SOLIDARITÉ Hier


Sale By Levy : l'Etat soutient financièrement 16 victimes


SANTÉ Table ronde


Interdire la publicité sur l'alcool : débats très animés à Pailles


CENTRE I-GOOMANY Lutte anti-drogue/anti sida


Imran Dhannoo : " 22 ans après, le problème reste entier "


SANTÉ Nursing Council


Des badges pour les infirmiers


SANTÉ A l'intention de 20 000 petits planteurs


Maladies non-transmissibles : dépistage enclenché à Triolet


SUCRE Fermeture de Mon-Loisir


FUEL réclame 150 000 tonnes de cannes


COMMERCE Électronique et électroménager


Sharp à la reconquête du marché


SCOUTISME Rallye national 2008


Plus d'un millier de jeunes et encadreurs défilent à Vacoas


SCOUTISME 15e anniversaire


Kyrielle d'activités pour le 22e de Port-Louis


GARDIENNAGE


Quand les chiens se mettent au service de la sécurité


CUREPIPE Subsides municipaux aux religions


Le conseiller Lajoie : " Abus de fonds sous couvert du religieux "


UNION EUROPÉENNE 51 ans


Le Jour de l'Europe célébré hier


CHANGEMENTS CLIMATIQUES Conséquences


L'agriculture et la pêche menacées



CABINET


SOLIDARITÉ Hier


Sale By Levy : l'Etat soutient financièrement 16 victimes

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l'écoute des victimes du système de Sale by Levy conviées à son bureau hier après-midi

Le gouvernement a remis des lettres d'intention pour une aide financière à un premier groupe de 16 victimes du système de Sale by Levy. C'était hier après-midi au Bureau du Premier ministre au Bâtiment du Trésor, à Port-Louis.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, s'adressant aux 16 bénéficiaires, souligne que la tâche pour trouver une solution aux calvaires des victimes n'a pas été facile. Le précédent gouvernement, rappelle-t-il, avait institué une commission d'enquête présidée par l'ancien chef juge sir Victor Glover après le combat mené par Harish Boodhoo et Salim Muthy. A la publication du rapport, indique-t-il, il y avait des recommandations importantes. " Pa kone kifer ansyen Premye minis, Paul Bérenger, pa tinn pran okenn aksyon konkre. " Avec son arrivée au pouvoir, signale-t-il, l'Attorney General, Rama Valayden, s'était vu confier la responsabilité d'étudier le rapport Glover.

M. Ramgoolam fait ressortir qu'en 2006, une rencontre avait eu lieu avec la majorité des victimes à son bureau. A l'issue de cette réunion, dit-il, deux décisions majeures furent prises. D'abord, des instructions avaient été données au commissaire de police pour l'institution d'un Special Desk aux Casernes centrales pour l'enregistrement de toutes les plaintes concernant la vente à la barre. Ensuite, ont été gelées les poursuites entamées par la National Houseing Development Company (NHDC) et la Mauritius Housing Company (MHC).

En janvier 2007, ajoute le chef du gouvernement, le Parlement avait été rappelé d'urgence pour l'adoption du Borrowers' Protection Bill. Cette loi avait été proclamée en mars de la même année. " On ne pouvait pas l'appliquer avec effet rétroactif en raison de certains points d'ordre constitutionnel. " Et dans le Budget 2007/2008, Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances, avait annoncé la création d'un fonds de solidarité de Rs 100 millions à l'intention des victimes du Sale By Levy. Des critères avaient été définis pour le déboursement de l'argent jusqu'à un maximum de Rs 500 000. Un High Powered Committee (HPC) comprenant des représentants du Bureau du Premier ministre, du Parquet, du ministère des Finances et de celui de la Sécurité sociale, entre autres, s'était réuni en juillet 2007 pour se pencher sur ce dossier au cas par cas.

" Exercice

compliqué "

Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances, dit comprendre les raisons pour lesquelles l'ancien gouvernement n'avait pris aucune initiative pour soulager les victimes. " Sa ekzersis-la ti tro konplike e difisil ! " Il demande à la population de juger un gouvernement par sa capacité à résoudre des problèmes humains. A la date limite pour l'enregistrement des victimes, soit le 31 décembre 2006, indique-t-il, il y avait un total de 112 cas. Mais, précise-t-il, après que le gouvernement eut appris que 52 autres personnes n'ont pu se faire enregistrer à temps " nous leur avons alors accordé une dérogation ". Le nombre a atteint finalement 164.

