 1,25 million a été remis, hier, à la Cheng Cheng Mixed Farming Cooperative Society Ltd (CCMFCSL), implantée à Rose-Belle, pour la création d'une nouvelle unité de pasteurisation.
" Il faut prendre le taureau par les cornes pour assainir la situation au niveau local ", a affirmé le General Manager de l'AMB, Parmanand Ramnawaz, lors de la cérémonie de remise de chèque à la CCMFCSL, à Rose Belle, hier. Cela en présence du ministre de l'Agro-industrie et de la pêche, Arvin Boolell, également député de la circonscription, et de ses deux colistiers, Rajesh Jeetah, ministre du Commerce et de l'Industrie, et Sutyadeo Moutia.
" Auparavant, l'AMB détenait une position monopolistique, mais suite à la libéralisation, une part du marché est laissée à des opérateurs locaux pour ce qui est de la production laitière ", a rappelé M. Ramnawaz. " L'AMB doit se réinventer et relever les nouveaux défis qui s'imposent ", a-t-il ajouté.
Pour sa part, le deuxième député de la circonscription, le ministre Rajesh Jeetah, a rappelé que la CCMFCSL est la quatrième société à bénéficier d'un soutien sous ce scheme. " Le pays importe presque pour Rs 1 milliard de produits laitiers et, vu les problèmes au niveau mondial, les prix du pétrole, de l'alimentation et les économies en difficulté, il est impératif de trouver des solutions ", plaide M. Jeetah. " Kan ena problem, bizin met latet ansam, aport solision ", a ajouté le ministre du Commerce. Il précise que les différentes sociétés coopératives regroupent 150 000 personnes et apportent une grande contribution au pays. Il a les a encouragées à se regrouper pour mieux faire face aux nombreux défis qui s'imposent. Il a ajouté que ces sociétés bénéficient déjà de nombreuses facilités offertes par le gouvernement, que ce soit au niveau fiscal ou à celui de la formation.
" Des objectifs très précis sont visés en offrant ce don, tel que l'acquisition d'équipements modernes, entre autres ", a déclaré, de son côté, le ministre de l'Agro-industrie et de la Pêche, Arvin Boolell. " Il faut produire du lait, mais il ne faut pas oublier la valeur ajoutée, qui va apporter plus d'argent car la qualité sera meilleure ", a-t-il ajouté. Il a rappelé qu'à Nouvelle-Découverte, une ferme produit et vend déjà son lait à des hôtels. Il a soutenu que l'élevage prend de l'ampleur car le prix d'importation du lait n'est plus abordable. Le ministre a également fait ressortir que l'AMB s'aligne sur les pratiques de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Par ailleurs, le ministre Boolell a lancé un appel à la firme SKC Surat, dont les directeurs étaients présents, les invitant à se mettre en contact avec les sociétés coopératives afin d'importer plus d'animaux pour augmenter la production laitière dans le pays.
Cheng Cheng Mixed Farming Cooperative
Située à Rose Belle, la Cheng Cheng Mixed Farming Cooperative Society Ltd a été créée il y a deux ans. Elle est engagée dans l'élevage de vaches pour la production laitière, dans un espace qui a été mis à sa disposition par la Rose-Belle Sugar Estate. Actuellement, elle possède 25 vaches qui produisent environ 75 litres par jour. La main-d'uvre est constituée de huit personnes. " Grâce à ce don, nous envisageons d'importer 10 vaches d'Afrique du Sud afin d'augmenter la production de 100 litres par jour ", affirme le président de la société, Shyam Raigobin. Cette société coopérative se lancera ainsi dans la collecte du lait parmi les éleveurs dans le Sud de l'île. Après avoir collecté le lait, elle le pasteurise et le distribue pour la vente dans les hôtels et les supermarchés.
AUDIOVISUEL Réunion de l'ARTOI
La MBC bientôt un centre de formation régional
La Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) deviendra, sous peu et avec l'aide de RFO, un centre de formation régional pour les journalistes et les techniciens audiovisuels de l'océan Indien. C'est ce qu'annonce le directeur général de la MBC, Bijaye Madhou, qui est également président de l'Association des Radio-Télévisions de l'océan Indien (ARTOI). Cette question, parmi d'autres, a été discutée la semaine dernière, lors d'une réunion de cette organisation à Madagascar.
