SECONDAIRE CONFESSIONNEL PRB 2008
Extension des horaires : la liberté d'aménagement souhaitée
LUTTE CONTRE L'HOMOPHOBIE Collectif Arc-en-Ciel
Festival de films et "Rainbow march" pour conscientiser la société
TREMBLEMENT DE TERRE Demain à la MPL
Télédon pour Sichuan : appel à la générosité des Mauriciens
SANTÉ Laboratoire de Candos
Hépatite C : 2 026 résultats positifs
LIVRE Voices of Hope
Muscular Dystrophy Association : Rs 235 000 remises par Philippe Wan
ENVIRONNEMENT Au Stade Auguste Volaire samedi prochain
L'usage du vélo pour un style de vie à faible carbone
PROVIDENCE Divergences entre conseillers de village
Des projets désignés prioritaires décriés
SODNAC Suite à l'agression d'une étudiante
Passage souterrain sécurisé à Pellegrin
CUREPIPE Insécurité grandissante
Trafic de drogue et prostitution de mineures à la gare Jan-Palach
VIE ASSOCIATIVE Social
BOBA : pour des règlements appropriés dans le tourisme
CARRIERE Sur le campus de l'UoM hier
Logistique : possibilités d'emploi et de formation analysées
PROJET Formation en leadership
Women in Networking : appel à candidatures
JCI - CONFÉRENCE Le mois dernier
JCIM : reconnaissance mondiale pour des projets mauriciens
Brèves
SECONDAIRE CONFESSIONNEL PRB 2008
Extension des horaires : la liberté d'aménagement souhaitée
Les collèges confessionnels sont favorables à la recommandation du PRB d'étendre les heures de classes jusqu'à 15 h mais insistent sur la liberté des chefs d'établissements à organiser les 30 minutes supplémentaires en fonction des besoins spécifiques des élèves. Cependant, indiquent des responsables, il est difficile de réorganiser l'emploi du temps en milieu d'année scolaire de manière à ce que chaque enseignant assure 30 " periods " par semaine (autre recommandation du PRB), ajoutant que la seule solution, si les nouveaux horaires entrent en vigueur le 1er août, serait d'allonger chaque cours de 5 minutes.
Dans les collèges secondaires privés confessionnels, le personnel enseignant a une attitude conciliante face à cette recommandation de PRB de terminer l'école à 15h au lieu de 14h30. Cependant ils ont des réserves dans le cas où ce temps supplémentaire sera consacré à une " classe traditionnelle ", soit à l'enseignement des matières académiques. " Nous sommes d'accords pour travailler jusqu'à 15h mais nous serons à côté de la plaque si c'est pour ajouter du "talk and chalk". Il faut que ces trente minutes soient utilisées à bon escient. La PSSA devrait laisser la liberté aux écoles d'organiser cet espace libre en fonction des besoins des élèves et en tenant compte aussi de ce que notent les chefs de départements ", suggère Lysie Ribot, présidente du syndicat du personnel enseignant et non enseignant des collèges confessionnels catholiques et non catholiques. " Quelle que ce soit l'activité décidée, elle se déroulera sous la supervision d'un enseignant ", souligne la syndicaliste..
Gilberte Chung, la directrice du Bureau de l'Education Catholique, et Mirella Couronne, directrice du Collège St Andrews, sont du même avis et lancent un appel pressant dans cette direction aux autorités concernées. " Que chaque collège ait cette liberté d'action de décider de la meilleure façon d'utiliser ce temps, dans l'intérêt avant tout des élèves. Je vais discuter avec le staff à ce sujet ", demande Mme Couronne. " C'est l'occasion d'élargir le curriculum pour faire de la place aux sujets non académiques. Mais il ne faudrait pas que la PSSA vienne imposer aux établissements ce qu'ils doivent faire ", ajoute Mme Chung.
Les propositions pour occuper ces 30 minutes additionnelles ne manquent pas du coté des enseignants et des directeurs de collèges : cours de rattrapage en cas de besoin, organisation d'activités non académiques, classes des valeurs humaines, projection de films, sessions de counselling. " Je suis chef de département d'anglais et je note que mes élèves ont des faiblesses au niveau de l'oral. J'aurais bien voulu utiliser cet espace pour organiser des discussions en anglais sur des sujets d'actualité ", dit une enseignante.
Cependant, la recommandation faite par le PRB d'appliquer les nouveaux horaires à partir du 1er août prochain, soit en début du dernier trimestre scolaire, étonne les responsables d'établissements. " Est-ce que le PRB ignore que l'emploi du temps de chaque année scolaire est fixé bien avant le début de l'année et qu'il est soumis à l'approbation de la PSSA ? Au 1er août, nous sommes déjà dans les préparatifs des examens de fin d'année et il est difficile de tout réorganiser ", commente Lysie Ribot.
Si les autorités s'alignent sur la recommandation du PRB d'appliquer les nouveaux horaires à compter du 1er aout, les responsables des collèges n'auront d'autre choix, jusqu'à la fin de l'année, que d'allonger chaque classe de 5 à 10 minutes. " Cela pose un problème technique car l'enseignant devra continuer à travailler 28 périodes par semaine alors que le PRB en préconise 30 ", fait remarquer la présidente du syndicat des collèges confessionnels.
D'autre part, des responsables de collèges privés regrettent que le PRB ne leur ait pas donné des moyens, d'une part d'encadrer des élèves à problèmes et, de l'autre, de contenir le phénomène d'indiscipline. Leurs requêtes pour l'embauche d'un psychologue et d'un Discipline Master n'ont en effet pas été retenues.
LUTTE CONTRE L'HOMOPHOBIE Collectif Arc-en-Ciel
Festival de films et "Rainbow march" pour conscientiser la société
Pour sa troisième année d'existence, le Collectif Arc-en-ciel, qui milite contre l'homophobie, propose une série d'activités pour conscientiser la société sur le respect des différences sexuelles. Ce soir débute, au Kitsch Pub d'Ebène, un festival de films et de courts métrages. Et ce samedi 7, le collectif organise la désormais traditionnelle Rainbow March à Rose-Hill.
Cette année, c'est la Pride Party qui a inauguré la série d'activités organisées par le collectif Arc-en-ciel. C'était ce samedi 31 mai. A partir de ce soir jusqu'à ce vendredi 6 juin, le Kitsch Pub d'Ebène abritera le deuxième festival de films et courts métrages LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres).