Le Dr Sithanen souligne que l'exercice de vérification n'a guère été facile. Il a fallu chercher les renseignements auprès du Registrar General, du Masters and Registrar de la Cour suprême et déléguer des enquêteurs sur le terrain. " Se pa nou kas ki pe debourse. Bizin itiliz-li dapre bann kriter. " Des techniciens du Trust Fund for the Social Integration of the Vulnerable Group (TFSIVG) et ceux du National Pension Fund (NPF) ont été également sollicités. Il indique que le HPC étudie les cas par groupe de 40. Dans ce premier groupe, dit-il, il a été constaté que 18 sont éligibles, 18 pas éligibles et quatre cas très compliqués. Des 18 cas arrêtés, deux trouvent insuffisant le montant qui leur est accordé. " Nou pou donn ziska enn maksimam Rs 500 000. Ena viktim pe gagn Rs 150 000. " L'effort du gouvernement, insiste-t-il, est considérable. Il précise que l'intervention se fera avec les institutions concernées par les saisies.

Rama Valayden, Attorney General, annonce que le gouvernement accordera une assistance légale aux victimes qui sont sous la menace d'une saisie. Bientôt, dit-il, le gouvernement s'occupera du dossier des prescriptions de terres.

Quant à Salim Muthy, président de l'Association des victimes du Sale by Levy, il se dit très reconnaissant envers le gouvernement de Navin Ramgoolam pour sa sagesse. " Le skills of listening du Premier ministre nous touche énormément. Les victimes sont toutes émues ", note-t-il. La remise des lettres d'intention restera à jamais gravée, ajoute-t-il, dans l'histoire du pays.


SANTÉ Table ronde


Interdire la publicité sur l'alcool : débats très animés à Pailles

Dans le cadre de ses consultations avant la rédaction finale d'une nouvelle législation portant sur la consommation et la vente d'alcool et de tabac, le ministère de la Santé avait convoqué à une table ronde, jeudi dernier, des représentants de divers secteurs de la vie socio-économique. Hormis des débats très animés sur la proposition d'interdire la publicité pour l'alcool, les échanges sur les autres aspects du projet de loi ont été très rares. L'exercice visait surtout, indique ce ministère, à communiquer aux stakeholders les commentaires et suggestions reçus jusqu'ici.

Les ébauches des deux textes de loi, l'une sur le tabac et l'autre sur l'alcool, disponibles sur le website de la Santé depuis janvier, ont suscité des réactions dans divers milieux. La principale mesure proposée vise l'interdiction de ces deux produits dans les lieux publics. La table ronde organisée au Domaine Les Pailles s'inscrit dans le processus de consultations avec les principaux stakeholders, cela avant la rédaction finale des deux projets de lois et leur présentation au Cabinet.

Ces quatre derniers mois, le ministère a reçu à titre officiel des suggestions et commentaires venant d'une quarantaine d'organisations et d'individus ; les techniciens sont satisfaits de ce response dans ce contexte. " Nous avons reçu des documents très étoffés et souvent avec des commentaires très pertinents et des suggestions sérieuses, valables. Nous tiendrons compte des arguments acceptables ", déclare au Mauricien, Deowan Mohee, Principal Health Information, Education and Communication Officer.

Satish Faugoo, qui était présent à la table ronde au Domaine Les Pailles, a déclaré qu'il " croit fermement " dans le dialogue. " I am fully convinced that the outcome of this round table will contribute significantly in the finalization of the legislation ", souhaite le ministre. Afin d'expliquer l'urgence de ces nouvelles législations, Satish Faugoo a tablé sur les dégâts causés par la cigarette et l'alcool sur la santé de l'individu et leurs conséquences sur l'ensemble de la vie sociale du pays.

Le projet d'interdire la publicité rencontre l'approbation des ONG engagées dans le combat contre l'alcool mais, de son côté, entre autres, l'association des directeurs et rédacteurs en chef de journaux fait valoir que l'interdiction de la publicité pourrait provoquer des pratiques, notamment le marketing direct, dont les conséquences sont susceptibles d'être encore plus graves.

Il y a eu très peu d'interventions des participants sur les autres aspects de ce projet de loi. " Le débat était ouvert et il n'y avait aucune restriction. Nous avons voulu leur donner une dernière chance de s'exprimer avant que nous commencions la rédaction finale des nouvelles législations. Je dois souligner que la plupart des participants à la table ronde d'hier nous avaient déjà fait parvenir leurs avis et suggestions sur les aspects qui les concernent particulièrement. C'est peut-être pour cette raison qu'ils ne se sont pas attardés sur tous les points ", affirme Deowan Mohee, le responsable de ce dossier au ministère de la Santé.

