CPI Relevé mensuel du BCS


Inflation : taux de 8,8% confirmé pour 2007/2008


MULTILATÉRALES Agoa et OMC


Forum de l'AGOA : Sithanen à Washington du 14 au 16 juillet


TOP 100 COMPANIES Selon Business Magazine


Profits : plus de Rs 1 Md pour dix groupes locaux et les banques


ENVELOPPE D'AIDE Initialement prévue pour l'année dernière


Commission européenne : Rs 200M pour soutenir la réforme sucrière


CPI Relevé mensuel du BCS


Inflation : taux de 8,8% confirmé pour 2007/2008

Le Bureau central des Statistiques (BCS) vient de confirmer que le taux d'inflation pour l'année financière 2007/2008 est de 8,8%. Soit un niveau inférieur à celui enregistré en 2006/2007 (10,7%).

Selon les données mensuelles recueillies par le BCS, l'indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 0,4 point le mois dernier pour atteindre 113,4 points. Pour les douze mois se terminant au 30 juin 2008, l'indice a progressé de 13,4 points. Le mois écoulé a été marqué par les changements suivants dans le CPI :- riz (autre que celui importé par la STC) : +0,3 point ; légumes : +0,1pt ; fruits : -0,1pt ; autres produits alimentaires : +0,1pt ; services téléphoniques :-0,1pt ; autres produits/services : +0,1pt.

Concernant l'évolution des sous-indices, les données officielles montrent que pour les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées, une hausse de 1,1% a été notée le mois dernier. Le sous-indice pour le mobilier/équipement ménager a augmenté de 0,6% alors que ceux du transport et de la restauration ont aussi grimpé de 0,2%. Les sous-indices pour la communication, la santé et les activés recréatives ont accusé un léger repli.

Le BCS n'a pas encore rendu publique son estimation du taux d'inflation pour l'année civile 2008. Selon les premières indications, un taux à deux chiffres ne peut être écarté, la Banque de Maurice ayant déjà lancé une mise en garde à cet effet.

Par ailleurs, une première analyse des retombées de la récente majoration de 20% des prix des produits pétroliers (essence, diesel et huile lourde), applicable depuis le 2 juillet dernier, fait voir que cette augmentation pourrait se traduire par une progression d'un point du CPI. L'effet sur le taux d'inflation est estimé à 0,5%. L'année financière 2008/2009 démarre mal, du moins pour le sous-indice "Transport", car on a aussi enregistré, en ce début de mois, une augmentation des tarifs de la road tax.

Notons, par ailleurs, que le taux d'inflation en 2007 s'était élevé à 8, 8%.


MULTILATÉRALES Agoa et OMC


Forum de l'AGOA : Sithanen à Washington du 14 au 16 juillet

Deux missions internationales attendent le VPM et ministre des Finances, Rama Sithanen, après l'adoption du Finances Bill portant sur la mise en œuvre des mesures budgétaires, la semaine prochaine. Il quittera le pays le 12 juillet d'abord pour Washington, pour participer aux travaux du Forum de l'Agoa prévu du 14 au 16 juillet, et ensuite pour Genève, où les principaux acteurs de l'OMC se rencontreront du 21 au 25 juillet dans l'espoir de relancer le cycle de Doha consacré au développement.

Le Forum de l'Agoa, qui réunit chaque année les Etats-Unis et les pays africains membres de l'Agoa, a lieu alternativement dans un pays africain et à Washington. La dernière rencontre a eu lieu à Acra au Ghana l'année dernière et la septième réunion est prévue cette année à Washington.

Les travaux du forum s'articuleront, cette année, autour du thème : Mobilizing Private Investment for Trade and Growth. Les débats porteront sur la création d'un climat des affaires susceptible d'encourager l'investissement privé et d'aider à mobiliser les capitaux nécessaires pour financer les investissements. Les discussions ministérielles sous la présidence de Susan Schwab, représentante des services commerciaux américain (USTR), auront lieu le 15 juillet au département d'Etat. Les représentants des secteurs privés et des groupes de la société civile se rencontreront respectivement les 14 et 16 juillet.