" En trois ans, nous avons certainement noté des améliorations du point de vue de la mentalité des personnes, indique Laurent Laroche, président du collectif. Cependant, cela ne veut pas dire que tout va pour le mieux. " Préjugés, ignorance, tabous et autres obstacles rendent toujours la vie amère, voire parfois infernale, à ceux et celles qui vivent différemment leur sexualité. " Notre but est surtout de faire prendre conscience à tout le monde que les différences sexuelles existent à Maurice comme partout dans le monde, poursuit M. Laroche. Et nous ne réclamons rien d'autre que le respect envers cette différence d'orientation. "
Conscient " qu'il y a définitivement beaucoup à faire, surtout depuis que le collectif existe et que cette démarche a réveillé les vrais homophobes ", le président du collectif rappelle que la démarche principale et initiale de la jeune association est " de faire respecter cette différence. Sans plus ". " Nous ne cherchons nullement à nous imposer ni imposer notre choix. Notre objectif est d'informer, d'éduquer et de sensibiliser. " Et de reconnaître que la tâche est " encore plus dure, car au sein même de la communauté de personnes ayant ou qui présument avoir une différence sexuelle, il existe des problèmes identitaires. "
Laurent Laroche poursuit : " Vu qu'il y a tellement de préjugés sur la question, et aussi à cause d'une foule de choses, les personnes de la communauté elles-mêmes sont finalement perdues au milieu de tout cela. " Ajoutées à cette complexité, " l'incompréhension, l'ignorance et autres choses encore " font de ces êtres des personnes fragilisées et vulnérables. Le Collectif Arc-en-ciel devient alors " un peu le refuge de ces personnes ". " Nous les accueillons et faisons de notre mieux pour les écouter, les encadrer et les accompagner. " Mais, souligne le président du collectif, " on ne peut faire de miracles. Il y a des personnes qui viennent vers nous en pensant que nous avons le remède miracle à leur disposition. Ce n'est pas le cas. Ce que nous faisons, c'est identifier les problèmes qu'a chacune de ces personnes. Nous travaillons au cas par cas. Et dans la mesure du possible, nous canalisons ces personnes vers des aides spécifiques. "
Le quartier général du collectif, sis à Belle-Rose, accueille régulièrement ses membres et organise des activités communes comme des projections de films suivis de débats et un bring and share " pour permettre aux personnes de se rencontrer et de sortir de leur isolement ".
Ce samedi, le Collectif Arc-en-ciel organise sa troisième Rainbow march en vue de sensibiliser la société mauricienne sur les différences sexuelles. " Les marcheurs sont invités à être au rendez-vous à partir de 11 h dans la cour du Plaza ", indique Laurent Laroche. La marche quittera l'enceinte de la mairie des villes surs vers midi en direction du rond-point principal de Rose-Hill pour revenir vers la mairie.
Le programme du festival LGBT
Un festival de films et de courts métrages réalisés par des professionnels locaux et étrangers est présenté à partir de ce soir, mardi 3 juin, au Kitsch Pub d'Ebene. Les projections auront lieu de 19 h à 21 h. Pas de droit d'entrée mais un plateau à la porte pour recueillir des donations pour le collectif.
Mardi 3/6 : Derniers mots de J. Balass et Amnésie de D. Langlois
Mercredi 4/6 : Succubus d'A. Reid et 533 State Lands de T. Foster
Jeudi 5/6 : Soirée spéciale Sida - 300 scénarii contre un virus
Vendredi 6/6 : Cadillac blues de M. Khaled ; Pink mirror de S. Rangayan ; Happy hookers d'A. Sawhny et Cycle d'Annick Sandian et Jason Lafolle.
TREMBLEMENT DE TERRE Demain à la MPL
Télédon pour Sichuan : appel à la générosité
des Mauriciens
La mairie de Port-Louis en collaboration avec la Fédération
des sociétés chinoises et l'Amicale Maurice-Chine
organise un télédon demain pour une levée
de fonds en faveur des victimes du tremblement de terre dans la
province de Sichuan, en République populaire de Chine.
" C'est dans notre tradition de venir en aide à
des victimes. La Chine qui est un pays ami doit être soutenue
dans ce moment difficile ", a déclaré Fritz
Thomas, le lord-maire. Le télédon durera de 9h30
à 21 heures.
Gao Yuchen, ambassadeur de Chine à Maurice, se dit heureux
de l'initiative de la mairie de Port-Louis d'organiser ce télédon
en faveur des sinistrés du séisme survenu dans la
province du Sichuan, en Chine, en mai dernier. Après ce
violent séisme, dit-il, le gouvernement et le peuple mauriciens
ont témoigné une grande sympathie, soutien et solidarité
à l'égard du gouvernement et du peuple chinois.
Il rappelle que le président de la République, Sir
Anerood Jugnauth, et le Premier ministre, Navin Ramgoolam, ont
adressé respectivement des messages de condoléances
à Hu Jintao, président de la République populaire
de Chine. " Durant les trois jours de deuil national de
Chine, le Président et le Premier ministre ainsi que des
centaines de personnalités mauriciennes de toutes les couches
sociales sont venus à l'ambassade de Chine pour signer
le livre de condoléances et exprimer leur sympathie et
leur solidarité aux sinistrés. " Le gouvernement
mauricien, ajoute-t-il, a fait un don de $ US 300 000 (Rs 8, 4
millions) en faveur des régions sinistrées. "
Nous en sommes très sensibles et très reconnaissants.
C'est dans le malheur qu'on connaît ses vrais amis. "
La Chine et Maurice, poursuit Gao Yuchen, sont des pays amis traditionnels.
" Nous admirons et soutenons ce geste amical, sympathique
et charitable. " Il espère que ce télédon
aura la pleine participation de la population mauricienne, qui,
note-t-il, a toujours fait preuve de générosité
et de solidarité. Le séisme, rappelle-t-il, a été
d'une magnitude de 8 sur l'échelle de Richter et est le
plus puissant tremblement de terre en Chine depuis des dizaines
d'années. Gao Yuchen affirme que le bilan des morts confirmés
dans ce violent séisme a augmenté, s'élevant,
à hier, à 68 516 personnes, alors que 364 552 autres
ont été blessées et 19 851 portées
disparues. " Face à cette catastrophe extrêmement
dévastatrice, le peuple chinois, sous la conduite du gouvernement
chinois, a montré son courage et sa confiance. "
Maintenant, dit-il, tous les Chinois sont unis pour combattre
ce désastre.
Secours
M. Gao Yuchen indique que 130 000 soldats et policiers ont été
déployés dans les régions sinistrées
pour secourir les victimes, et 92 131 employés médicaux
ont participé aux secours dans le Sichuan, dont 220 venus
de pays étrangers et de régions d'outre-mer. Quelques
équipes de secours étrangères et d'experts
médicaux ont été envoyées dans les
régions sinistrées pour participer aux recherches
et sauver les survivants, et un grand nombre de matériels
de secours et les fonds offerts par les Chinois et la communauté
internationale ont été continuellement transmis
aux régions sinistrées. Les dons chinois et étrangers
au profit des régions sinistrées ont atteint 5,33
milliards de dollars jusqu'à hier.