" Davantage de discussions… "

Des participants au débat disent apprécier la démarche du ministère de vouloir recueillir les commentaires des stakeholders mais quelques-uns regrettent d'avoir été invités sur le tard à cette rencontre. D'autres partenaires estiment qu'ils auraient dû être informés plus tôt que l'ébauche de la nouvelle législation figurait depuis longtemps sur le siteweb du ministère - ce qui leur aurait donné plus de temps pour analyser certains points spécifiques.

" Certes, l'initiative de lancer le débat est louable mais il faudrait davantage de discussions parce que certains termes utilisés dans les deux textes de loi ne sont pas clairement définis et ne reflètent pas l'approche adoptée par l'OMS sur ces deux problèmes. Certaines lacunes et contradictions dans les deux textes ont été relevées, et le ministère doit impérativement se tourner de nouveau vers les stakeholders avant la rédaction finale de la législation ", affirme Jayen Chellum, directeur de l'ACIM. Cette organisation a réitéré jeudi, avec force, son appel lancé au gouvernement depuis plusieurs années : qu'une partie des revenus provenant de la taxe sur la vente du tabac et de l'alcool, qui s'élèvent à Rs 2 milliards, soit allouée directement dans le Budget à tout programme de prévention nationale contre le tabagisme et l'alcool. M. Chellum a demandé au ministre Faugoo et à l'Attorney General Rama Valayden, qui était présent à l'occasion de cette table ronde, de soutenir cette proposition de l'ACIM au sein du Cabinet lors des discussions prébudgétaires.

Pour sa part, Rama Valayden a insisté sur une législation sans faille, quitte à ce que les autorités, conseille-t-il, prennent tout le temps nécessaire pour davantage de discussions, cela de manière à éviter des loopholes dans le texte final. " We can't afford to lose the battle, we must win the battle. We are not here for a cosmetic round table ; we are here for true consultations ", a lancé l'Attorney General à l'adresse des techniciens du ministère de la Santé.

Les deux membres du Cabinet ont promis une autre rencontre avec les stakeholders avant la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale.


CENTRE I-GOOMANY Lutte anti-drogue/anti sida


Imran Dhannoo : " 22 ans après, le problème reste entier "

Le Centre Idrice-Goomany (CIG), centre de traitement très actif dans le domaine de la lutte contre la drogue et le Sida, a soufflé ses 22 bougies récemment. Son actuel directeur, Imran Dhannoo, est catégorique : " 22 ans après l'apparition du Brown Sugar, dérivé de l'héroïne, que nous ne produisons pas, surtout, à Maurice, le combat contre le trafic de la drogue reste un problème entier. "

" Au fil des 20 dernières années, suivant les alternances politiques, le profil des toxicomanes a énormément évolué. Hélas !, en ce qu'il s'agit du trafic de la drogue, le problème n'a jamais été directement attaqué. La situation reste tributaire des trafiquants qui font la pluie et le beau temps… " Le constat d'échec dressé par le directeur du Centre Idrice-Goomany (CIG), Imran Dhannoo, rejoint celui de plusieurs autres travailleurs sociaux qui se sont engagés dans la lutte contre la toxicomanie. Combat où est venue se greffer celle contre le Sida, une problématique grave qui a émergé, chez nous, depuis quelques années seulement. Car, faut-il le rappeler, bien que la transmission du Sida par voie sexuelle demeure toujours d'actualité, le vecteur nouveau qu'est la contamination par voie de seringues souillées et porteuses du Sida a totalement bouleversé les données.

" Il y a une vingtaine d'années, l'opium, le gandia et l'alcool représentaient les principales addictions, rappelle Imran Dhannoo. L'opium et le gandia sont des produits cultivés et il existait un grand nombre de smoking den où ceux qui étaient accros se retrouvaient. " Le travailleur social poursuit : " C'est dans les années 80 que le Brown Sugar, une version édulcorée de l'héroïne, de couleur marron et qui a rapidement gagné le surnom de "drogue des pauvres" a fait son apparition. De surcroît, il convient de le souligner, Maurice ne produit pas d'héroïne. " Les premières années, indique notre interlocuteur, " la drogue arrivait chez nous en provenance du sous-continent indien, de Bombay, entre autres. " Et de rappeler, inévitablement, l'épisode catastrophique des "Amsterdam Boys", en décembre 1985, quand quatre députés du gouvernement d'alors furent appréhendés avec 20 kilos d'héroïne pure destinés au marché mauricien…