Selon M. Madhou, qui a participé aux travaux de cette réunion, ce centre va offrir une formation à tous les employés appartenant aux diverses radio-télévisions de la région qui souhaitent s'y inscrire. Elle sera animée par des formateurs de RFO. " Nous avons un grand besoin de formation dans notre région ", a-t-il déclaré au Mauricien, avant de plaider pour plus davantage d'échanges, surtout entre les journalistes des radios et télévisions de l'océan Indien. Cette initiative a également pour but de cimenter les liens entre les habitants des cinq îles de la région, pour en faire " des citoyens de l'océan Indien ".
Dans cette optique, les responsables des cinq radio-télévisions de la région ont commencé à échanger deux éléments d'informations sur une base quotidienne. Ce qui permet à chaque station d'avoir à sa disposition dix éléments quotidiennement venant des autres îles, prêts à être diffusés. " Nous souhaitons faire ces échanges par voie Internet, mais le débit dans chacun des cinq pays est inégal. Nous étudions les moyens satellitaires, mais il faut voir comment intégrer les Seychelles et les Comores dans ce projet. Maurice, Madagascar et La Réunion sont déjà reliés par un système satellitaire ", a déclaré M. Madhou.
Enfin, les cinq stations travaillent sur un magazine bimestriel appelé ILEOI (Iles de l'ocean Indien). C'est un magazine d'actualités financé par la Commission de l'océan Indien (COI) et auquel contribuent les journalistes des cinq stations. Ce magazine est réalisé par RFO, qui a comme associé dans ce projet Canal France International (CFI). " Deux éditions de ce magazine ont déjà été faites. Vu le succès obtenu, nous pensons le produire sur une base mensuelle ", a dit M. Madhou.
BIBLIOTHÈQUE NATIONALE Les 21 et 22 juillet
Atelier par l'ex-directrice de la BN de Malaisie
Nurturing a reading culture in a virtual environment : What librairies can do ? et Librairies as a heritage of a new nation. Ce sont là les thèmes qui seront exploités lors des deux jours d'atelier organisé par l'Ibn Sina (Avicenna) Academic Research Centre (ISARC) de Quatre-Bornes, en collaboration avec la National University de Malaisie et la Bibliothèque Nationale (BN). Le séminaire sera animé par Zawiyah Binti Baba, ancienne directrice de la BN de Malaisie.
C'est dans le cadre du programme d'échanges de l'ISARC que s'insère la venue à Maurice de Mme Binti Baba, actuelle Principle Research Fellow à l'Institute of the Malay World and Civilization of the National University of Malaysia. Parallèlement à cette visite, l'ISARC recevra également la visite de l'Associate Professor Supyan Hussin, Senior Research Fellow of the Institute of the Malay World and Civilization et Senior Lecturer of Language Studies and Linguistics à la Faculté des Sciences sociales, à la National University de Malaisie.
L'Associate Professor, Supyan Hussin, qui est le Honorary Academic Director du centre de Quatre-Bornes, en sera à sa troisième visite à Maurice. Les thèmes de l'atelier seront axés, indique Houssain Rajah, directeur de l'ISARC, sur les bibliothèques numériques. Une formation à l'intention des bibliothécaires de l'île est par ailleurs prévue dans le cadre de la visite des deux universitaires. Il est également prévu qu'ils animent de conférences dans le cadre du programme d'échanges avec l'ISARC.
Quelque 61 bibliothécaires sont actuellement enregistrés auprès du Council of Registered Librarians Act. Yves Chan Kam Lon indique que quelque 25 nouveaux bibliothécaires, venant de terminer leur formation, viendront bientôt s'ajouter aux 61 autres.
L'ISARC, une institution académique, à but non-lucratif et encourageant les recherches interdisciplinaires et le dialogue, travaille avec un réseau d'universitaires de plusieurs pays. Elle a pour objectifs de stimuler des débats dans divers domaines : politique, économie, éducation, environnement. Son département Management Social Science and Humanities dispense des cours à court et à long terme.
PUBLICATION Spiritualité universelle
Un deuxième livret de Rajoo Rangasamy
Après un premier livret sur la spiritualité universelle paru en février dernier intitulé L'homme et son développement, Rajoo Rangasamy vient de compléter un deuxième volet toujours sur le même thème mais avec pour axe et pour intitulé Le chemin qui mène vers la perfection.