Gao Yuchen souligne que depuis la tragédie, la Chine a
réalisé de grands accomplissements dans les opérations
de secours dans la phase actuelle. À ce jour, 6 541 survivants
ensevelis dans les décombres ont été secourus
et 72 4794 personnes relogées dans des régions sûres.
Les efforts dans la recherche des survivants doivent se poursuivre,
mais, dit-il, le travail de secours après le séisme
est entré dans une nouvelle phase et davantage d'efforts
doivent être déployés en faveur du relogement
de 14 millions de personnes et de la reconstruction post-séisme
dans les régions touchées. " C'est une tâche
extrêmement lourde et coûteuse. Mais nous sommes persuadés
qu'avec les efforts de la population chinoise tout entière
et l'aide de la communauté internationale, le peuple chinois
pourra à coup sûr surmonter toutes les difficultés,
venir à bout de cette calamité naturelle et remporter
la victoire dans le travail de secours ", conclut-il.
Quant à Mario Hung, secrétaire général
de la Fédération des sociétés chinoises
et de l'Amicale Maurice-Chine, il annonce que Lim Thee Kong, un
maître en calligraphie chinoise sera sur l'esplanade de
la mairie durant toute la journée de demain. "
Tous ceux intéressés à écrire leur
nom en calligraphie chinoise pourront le faire et l'argent qui
lui sera versé ira au fonds de solidarité. "
SANTÉ Laboratoire de Candos
Hépatite C : 2 026 résultats positifs
Les analyses effectuées dans le laboratoire du ministère
de la Santé font état de 2 026 cas d'hépatite
C sur 55 135 échantillons de sang (3,7 % des tests pathologiques).
Quelque 422 cas d'hépatite C ont été dépistés
sur 56 230 prises de sang, selon les dernières statistiques
disponibles du ministère de la Santé.
Toxicomanie, tatouages, piercings avec des instruments contaminés
ou encore transfusions sanguines ouvrent la porte à ces
infections redoutables dont l'évolution silencieuse est
souvent ignorée des victimes elles-mêmes. S'il existe
un vaccin pour prévenir l'hépatite B, ce n'est pas
le cas de l'hépatite C. Les estimations du HEB Support
Group, groupe de soutien aux malades, laissent entendre qu'il
y a dans l'île 10 000 personnes atteints d'hépatite.
La majorité des cas sont diagnostiqués chez les
toxicomanes utilisant des seringues. La prévalence de l'hépatite
C est de 25 000 cas, soit 0,4 % de la population. " Nous
continuons à dire qu'il faut vacciner toute le monde et
les personnes à risque, dont le personnel de Santé,
ceux qui sont en contact avec une personne qui souffre d'hépatite
B chronique ", nous a affirmé le Dr Zouberr Jomaye,
gastro-entérologue et président du HEB Support Group.
La chronicité de la maladie ne survient que chez 5
% des malades.
L'hépatite B, maladie contagieuse et sexuellement transmissible,
a une période d'incubation moyenne de 60 à 90 jours,
la durée pouvant augmenter ou diminuer selon la gravité
de l'infection. L'hépatite aiguë se caractérise
par une coloration jaune de la peau et des muqueuses. Dans 70
% des cas, ce type d'hépatite est sans symptômes.
L'incidence de l'hépatite B reflète le niveau économique
du pays : 0,7 % à la Réunion, mais plus de 15 %
en Afrique à cause de fréquentes transmissions mère/enfant
et du faible usage du préservatif.
L'hépatite C peut évoluer pendant 20 ans sans faire
parler d'elle. 50 % à 70 % des porteurs du virus n'ont
aucun symptôme. La cirrhose du foie et le cancer du foie
sont les complications connues de ces types d'hépatite.
Aiguë dans 10 % à 20 % des cas, elle se manifeste
par de la fatigue, des troubles digestifs, des douleurs au foie
et éventuellement une jaunisse.
La vaccination contre l'hépatite B continue à faire
des vagues par des actions en justice retentissantes qui ont défrayé
la chronique en France. Le vaccin est accusé de provoquer
la sclérose en plaques. Les deux laboratoires français
qui ont mis au point et commercialisé le vaccin ont été
critiqués pour n'avoir pas déclaré au moment
de sa commercialisation les effets indésirables, dont des
maladies neurologiques et la sclérose en plaque. Le Dr
Zouberr Joomaye, spécialiste de l'hépato-gastroentérologique,
n'est pas de cet avis. Il soutient qu'" il faut vacciner
tout le monde pour prévenir l'hépatite, qui
est une maladie virale très grave et souvent mortelle ".
LIVRE Voices of Hope
Muscular Dystrophy Association : Rs 235 000 remises par Philippe
Wan
Le succès que connaît le livre Voices of Hope
depuis sa parution, avec quelque 700 exemplaires vendus en
sept semaines, a permis à l'auteur, Philip Wan, de non
seulement toucher un public et des autorités jusque-là
assez indifférents au sort des 35 adolescents mauriciens
atteints de dystrophie musculaire, mais aussi de recueillir Rs
235 000 provenant de la vente de livre, somme qui a été
remise au président de la Muscular Dystrophy Association
(MDA) lors d'une cérémonie au siège de l'association,
à Forest-Side, samedi.
C'est une formidable chaîne de solidarité qui s'est
en effet formée autour de ces jeunes malades et de leurs
parents depuis la parution de ce recueil de témoignages
qui donne la parole à cinq d'entre eux et à deux
mamans. Outre le chèque remis hier, le soutien de plusieurs
personnes contactées personnellement par l'auteur et d'autres
encore émues par les paroles d'espoir de ces enfants s'est
traduit par des donations qui ont afflué à l'association
qui les regroupe. Ce " coup de pouce de Dieu " à
la MDA en la personne de Philip Wan - ainsi que le qualifie son
président, Soodesh Patroo -, se présente sous diverses
formes.