Parmi les toutes premières régions à être touchées par l'entrée du Brown Sugar, Plaine-Verte. " Le produit se répandait rapidement dans les banlieues de Port-Louis, surtout, avant d'être distribué dans d'autres endroits de l'île ", poursuit M. Dhannoo. L'arrivée du Subutex, médicament dont l'usage est perverti par les toxicomanes, au début des années 2000, vient encore compliquer la donne. " Le Sida transmis par voie intraveineuse qui a fait grimper la pente de transmission, d'une part, et de l'autre, le nouveau profil des toxicomanes, plus jeunes, essentiellement des chômeurs, ainsi que l'apparition des femmes toxicomanes, épouses et conjointes des toxicomanes, de même que les victimes du commerce sexuel, également dépendantes, ont totalement bouleversé le contexte ", précise le directeur du CIG. " Et ce profil est en perpétuelle évolution, note le travailleur social. Ces derniers temps, nous avons noté que bon nombre d'adolescents se tournent vers les centres de traitement. " Quête du plaisir, curiosité, aisance financière et frime sont " des éléments qui poussent ces jeunes vers les drogues ", ajoute Imran Dhannoo.

Le directeur du CIG reconnaît que " beaucoup de choses ont été faites ". " Notamment les mesures d'urgences comme l'usage de la méthadone et la mise en application du programme d'échange de seringues, dont les buts sont, surtout, de faire ralentir la progression du Sida. " Il relève aussi que " les ministères de la Santé et de la Sécurité Sociale participent à l'effort, chacun à sa manière ". Mais, continue-t-il, " ce n'est pas suffisant ". " Il y a beaucoup encore à faire au niveau de la prise en charge des patients, car - faut-il toujours le rappeler ? - la toxicomanie est une maladie. Et nous, au niveau de notre centre, nous sommes débordés ! "

Revenant sur le trafic de la drogue, Imran Dhannoo est catégorique : " Ce dossier n'est pas prioritaire pour nos décideurs politiques et n'obtient pas l'attention qu'il mérite. Il y va de la vie des gens, pourtant. Ce sont des familles entières qui sont meurtries, brisées à jamais. Des jeunes qui brûlent leur avenir et perdent leurs chances. " Selon les estimations des travailleurs sociaux actifs sur le terrain, la communauté des toxicomanes compte entre 20 000 à 24 000 dépendants. " N'est-ce pas une raison suffisante pour s'attaquer au problème ? " se demande le directeur du CIG. Il poursuit : " Cette question découle d'une volonté politique. D'un sens de commitment de la part de décideurs politiques responsables et humains. " Et de conclure : " Mais les choses n'évoluent pas comme il le faut, hélas ! "



Soutien de Port-Louis

C'est grâce au soutien de la mairie de Port-Louis, durant le mairat de Cassam Uteem, à l'époque, que le CIG prend véritablement son envol. " Quand le Brown sugar a commencé à faire des ravages, il y a eu plusieurs organisations qui ont émergé, indique Imran Dhannoo. Outre le Centre Idrice-Goomany, il y avait le Groupe A de Cassis, mené par Cadress Runghen, ainsi que le Centre d'Accueil de Terre-Rouge. Lors d'un mandat, Cassam Uteem, très sensible au problème de la drogue, vota une somme qui était destinée à soutenir l'action du CIG. C'est ainsi que nous bénéficions d'une collaboration régulière de la mairie de la capitale. " A ses débuts, le centre a également bénéficié de l'aide de l'ambassade des Etats-Unis en matière de documentation, de formation et de traitement pour les patients. " Grâce à un accord avec la pharmacie Nazroo, nous avions accès à des médicaments tels que la Tricodéine Solco en provenance de Suisse et qui était, à l'époque, efficace. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas. La qualité de la drogue disponible étant très mauvaise, ces médicaments ne valent rien en matière de soulagement. C'est pourquoi il faut avoir recours à de nouveaux médicaments comme la méthadone. Le Subutex (Buprénorphine) est également un excellent médicament recommandé par les instances internationales. Mais le fait que les usagers de drogue à Maurice, comme dans d'autres pays, ont perverti son usage, cela fait que le médicament n'est pas légalement admis. "



Addiction à la vie

" Nous avons tous une addiction commune, relève le directeur du CIG. C'est l'addiction à la vie. Et cette addiction est mortelle, car nous devons tous mourir un jour. Mais quand des personnes ajoutent à cette addiction une autre, plus violente et impitoyable, qui ravage tout, au sein d'une famille, nous ne pouvons rester les bras croisés. " Le travailleur social poursuit : " Et ce qui nous inquiète, c'est que de plus en plus de personnes deviennent accros aux drogues. Les nouvelles générations touchent à la drogue par curiosité, parce qu'ils proviennent de milieux aisés et que la drogue est, à cet âge, une question de mode. Et il y a évidemment le fait que la drogue est très facilement disponible. C'est très grave, parce que passé ce cap d'accoutumance et après la phase de découverte, ces adolescents deviennent des esclaves d'un enfer d'où il leur sera très difficile de sortir. Et ils se sont engagés dans une voie qui peut les mener à leur perte. " La prévention primaire, auprès des jeunes vulnérables, autant que secondaire, c'est-à-dire, auprès des toxicomanes eux-mêmes, est l'une des priorités des animateurs du CIG.