Avec l'admission de la Mauritanie, l'année dernière, et du Togo, cette année, le nombre des pays africains membres de l'Agoa a été porté à 40.

Dans une déclaration au Mauricien, Rama Sithanen a indiqué qu'il profitera de l'occasion pour évoquer l'octroi d'une dérogation à Maurice lui permettant d'utiliser les tissus en provenance d'un pays tiers pour manufacturer les produits textiles et les prêts à porter pour le marché américain (3rd Country Fabric). L'octroi de cette dérogation à Maurice avait été attaché récemment au Miscellaneous Tariff Bill qui devait être présenté au Congrès américain et qui n'a, malheureusement, pas eu de suite. Le ministre Sithanen continuera le lobbying afin que cette provision puisse figurer dans un autre texte de loi. Une rencontre est prévue avec le sénateur Jim Mc Dermott pour évoquer le New Partnership for Development Act qui pérennise les facilités offertes par l'Agoa concernant l'entrée hors taxe des produits manufacturés dans les pays les moins avancés aux Etats-Unis. Cette législation encourage le développement des infrastructures et la formation afin d'aider à la croissance et à la gestion économique.

Rule of Law

Le texte de loi contient des provisions nécessitant le respect des droits de travail par les pays bénéficiaires. " The legislation also recognizes and rewards nations that use market-based economies, practice Rule of Law, recognize political pluralism and protect human rights ", fait-on ressortir. Aux termes de cette loi, US $ 5 milliards doivent être investis " in trade capacity-building and infrastructure development in LDCs ".

Les négociations en vue de la conclusion d'un Bilateral Investment Treaty, l'équivalent des accords pour la promotion et la protection des investissements, se poursuivront.

Maurice, avec le Lesotho et le Ghana, est considérée comme un des pays ayant utilisé avec succès les facilités offertes par l'AGOA. Le pays figure parmi les cinq principaux exportateurs de textiles vers les Etats-Unis, aux côtés du Lesotho, de Madagascar, du Kenya et du Swaziland. Il exporte depuis peu des produits du seafood hub, en particulier le thon.

A Genève, Rama Sithanen participera à la réunion du "greenroom" de l'OMC qui regroupe que 26 pays membres, dont les Etats-Unis, l'Europe, l'Inde et le Brésil. Cette réunion vise à effectuer une ultime tentative en vue de relancer les débats sur le cycle de Doha consacré au développement. Le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, estime qu'un accord dans les grandes lignes sur la libéralisation des échanges mondiaux était " faisable ", malgré le pessimisme ambiant et les fortes réserves de la France, qui préside l'Union européenne. " Si j'ai convoqué une réunion ministérielle, c'est parce que je pense que c'est faisable de parvenir à un accord cadre, mais ce n'est pas fait ", a-t-il déclaré lors d'un colloque organisé au Parlement européen à Bruxelles sur la lutte contre la faim dans le monde.

Selon la presse internationale, Pascal Lamy joue son va-tout en convoquant cette réunion. Les ministres des plus grandes puissances commerciales de la planète tenteront de conclure les négociations sur la libéralisation des échanges mondiaux. Elles ne progressent que laborieusement depuis leur lancement en 2001.

Le nouveau président de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy, s'est montré très critique vis-à-vis de Pascal Lamy et du commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, depuis le début de la semaine. " Lamy et Mandelson voudraient nous faire accepter un accord au terme duquel l'Europe s'engagerait à diminuer de 20 % sa production agricole, à diminuer de 10% ses exportations agricoles ", avait déclaré Sarkozy dans une interview télévisée. " C'est 100 000 emplois supprimés, je ne le laisserai pas faire ", avait-il ajouté. Dans une interview accordée au Mauricien hier, l'ambassadeur de France à Maurice, Jacques Maillard, souligne que l'Europe, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, veut être un régulateur de la mondialisation.