Lors de son allocution, Philip Wan a énuméré
entre autres dons reçus, plusieurs fauteuils roulants motorisés
et des laptops à un certain nombre de jeunes malades, des
billets d'avions gratuits aux garçons et des remises de
50% à leurs accompagnateurs pour des séjours à
Rodrigues, de même que l'hébergement gratuit dans
des hôtels 5-étoiles. Cette contribution d'Air Mauritius
s'insère dans le cadre d'un projet de la MDA appelé
Who will fix it ?, visant à aider les patients à
réaliser un de leurs rêves les plus chers. Autre
don confirmé : un appareil de ventilation spécial,
le premier du genre, au coût de Rs 150 000, précieux
à la respiration du malade, dont les muscles respiratoires
s'en trouvent à terme atrophiés. Des contributions
reçues ont également facilité l'accès
à des examens médicaux, notamment des voies respiratoires,
ainsi qu'à des sessions de physiothérapie à
domicile et des programmes d'alimentation adaptés. Des
discussions se poursuivent par ailleurs avec des organismes de
l'Etat sur les moyens d'améliorer les conditions de vie
des jeunes malades.
D'autre part, Philip et Danielle Wan ont été reçus
récemment à la State House par le président
de la République, sir Anerood Jugnauth, à qui ils
ont remis un exemplaire du livre. De même, jeudi dernier,
lors d'un entretien qu'a eu le couple avec le Premier ministre,
et au cours duquel une copie de Voices of Hope lui a été
remise, Navin Ramgoolam s'est déclaré profondément
touché par le sort de ces adolescents et a promis l'aide
du gouvernement à la MDA.
Aussi, samedi, devant une trentaine de membres de la MDA venus
d'aussi loin que Cité La Chaux, Flacq, Bel Air, et St Aubin,
entre autres, M. Wan a remercié tous ceux qui ont contribué
à cet élan de solidarité, saluant chaleureusement
l'engagement personnel de M. Jacques Rivet, directeur général
du groupe Le Mauricien Ltd, dont l'apport logistique a permis
la publication de l'ouvrage, de même qu'une édition
spéciale vendue auprès de bienfaiteurs à
travers des réseaux de contacts. Vu le succès remporté
par l'ouvrage, une seconde édition est prévue pour
bientôt.
Pour sa part, le président de la MDA, Soodesh K. Patroo,
a remercié l'auteur pour ce geste philanthropique dont
les retombées " sont venues donner une nouvelle
vie à l'association ". Il a loué le dévouement
et le temps précieux qu'accorde M. Wan, ainsi que son épouse,
à la cause des patients. La MDA, - qui a pour fondateur
Amalsingh Badal et pour directeur, Gabriel Siméon -, accueille
en ce tout nouveau membre dont c'était la première
fonction samedi, un expert international de la cause des enfants
puisque Philip Wan a travaillé pendant 22 ans dans de nombreux
pays pour le compte de l'Unicef.
ENVIRONNEMENT Au Stade Auguste Volaire samedi prochain
L'usage du vélo pour un style de vie à faible
carbone
Les amateurs de bicyclettes sont invités le samedi 7 juin
prochain à 9 heures au Stade Auguste Voltaire, Flacq, pour
marquer la Journée mondiale de l'environnement qui a pour
thème cette année "Non à la dépendance
! Pour une économie à faible émission de
carbone". Outre ce cyclo-rallye de 23,5 km, le ministère
de l'Environnement, organise, entre autres activités, une
campagne de nettoyage des rues à Port-Louis et lance le
programme Green School Project.
" Avec le changement climatique qui devient un des problèmes
les plus urgents de notre temps, le Programme des Nations Unies
pour l'Environnement (PNUE), a proposé cette année
le thème de "Non à la dépendance
! Pour une économie à faible émission de
carbone" pour célébrer la Journée
mondiale de l'environnement (JME). Il demande aux pays, aux industries
et aux communautés de modifier les comportements en vue
de parvenir à des économies et styles de vie faibles
en carbone. Rouler à bicyclette pour ses petits déplacements
au lieu de prendre sa voiture est un exemple de comportements
que nous pouvons encourager parmi nos jeunes et nos moins jeunes
", explique une source au ministère de l'Environnement
(MoE).
Le MoE attend la participation d'environ 300 jeunes et celle d'une
trentaine de professionnels de la petite reine pour ce cyclo-rallye
de samedi prochain. Long de 23,5 km, le parcours comprendra les
endroits suivants : Stade Auguste Volaire (Flacq) - Argy - Bramsthan
- Ecroignard - Caroline - Bel Air Rivière Sèche
- Trou d'Eau Douce - Palmar - la plage publique de Belle-Mare
(près du Sailing Centre).
" Du Stade Auguste Volaire jusqu'à KFC, sur une
distance d'environ 200 mètres, les cyclistes seront précédés
par l'orchestre de la police. À partir de KFC, ils seront
précédés par un char et par les membres du
Police Bike Patrol. Au cas où il y aura des cyclistes qui
éprouveront des difficultés à suivre le peloton,
un "camion balayeur" sera là pour les aider ",
précise notre interlocuteur. " Ce cyclo-rallye
n'est pas une course, mais vise plutôt à sensibiliser
les habitants des quartiers qu'il va traverser aux bienfaits d'une
économie à faible émission de carbone. Car
dans le char, un animateur donnera des conseils sur l'environnement
", ajoute-t-elle.
Selon notre source, on réduit les émissions de carbone
en diminuant l'utilisation de l'énergie. Et l'on réduit
celle-ci en évitant le gaspillage : rouler à vélo
ou marcher autant que possible, éteindre les lumières,
les climatiseurs et les ordinateurs quand on ne les utilise pas.
On peut également augmenter notre efficience énergétique
en utilisant moins d'électricité. " Nous
devons aussi revoir nos styles de vie : éviter le gaspillage,
n'acheter que les produits dont on a besoin, minimiser les déchets
en adoptant le principe des trois R : Réduire, Réutiliser
et Recycler ", précise encore notre interlocuteur.
Les mesures que préconise par ailleurs le PNUE pour promouvoir
une économie à faible émission de carbone
comprennent, entre autres, une utilisation plus judicieuse de
l'énergie dans les bâtiments et les appareils électriques,
y compris les ampoules, jusqu'à un changement vers des
formes plus propres et renouvelables de production énergétique
et également de systèmes de transport. L'accent,
durant la célébration de cette Journée mondiale
de l'environnement sera également mis sur le rôle
des forêts pour contrer l'augmentation des gaz à
effet de serre.
Les célébrations marquant la JME 2008 débuteront
toutefois le 5 juin, avec le lancement du Green School Project
à la Bon-Accueil State Secondary School. " Ce projet
vise à promouvoir la responsabilité environnementale
et un style de vie durable dans 5 écoles primaires et 5
collèges dans un premier temps ", indique notre
source. La communauté scolaire (élèves, enseignants
et parents) sera impliquée dans le compostage, le recyclage
du papier, la collection de bouteilles en plastique, la réalisation
des fresques. Des compétitions de quiz, des Environment
clubs, Environmental fairs et autres activités de levée
de fonds sont également prévus.