" La spiritualité universelle nous permet de chercher un enseignement chargé en principe du salut de l'âme, qui offre aussi la santé du corps et de l'esprit. Elle nous aide à cultiver une grande tolérance, à éliminer les barrières de la discrimination raciale et religieuse et à chercher la vérité ", explique l'auteur, Rajoo Rangasamy, qui, après des recherches poussées sur la spiritualité universelle, a compilé ses conclusions sur la quête de la perfection spirituelle dans ce nouveau fascicule.
En effet, pour l'auteur, qui a signé plusieurs dossiers sur les préceptes spirituels de plusieurs maîtres pour le compte de l'hebdomadaire Le Dimanche, où il a été journaliste pendant trois ans, le temps est venu d'aborder la vie avec une nouvelle vision et de se donner les moyens de pousser plus loin ses réflexions. " Le but de mon enseignement est de permettre à chacun de développer ses propres facultés pour être plus à même à se guider spirituellement et pour pouvoir développer les capacités nécessaires pour pratiquer l'autoguérison ", indique l'auteur qui souligne toutefois que la mise en pratique de ces préceptes nécessite une bonne santé tant physique que morale.
Continuant sur la même lancée que le premier livret, la récente publication est emplie de messages pour les jeunes, comme l'indique l'auteur lui-même dans son introduction : " Je vise surtout cette jeunesse qui est gravement malade et qui demande une attention très particulière... " Là où la pertinence de ce livret mérite d'être soulignée c'est dans son analyse de la jeunesse, de l'aide qui devrait leur être apportée et dans la mise en lumière des failles de notre système éducatif.
D'autre part, la médiumnité en tant que don à développer soi-même est également abordée dans son ensemble mais toutefois c'est dans le prochain fascicule que le channelling, c'est-à-dire la création d'un passage pour la communication avec un esprit de lumière sera abordé.
Souhaitant aborder la spiritualité dans son ensemble, l'auteur prévoit au total dix livrets d'une cinquantaine de pages. Les prochaines publications se pencheront sur les énergies, le magnétisme, les lumières, l'aura, les chakras, les consciences en multiples dimensions, les incarnations et la réincarnation entre autres. Ces thèmes qui sont quand même sujets à débat seront étoffés par des témoignages.
Le chemin qui mène vers la perfection sera en vente à partir de dimanche à Rs 35 chez les principaux marchands de journaux de l'île et peut être également obtenu en contactant l'auteur sur le 715 4610.
DOLÉANCE : le 8902 de MT ne répond pas
Cela fait deux jours que cet abonné de la prestation ADSL de Mauritius Telecom essaie de se mettre en contact avec le département technique de My. T, mais rien n'y fait malgré des tentatives récurrentes - qui s'avèrent toujours vaines, - notamment pour se plaindre que sa ligne ADSL fonctionne par intermittences.
Et sur le 8902 la promesse de vous mettre en contact avec un agent technique ne se réalise pas. Comme indiqué par le service 150 des renseignements, cet abonné appelle le 8902 où il est accueilli par une voix off qui lui demande de presser la touche 2 pour le service My. T, et encore le 2 pour l'assistance technique, mais à partir de là il n'y a personne qui répond. C'était encore le cas ce matin aux alentours de 8h20. Ce qui est quand même une absurdité et un comble pour une entreprise de téléphone.
Voilà une entreprise qu'on dit performante, efficiente, qui réalise des profits annuels de plus de Rs 2 milliards sur le dos de ses clients/abonnés (cette ligne ADSL coûte à cet abonné Rs 850 mensuellement) et qui est incapable de fournir un service digne de ce nom. Est-ce seulement les profits à engranger aux dépens de ses abonnés qui intéresseraient Mauritius Telecom ?
RÉUNION ROAD GS : Open Day ce samedi
Les membres de la Parents Teachers Association de Réunion Road Government School, avec la collaboration des enseignants, tiennent une journée portes ouvertes ce samedi 12 juillet de 9 h à 17 h dans l'enceinte de l'école. Cet événement sera couplé à un don de sang organisé par le ministère de la Santé au même moment. Le président de la Parents Teachers Association, Nasser Phutully, estime que c'est une bonne initiative d'encourager ces élèves, dès un jeune âge, à s'engager dans le travail social. Il ajoute qu'un déjeuner sera offert aux enfants de Save the Children de Vacoas.