Rama Sithanen a fait comprendre, pour sa part, qu'il compte plaider pour les pays vulnérables et insistera sur l'octroi de l'aide au commerce pour des pays en développement et pour Maurice.


TOP 100 COMPANIES Selon Business Magazine


Profits : plus de Rs 1 Md pour dix groupes locaux et les banques

Le dernier classement des Top 100 Companies, publié par Business Magazine et basé sur les résultats de 2007, indique que 54 entreprises ont enregistré un chiffre d'affaires de plus de Rs 1 milliard contre 46 en 2006. Le chiffre d'affaires total de ces 100 premières entreprises s'élève à Rs 232,3 milliards, soit une progression de 18,6 % par rapport à la performance des entreprises figurant dans le classement 2006. Pour ce qui est des profits, la publication annonce que dix compagnies (incluant 4 groupes bancaires) ont réalisé des profits de plus de Rs 1 milliard. Autre fait notable signalé : pour la première fois, les actifs totaux des Top 100 et des 19 banques ont franchi la barre des Rs 1 000 milliards pour s'établir à Rs 1 023 Md.

Le chiffre d'affaires 2007 combiné des Top 100 Companies, une publication de Business Magazine, a dépassé pour la première fois les Rs 200 milliards pour se situer à Rs 232,3 Md. Selon le relevé, 54 de ces 100 premières entreprises ont réalisé un chiffre d'affaires de plus de Rs 1 milliard et on note que 21 ont annoncé un chiffre d'affaires de plus de Rs 3 Md, avec Air Mauritius et le groupe IBL aux premières loges compte tenu d'un chiffre d'affaires de plus de Rs 10 Md. Business Magazine note que huit entreprises ou groupes ont fait leur entrée dans ce qu'il appelle le " exclusive billion-rupee turnover club ". Ce sont : Denim de l'île Ltd. (Rs 1,6 milliard), Ramdenee Group (Rs 1,3 Md), World Knits Ltd. (Rs 1,2 Md) ; Socota Mauritius Textile Mills Ltd. (Rs 1,2 Md), The State Insurance Corporation of Mauritius (Rs 1,1 Md), Appavou Holdings (Rs 1,1 Md), Lafarge (Rs 1,05 Md) et Holcim (Rs 1,05 Md).

Outre Air Mauritius et IBL, qui occupent les deux premières places, les entreprises figurant au haut du classement sont comme suit : CIEL Group (Rs 9,5 milliards) qui a gagné trois places pour se retrouver en 3e position, Shell Mauritius Ltd. (Rs 8,6 Md), British American Investment (Rs 8,2 Md), Food & Allied Industries Ltd (Rs 8 Md), Rogers (Rs 7,9 Md), New Mauritius Hotels (Rs 7,7 Md), Groupe Mon Loisir (Rs 7,2 Md) et Mauritius Telecom (Rs 6,5 Md).

Pour ce qui est des profits, les Top 100 Companies ont affiché un total de Rs 23 milliards, soit une croissance de 21 % par rapport au montant enregistré en 2006. En ajoutant les profits des banques (Rs 15,8 Md), le montant global passe à Rs 38,9 Md. Business Magazine indique que la HSBC pointait en tête du classement avec des profits avant impôt de Rs 3,4 milliards, soit une hausse de 74,8 % par rapport à sa performance de 2006. La MCB venait en deuxième position avec Rs 3,1 milliards (+28,8 %), précédant Mauritius Telecom (Rs 2,4 Md), New Mauritius Hotels (Rs 2,3 Md), Barclays Bank (Rs 1,7 Md), la SBM (Rs 1,7 Md), CIEL Group (Rs 1,4 Md), la Compagnie Mauricienne de Textile Ltée (Rs 1,4 Md), Sun Resorts (Rs 1,2 Md) et Investec Bank Mauritius (Rs 1 Md). Ce sont les seules compagnies et institutions bancaires à avoir réalisé des profits de plus de Rs 1 milliard en 2007. On remarque également que onze entreprises ont déclaré des profits se situant entre Rs 500 millions et Rs 1 Md. Dans ce groupe, c'est Medine Sugar Estates Ltd qui a réalisé la meilleure performance, ses profits grimpant de près de 73 % pour atteindre Rs 890 millions.