Le même jour, dans la capitale, Marie Reine de la Paix,
le Jardin de la Compagnie, la Place d'Armes, la Jardin de la Plaine
Verte et certaines rues de Port-Louis feront l'objet d'une campagne
de nettoyage organisée conjointement par le MoE, la municipalité
de Port-Louis et le secteur privé. De même, les passerelles
aériennes surplombant l'autoroute seront nettoyées
et embellies, ainsi que les terrains vagues qui recevront une
attention toute particulière en cette journée.
D'autre part, dans le but de sensibiliser les élèves
et autres étudiants à l'analyse et aux suivis environnementaux,
une journée porte ouverte sera organisée les 19
et 20 juin prochain au National Environment Laboratory de Réduit.
" Pour un environnement à visage humain "
La Journée mondiale de l'environnement (JME) a été
établie par l'Assemblée générale de
l'ONU en 1972 pour marquer l'ouverture de la conférence
de Stockholm sur l'environnement humain. Une autre résolution,
adoptée par l'Assemblée générale le
même jour, a mené à la création du
Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).
Cette journée est commémorée le 5 juin dans
une ville différente chaque année. Elle est un des
principaux véhicules par lesquels les Nations Unies stimulent
la conscience mondiale sur l'environnement et renforce l'attention
et l'action politiques.
La Nouvelle-Zélande, un des premiers pays à s'engager
pour un futur sans carbone, sera l'hôte principal des manifestations
de la Journée mondiale de l'environnement 2008.
L'ordre du jour de la JME est de donner un visage humain aux problèmes
environnementaux ; amener les peuples à devenir les agents
actifs du développement durable et équitable ; promouvoir
la compréhension du fait que les communautés sont
incontournables dans les changements d'attitudes en ce qui concerne
les problèmes environnementaux ; et défendre le
partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples
d'apprécier un futur plus sûr et plus prospère.
La Journée mondiale de l'environnement est également
un événement populaire avec des activités
colorées telles que des rassemblements de rue, des défilés
de bicyclettes, des concerts écologistes, des concours
d'affiche et de rédaction dans les écoles, des plantations
d'arbres, aussi bien que des campagnes de recyclages et de nettoyage.
En ce jour particulier, les chefs d'Etat, les Premiers ministres
et les ministres de l'environnement fournissent des rapports et
s'engagent à protéger la Terre. Des engagements
qui mènent à l'établissement de structures
gouvernementales permanentes ayant trait à la gestion environnementale
sont faits. C'est également l'occasion de signer ou ratifier
des conventions environnementales internationales.
PROVIDENCE Divergences entre conseillers de village
Des projets désignés prioritaires décriés
Alors que le représentant du Conseil de village de Providence
(Quartier-Militaire) au Conseil de district de Moka-Flacq, Sundhir
Soonarane, a désigné certains projets de développement
comme prioritaires, quelques-uns de ses collègues contestent
ses choix, estimant qu'il y a d'autres projets beaucoup plus urgents
à réaliser pour le bien-être des villageois.
Parmi des points de lumière au terrain de foot et la sécurité
routière.
" Personne n'est contre le développement. Encore
faut-il qu'on discute avec nous afin de pouvoir mieux identifier
ce dont nous avons réellement besoin, nous les habitants
de Providence (voir encadré) ", s'insurge Dinesh
Kumar Kasary, membre du conseil de village de ce village de Moka,
situé à quelque trois kilomètres de la sortie
est du village de Quartier-Militaire. Il est le porte-parole des
contestataires. " Sur quoi se sont-ils basés, par
exemple pour décider que l'aménagement de gradins,
au coût de Rs 2 millions, au terrain de foot est une priorité
? ", se demande-t-il. " D'abord, il n'y a aucun
espace (à peine deux pieds) entre les limites du terrain
et les murs. Où vont-ils construire ces gradins ? ",
ajoute-t-il. " La coïncidence veut que ce projet
ait été identifié alors qu'il y a une possibilité
d'élections partielles dans la circonscription Moka/Quartier
Militaire, avec une éventuelle destitution du député
Ashok Jugnauth ", soutient-il.
Cette observation de Dinesh Kumar Kasary trouve écho chez
Feizal Sumser, entraîneur des Dynamite Youth, une équipe
de football de la localité. " Nous ne sommes pas
contre l'aménagement de gradins ici, du moment qu'ils trouvent
l'espace nécessaire. Mais, l'installation de points de
lumière est une réelle nécessité.
Surtout en hiver quand la nuit tombe tôt. Avec de la lumière,
nos jeunes pourront continuer à jouer ou à s'entraîner
jusqu'à un peu plus tard ", explique-t-il.
" Nous prévoyons effectivement d'y faire installer
des points de lumière, mais dans un deuxième temps.
Nous pensons que, puisque nous avons réussi à relancer
le football dans le village, les spectateurs qui viennent en grand
nombre assister aux matches méritent de pouvoir le faire
dans des conditions plus confortables. D'où cette décision
d'aménager des gradins ", rétorque Sundir
Soonarane, celui-là même qui représente le
conseil de village de Providence au Conseil de district de Moka-Flacq
et qui a proposé ce projet.
Autre projet qui offusque certains conseillers de village : la
démolition de l'actuel crématorium (cremation
ground) du village, pour ensuite le reconstruire. "
Pourquoi le démolir alors qu'il n'y a aucun problème
avec et qu'il est opérationnel. Il y a d'autres projets
qui peuvent être réalisés à la place
", tempête Dinesh Kumar Kasary.
Sundir Soonarane n'est pas de cet avis : " Le crématorium
est la dernière demeure du villageois. Est-ce qu'il n'a
pas le droit d'avoir un crématorium digne de ce nom. Celui-ci
est situé loin à l'écart du village et dans
un bas-fond, où il faut descendre une dizaine de marches
pour y accéder. Nous voulons simplement que les villageois
puissent se recueillir devant la dépouille de leurs chers
disparus dans des conditions plus dignes ", explique-t-il.
L'aménagement d'un jardin d'enfants sur un terrain, situé
à l'est du village et mis à disposition par un particulier,
divise également les conseillers. " À la
fin, c'est le propriétaire du terrain qui est gagnant.
Son terrain ne sera pas laissé à l'abandon et, au
bout de dix ans, le propriétaire pourra le récupérer
", souligne-t-il.
" Je ne comprends pas cette objection. Pourquoi est-on
contre un projet qui va bénéficier aux enfants du
village ? ", se demande M. Soonarane. " D'ailleurs,
nous avons reçu l'aval de toutes les autorités compétentes
pour aller de l'avant avec ce projet. S'il y avait le moindre
problème, croyez-vous qu'on aurait approuvé notre
projet ? ", souligne-t-il.
Même des projets déjà réalisés
n'échappent pas à l'il critique de certains.
Par exemple, le drain, recouvert de trottoirs, sur une distance
d'environ 200 mètres devant le Trilokinath Dharma Mandir,
le Shivala de la localité. " Ce drain ne mène
nulle part. Et par temps de grosses averses, comme on l'a vu récemment,
l'eau de ruissellement s'y accumule puis vient inonder les cours
des environs ", fulmine M. Kasary. " Dilo la
travers sime ek kan li vinn dan lakour l'eau arrive aux genoux
", se plaint Hamid Chuttun, qui tient une tabagie sur
la route principale du village. " Kot mwa, li kouma dir
enn larivier ", renchérit son voisin, Rafik Koodruth.
" Nous avons réalisé jusqu'ici uniquement
la première phase du projet. Lors de la deuxième
phase, qui ne saurait tarder, nous allons aménager des
drains sur une plus longue distance et il n'y aura plus de problème
", concède Sundir Soonarane.
" Il n'en reste pas moins que la sécurité
routière aurait dû être une priorité
du Conseil de village ", maintient Dinesh Kumar Kasary.
Ce à quoi M. Soonaran rétorque : " Nous
ne pouvons pas tout faire en même temps. "
Triple Providence
Au moins trois localités mauriciennes portent le nom de
Providence. La première fait partie de Poste-de-Flacq,
à l'Est. La deuxième est annexée au village
de Bois-des-Amourettes, dans le sud. La troisième, plus
importante, en termes de nombre d'habitants, est attachée
à Moka. Elle est située entre Quatier-Militaire
et Mont-Ida, sur la route qui mène à Centre de Flacq.
* (Sources : " Randonnées au coeur des localités
mauriciennes ", par Breejan Burrun et Bhurdwaz Mungur)
SODNAC Suite à l'agression d'une étudiante
Passage souterrain sécurisé à Pellegrin
Les Forces vives de Quatre-Bornes (FVQB) ont obtenu qu'un agent
de sécurité soit posté 24 h sur 24 h dans
le passage souterrain entre St-Jean et Pellegrin. Des projecteurs
puissants y seront également installés.
Cette décision intervient suite à une rencontre
qu'ont eue vendredi les membres des FVQB avec les autorités
municipales de la ville, dans le sillage de la récente
agression sexuelle dont a été victime une étudiante.
Celle-ci avait été agressée dans le raccourci
entre le morcellement Sodnac et le quartier Pellegrin, aux abords
de la nationale à St-Jean. " Nous avons eu l'assurance
du maire par intérim, Jean-François Batour, que
le nécessaire sera fait pour assurer une meilleure sécurité
pour tous ceux qui empruntent ce raccourci ", s'est félicité
Deven Anacootee, président et porte-parole des FVQB.
Les représentants des FVQB ont, en effet, rencontré
les responsables de la municipalité de Quatre-Bornes (MQB),
dont le maire par intérim, Jean-François Batour,
en présence des membres de la police, du ministère
de l'Environnement et de la National Development Unit (NDU).
" La Road Development Unit assurait la sécurité
du passage souterrain de Pellegrin. Puis cela a cessé.
Le maire par intérim nous a promis que la MQB va y poster
un agent de sécurité 24/24. Nous espérons
que cet agent sera un jeune muni d'un moyen de communication !
", a souhaité Deven Anacootee.
Autre revendication des FVQB : le retour d'une unité de
la Criminal Investigation Division (CID) au poste de police de
Sodnac. " Nous avons noté une nette dégradation
du Law and Order, puis que la CID de Sodnac a été
dissoute et qu'elle a été intégrée
à celle de Quatre-Bornes. Or, les morcellements St-Jean
et Sodnac comportent de plus en plus d'habitants, ce qui attire
des malfrats de tout acabit ", déplore le président
des FVQB.
Deven Anacootee a, par ailleurs, fustigé, lors de cette
rencontre de vendredi, " l'irresponsabilité et
l'incivisme " de certains habitants de la ville. "
Il est inconcevable que ce soit les citadins dans leur ensemble,
c'est-à-dire, nous tous, qui payons pour l'irresponsabilité
et l'incivisme de tous ces propriétaires de terrains vagues
qui laissent leurs propriétés devenir des repaires
de bandits parce qu'elles ne sont ni nettoyées, ni clôturées
", déplore-t-il. " S'il n'y a aucune loi
qui les oblige à le faire, alors il faudra introduire une
telle loi pour leur imposer cette obligation ", soutient-il.
Deven Anacootee annonce aussi une prochaine campagne de surveillance
du voisinage (Neighbourwood Watch), à travers la ville,
avec le soutien de l'association Victims Support. " En
fin de compte, il revient à nous, les citoyens, d'assurer
notre propre sécurité, avec la collaboration des
autorités policières ", explique-t-il.
CUREPIPE Insécurité grandissante
Trafic de drogue et prostitution de mineures à la gare
Jan-Palach
Des usagers du transport en commun et des citadins dénoncent
le trafic de drogue et la prostitution de mineures entre autres
trafics illicites, à Curepipe, gare Jan Palach. On souligne
que plusieurs malfrats empiètent sur les droits des citoyens
et représentent un véritable danger public. Dans
ce contexte, des critiques ont été émises
contre l'ADSU. Référence est également faite
au meurtre d'un jeune habitant de St-Aubin, à la gare Jan
Palach.
" Il y a 15 jours, tôt le matin, j'ai failli me
faire agresser par un individu à la gare Jan-Palach sud.
Je voyageais à bord d'un minibus sur le trajet Chemin-Grenier/Curepipe
et, arrivé à hauteur de La Flora, un homme assis
à mes côtés ne cessait de me gêner en
s'appuyant sur moi. Vu que je suis un malade cardiaque, j'ai tenté
d'attirer son attention sur le fait que son comportement me causait
certains ennuis. Mais en vain
", raconte un habitant
de Chemin-Grenier.
Selon notre interlocuteur, aussitôt arrivé à
la gare Jan-Palach à 5h05, l'homme en question aurait cherché
une barre de fer avant de se diriger vers lui avec un air très
agressif. " Au moins trois autres individus sont venus
prêter main forte à celui qui voulait m'agresser.
Fort heureusement, il y a eu la prompte intervention d'effectifs
de la Emergency Response Service (ERS) qui étaient à
proximité. L'individu en question a été vite
maîtrisé. S'il n'y avait pas eu ces 4 ou 5 éléments
de la police, j'aurais pu connaître le même sort que
ce jeune de St-Aubin qui avait eu le crâne fracturé
par un slab sur cette gare ", argue notre interlocuteur.