Alléger les problèmes sociaux

Commentant la performance générale des entreprises opérant à Maurice et du climat des affaires dans le pays, Lindsay Rivière, directeur de la publication, souligne d'emblée qu'au cours des 15 dernières années, la performance du monde des affaires ne cesse de franchir la barre du milliard de roupies. Il constate également que les actifs des Top 100 Companies, ajoutés à ceux des 19 banques commerciales, ont dépassé les Rs 1 000 milliards pour la première fois en 2007, progressant de 10 % pour se fixer à Rs 1 023 Md. Les actifs des banques se chiffraient à environ Rs 682 Md.

Lindsay Rivière est d'avis que nombre d'entreprises n'ont cessé de se remettre en question, et de mieux s'équiper en vue de faire face aux défis de la mondialisation. " Many groups have rejuvenated themselves, bought themselves new business tools, introduced better control and processes and achieved more organisational agility ", fait-il ressortir.

Le directeur de Business Magazine estime que le secteur des affaires a un important défi à relever : celui de contribuer à l'allégement des problèmes sociaux auxquels le pays fait face. " The country has been good to its businessmen. Companies need to put more of their proceeds of their success back into society ", recommande-t-il, ajoutant que l'harmonie sociale est cruciale pour le développement des affaires. " One cannot be an island of prosperity in an ocean of rising social discontent ", soutient Lindsay Rivière, qui est d'opinion qu'une contribution de 1 ou 2 % des profits équivaudrait à une injection de quelque Rs 800 millions dans un fonds devant aider à l'allégement des problèmes sociaux de divers ordres.


ENVELOPPE D'AIDE Initialement prévue pour l'année dernière


Commission européenne : Rs 200M pour soutenir la réforme sucrière

La Commission européenne a versé ces jours-ci un montant de Rs 200M (4,5 M d'euros) au gouvernement mauricien pour soutenir la réforme de l'industrie sucrière. Par ailleurs, la Commission déboursera 45 millions d'euros ( environ Rs 2 milliard) pour l'année fiscale 2007/08.

Ce montant s'ajoute aux Rs 285M (6,5M) décaissées en juillet 2007 au titre d'un accord portant sur une enveloppe d'aide de quelque Rs 485 M (11 millions d'euros) que la commission européenne et le gouvernement mauricien avaient signé pour favoriser la mise en œuvre du premier volet de la restructuration décrite dans le Multi-Annual Adaptation Strategy (MAAS), document stratégique du gouvernement sur la réforme de l'industrie sucrière.

La Commission européenne souligne que le déboursement de ce montant de Rs 200M était conditionné par l'avancement de la réforme de l'industrie sucrière. Initialement prévu en 2007, il a été retardé par les délais dans les négociations qui n'ont été conclues que le 5 décembre dernier. Ce qui a entraîné un retard dans le programme de restructuration. " Les conditions ont finalement été remplies au début de l'année ", souligne la Commission.

Les quatre indicateurs de performance conditionnant le déboursement des Rs 200M étaient notamment : la fermeture de trois usines et la centralisation de leurs activités sur les usines restantes ; départ volontaire à la retraite de 1500 travailleurs ; programme de formation et de renforcement de capacité pour les 1500 travailleurs qui ont pris leur VRS ; épierrage de quelque 300 hectares de champs de cannes appartenant à des petits et moyens planteurs qui se sont regroupés.

La poursuite du support de la Commission européenne à la mise en œuvre du MAAS s'exprime pour l'année fiscale 2007/2008 par un autre programme de 45 millions d'euros dans le cadre du programme d'appui budgétaire général à la réforme économique de Maurice.