À la lumière des indications recueillies à
Curepipe, une partie de la gare Jan Palach sud serait une base
d'opération pour des trafiquants de drogue, proxénètes,
voleurs à la tire, " kourtye " et autres malfrats.
" La drogue circule au niveau de cette gare, comme c'est
le cas dans certains points chauds du pays, Plaine-Verte, Résidence-Kennedy
et Barkly. Certains Curepipiens sont à la tête de
ce réseau ", soutiennent des citadins de la Ville
Lumière.
Des trafiquants de drogue opèrent dans cette gare très
tôt le matin et ce jusqu'à fort tard dans la soirée.
" Des petits opérateurs vendant des produits licites
servent de couverture à la vente de drogue, servant de
points de vente ", déplorent des citadins. Les
agissements de proxénètes dans un réseau
de prostitution de mineures aux abords de cette gare sont également
fortement critiqués.
Nos interlocuteurs en appellent à la mairie de Curepipe
en vue d'une prompte intervention pour rétablir la situation
dans le centre ville. " Des bancs installés au
sein de cette gare, à défaut d'être utilisés
par des usagers, sont monopolisés par cette bande de trafiquants
", estiment-ils par ailleurs.
VIE ASSOCIATIVE Social
BOBA : pour des règlements appropriés dans le
tourisme
La Boat Owners & Builders'Association (BOBA) revient à
la charge en vue d'aider à la mise en uvre de règlements
appropriés dans le secteur touristique, plus particulièrement
défendre les droits des plaisanciers et ceux des constructeurs
de bateaux. Fondée en 2004, la BOBA regroupe environ 140
membres et défend les intérêts de plus d'un
millier d'employés.
" La BOBA a été créée en 2004
pour répondre à un besoin de recensement de tous
les propriétaires de bateaux, de constructeurs et ceux
engagés dans des activités de sports nautiques ",
indique Benoît Laure, président de la BOBA. Cette
association entend aider la Tourism Authority à élaborer
des règlements appropriés avant qu'ils ne soient
mis en uvre dans le pays. " Cela se fait à
travers des visites régulières, suivies de recommandations
faites à la lumière des expériences de nos
membres en mer ", ajoute M. Laure.
Compte tenu de certains problèmes soulevés récemment
par rapport à l'octroi de permis à de nouveaux bateaux,
entre autres à des embarcations de seconde main, la BOBA
a eu des rencontres avec le ministère du Tourisme et le
directeur de la Tourism Authority pour discuter de ces règlements
et parvenir aux " best applicable regulations to suit
the local context. "
Les propositions de la BOBA portent sur plusieurs points, dont
les permis à ceux opérant dans les lagons et hors
lagons, le ski nautique à l'extérieur des récifs,
les zones de baignades, la ski lane, la traversée
de bateaux devant des hôtels entre autres General Rules
and Regulations.
D'autre part, la BOBA déplore que " no confirmed
rules and regulations are supplied by the Tourism Authority. This
is causing a lot of misinformation between the Tourism Authority
and the Boat owner's Association causing a total dissatisfaction.
" Une liste finale des règlements est réclamée.
" This will be very beneficial to both the users and the
Tourism Authority itself ", soutient la BOBA.
Rappelons qu'en marge du Tourism Bill présenté en
première lecture en mars 2005, la BOBA contestait certaines
clauses de ce projet de loi, notamment 26, 36F, 36K, 36M et 36Q.
Une manifestation de rue à Port-Louis avait été
tenue. La BOBA militait pour la taxation sur la longueur de l'embarcation
plutôt que sur la capacité du moteur.
En 2006, la BOBA contestait l'introduction de nouveaux règlements,
les Fisheries & Marine Resources (Fish Aggregating Devices)
Regulations 2006, qui rendent payant le droit de pêcher
sur les radeaux flottants [Dispositifs de Concentration de Poissons
(DCP)]. Une redevance annuelle de Rs 5 000 était réclamée
aux propriétaires de bateaux d'une longueur de plus de
10 mètres, Rs 2 000 à ceux moins de 10 m et Rs 100
au pêcheur de FAD. Selon la BOBA, ces nouveaux règlements
auraient un impact néfaste à un certain niveau.
Rappelons qu'en 2007, l'Association des pêcheurs professionnels
et des plaisanciers (APPP) et la BOBA avaient réclamé
le gel du Tourism Act 2006.
CARRIERE Sur le campus de l'UoM hier
Logistique : possibilités d'emploi et de formation analysées
Environ un millier de collégiens de Form VI de différents
établissements aussi bien que des étudiants de l'Université
de Maurice étaient présents sur le campus de l'UoM,
à Réduit, la semaine dernière, pour prendre
connaissance des perspectives de carrière dans le secteur
de la logistique à Maurice. Cela à travers des contacts
directs avec des représentants de diverses compagnies opérant
dans ce secteur et un exposé sur les enjeux de la chaîne
logistique internationale et locale.
L'initiative d'organiser cette rencontre avec les étudiants
revient à la Mauritius Export Association (MEXA), l'UoM,
le Human Ressource Development Council (HRDC). La MEXA, qui regroupe
les entreprises de divers sous-secteurs d'exportation (l'ex-zone
franche, le port franc, le seafood, la logistique, entre autres)
avait fait appel à Edouard Reppert, directeur de l'Institut
Supérieur d'Etudes Logistiques de l'Ecole d'ingénieurs
de France, pour animer la conférence. Le président
de l'association, Georges Chung Tick Kan, s'est également
adressé à l'assistance, mettant l'accent sur l'importance
de la chaîne logistique pour la bonne marche de la structure
économique. " Si on investit maintenant dans la
logistique, on pourra espérer réaliser une croissance
économique rapide. Il nous faut un port efficient, un aéroport
qui offre des services pointus, un système de transport
efficace, un secteur informatique qui marche sans pépin
et un système internet à bon marché. Il faut
que les autorités investissent massivement dans les infrastructures
ainsi que dans la formation de gens compétents ",
a dit en substance M. Chung Tick kan. Pour la direction de
la MEXA, une prise de conscience du rôle crucial que joue
la logistique dans le développement économique est
nécessaire.
Plusieurs entreprises/organismes offrant des services logistiques
à Maurice ont participé à ce mini-job
fair sur le campus de l'UoM. Parmi, on retrouvait la Mauritius
Port Authority, Air Mauritius, Rogers Logistics, Maersk, DHL,
IBL, Soget SA et Freight Academy. La MEXA se dit satisfaite de
l'intérêt démontré par les étudiants
pour cette activité et de la collaboration affichée
par différents acteurs (les entreprises participantes,
l'UoM, la HRDC et l'Université du Havre). " Tout
le monde est sensibilisé à l'ampleur des enjeux
pour Maurice ", a indiqué Georges Chung Tick kan.
Par ailleurs, pour clôturer la Semaine Logistique, la MEXA
a procédé, hier soir, lors d'un dîner à
l'hôtel Hilton, au lancement d'un Logistics Award Program.
Ce programme vise à récompenser les entreprises
et les professionnels qui ont fait preuve d'innovation et d'efficacité
dans leurs domaines spécifiques d'expertise. Deux trophées
seront décernés chaque année : a) à
la compagnie ayant utilisé le plus efficacement le supply
chain pour l'exportation de ses produits et b) au jeune logistician
(mais avec au moins dix ans d'expérience) comptant
des réalisations exceptionnelles.
PROJET Formation en leadership
Women in Networking : appel à candidatures
Dans le cadre d'un projet de formation en leadership destiné
aux femmes, initié par le réseau Women in Networking
(WIN) et financé par le Programme de développement
des Nations unies (PNUD), WIN lance un appel à candidatures
pour le recrutement de formateurs et participants.
L'objectif de cette formation : donner les outils nécessaires
aux femmes pour une participation plus active au sein de la politique
et dans leurs communautés respectives.
Cette formation, qui sera dispensée sur une base annuelle,
bénéficie d'un soutien financier du PNUD à
hauteur de Rs 541 000 - un accord paraphé en présence
du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen
en début d'année. Le projet s'étalera sur
dix ans avec la formation d'une trentaine de personnes par an.
A la réception des dossiers de candidatures, le comité
responsable du projet procédera à une sélection
des candidats en fonction du respect des critères. Celles-ci
seront convoquées en session d'entretien avant la finalisation
de la liste des candidates. La formation est gratuite. Cependant,
WIN demande une participation financière minimale des bénéficiaires.
Le réseau recrute également des formateurs disposés
à s'inscrire dans cette démarche. A ce jour, au
moins douze personnes enregistrées par le Mauritius Qualifications
Authority (MQA) ont été identifiées. Elles
bénéficieront également d'une formation.
Les candidates intéressées sont appelées
à télécharger le formulaire de participation
et à l'envoyer par mail à l'adresse suivante valerie@winmauritius.net
au plus tard le 20 juin 2008.
JCI - CONFÉRENCE Le mois dernier
JCIM : reconnaissance mondiale pour des projets mauriciens
La Jeune Chambre Internationale de Maurice (JCIM) a été
reconnue mondialement pour des projets émanant de ses diverses
branches locales. C'était lors de la Conférence
de la JCI pour l'Afrique et le Moyen Orient, au Burkina Faso en
mai dernier, qui était présidée par une Mauricienne,
la sénatrice Aruna Pulton.
La JCIM a obtenu six récompenses internationales dont deux
ont reconnu les performances de deux de ses présidents
locaux pour l'année 2007. Nessen Ramsamy (JCI de Curepipe)
et Mike Chan Tso Sye (JCI de Port-Louis) se sont vus conférer
le titre de Président le plus remarquable dans la
catégorie de 25 à 50 membres et de 50 à 100
membres respectivement pour l'année 2007. Quant à
Nadaraj Mathuvirin, actuellement président de la JCI de
Beau-Bassin/Rose-Hill, il a été récompensé
dans la catégorie des first timers competition.
Par ailleurs, deux projets de la JCI Port-Louis, notamment la
Jaycee Business Academy et Rallye Raid dans les catégories
Affaires et Levée de fonds ont été primés.
La récompense pour le meilleur programme de développement
individuel au plan national a été attribuée
à la JCI Maurice.
Pour rappel, la JCI est un réseau international de près
d'un quart de million de membres avec des jeunes leaders ayant
une vingtaine ou une trentaine d'années - répartis
sur plus de cent pays et territoires. Par le biais de plusieurs
projets et événements locaux, nationaux et internationaux,
les membres de la JCI se rencontrent pour apprendre et se développer.
Cette instance compte également des millions d'alumni,
dont un grand nombre fournit un soutien aux membres actifs.
Brèves
CE VENDREDI : Job Fair à l'Ecole hôtelière
SGD
L'Ecole Hôtelière Sir-Gaëtan-Duval (EHSGD) organise
ce vendredi son job fair annuel. Une aubaine pour ceux
ayant terminé leurs études dans le secteur touristique
de rencontrer des potentiels employeurs et pour d'autres, de se
renseigner sur les possibilités d'emploi qui s'offrent
à eux. Le job fair se tiendra de 9h à 14h.
" The objective of this career fair is to provide a platform
whereby the graduating EHSGD students of NTC 3, NTC 2 and Diploma
would have the opportunity to meet with prospective employers
", souligne l'établissement d'Ebène. Des
étudiants/ex-étudiants de l'université de
Maurice, l'université de Technologie et de De Chazal Du
Mée entre autres institutions y sont invités également.
CRISE ALIMENTAIRE Réflexion: L'AREU propose quatre ateliers
L'Agricultural Research and Extension Unit (AREU) organise quatre
ateliers de consultations/réflexions, à partir de
ce vendredi, sur la sécurité alimentaire et la crise
qui affecte le monde actuellement. Maurice, un net food importer,
n'en est pas épargnée.
Selon Ramesh Rajcumar, Assistant Director à l'AREU,
l'objectif est d'expliquer la crise alimentaire à la population
et de la sensibiliser dans ce sens. " Ce qu'elle signifie
pour les Mauriciens, le pays, voire le monde ", ajoute-t-il.
Durant ces ateliers, l'AREU fera des présentations sur
le statut de la production alimentaire à Maurice, les habitudes
alimentaires locales, les importations et leurs coûts ainsi
que le budget alimentaire familial. Les aspects concernant la
survie de la population, les cultures potentielles, les substituts
alimentaires, la nutrition, les stratégies au plan communautaire,
régional et national, feront également l'objet de
débats.
M. Rajcumar souligne que la sécurité alimentaire
reste une préoccupation majeure dans le pays tant que les
Mauriciens seront en mesure de payer pour les aliments qui ne
peuvent être produits localement.
Cette série d'ateliers sera organisée dans quatre
localités - à Mapou pour la région de Port-Louis,
Pamplemousses et Rivière-du-Rempart ; à Flacq pour
Moka/Flacq ; à Rose-Belle pour les Plaines-Wilhems, Rivière-Noire
entre autres villages du sud ; et à Vacoas pour les régions
du Centre. La première consultation est prévue ce
vendredi à Mapou.