Eteindre le feu

Le directeur du CIG dit son inquiétude également relativement au problème de la drogue et du Sida dans le milieu carcéral. " La majorité des détenus prennent de la drogue, indique Imran Dhannoo. Et nous notons aussi qu'il y a beaucoup de cas de rechutes, tant parmi les toxicomanes eux-mêmes que parmi les victimes du commerce sexuel. Il faut éteindre le feu là où se trouve son origine, plutôt que de le laisser se propager. Les dégâts seront trop graves, voire irréversibles. "


SANTÉ Nursing Council


Des badges pour les infirmiers

Le port de badges d'identification dans les hôpitaux, centres de santé et cliniques privées est désormais obligatoire pour les infirmiers, infirmières et sages-femmes enregistrés auprès du Nursing Council. Une cérémonie de remise symbolique de ces nouveaux badges a eu lieu hier, à l'Université de Maurice.

Les infirmiers enregistrés auprès du Nursing Council devront dorénavant porter des badges d'identification sur leur lieu de travail, afin de " différencier entre les imposteurs et les vrais pratiquants ". Le badge mentionne le nom de l'infirmier/ère, son PIN Number ainsi que son designation status : RGN pour les Registered General Nurses, RMN pour les Registered Midwive Nurses. Il comprend également la photo du/de la titulaire, une date de validation et la signature du Registrar du Nursing Council. Afin de contrer toute réplique illégale de la carte, un code barre au dos, lié directement à un serveur du Nursing Council, permettra de vérifier l'identité de la personne.

D'autre part, dans le cadre de la Nurses Week et de l'International Nurses Day, qui sera célébré le 12 mai, le site Internet du conseil des infirmiers (www.ncmauritius.org) a été lancé hier par le ministre de la Santé, Satish Faugoo. Kris Dhurmal, Chairperson du Special Committee du Nursing Council, devait affirmer que ce site web représente un outil de communication et d'ouverture avec le monde. Ainsi, dit-il, un infirmier étranger souhaitant exercer à Maurice pourra prendre connaissance des procédures et réglementations nécessaires. Outre des conseils et informations sur la profession, le site propose des liens vers d'autres sites, comme celui du ministère de la Santé. " Ceux qui désirent s'enregistrer auprès du conseil peuvent le faire à travers la forme d'application disponible sur le site ", poursuit M. Dhurmal.

Par ailleurs, le Commissioner for Health de Rodrigues, Allan Ladd Émilien, présent à la cérémonie hier après-midi, devait lancer un appel pour que des cours de formation intensifs soient offerts aux membres du personnel rodriguais en neo-natal ICU care. Il a également profité de son intervention pour demander à ce qu'un des membres du conseil des infirmiers à Rodrigues siège au sein du board du Nursing Council, " afin de défendre les intérêts des membres Rodriguais ". Appel auquel le ministre Faugoo a répondu : " We need to review the situation ", dit-il.


SANTÉ A l'intention de 20 000 petits planteurs


Maladies non-transmissibles : dépistage enclenché à Triolet

Le ministère de la Santé et de la Qualité de la vie a enclenché en début de semaine un programme de dépistage des maladies non-transmissibles (MNT) auprès des petits agriculteurs, à Triolet. Quelque 20 000 hommes et femmes sont concernés par ce programme étalé sur plusieurs mois.

Satish Faugoo, ministre de la Santé, a fourni des données qui préoccupent : 20 % des Mauriciens souffrent du diabète, 20 % sont prédisposés à cette maladie, 15 % sont hypertendus alors que le même pourcentage de la population subit des maladies cardiaques. D'autres compatriotes souffrent du stress, selon le ministre, qui poursuit : " Il semble qu'entre 60 et 70 % des Mauriciens sont malades. "

Le diabète, a-t-il ajouté, " est comme une épidémie dans l'île " malgré les efforts entrepris durant ces dernières années qui ont fait que le pays est passé de la première à la troisième place au niveau mondial s'agissant du taux le plus élevé de cette maladie. " Nous estimons qu'il faut dépister des maladies non-transmissibles chez les agriculteurs ; ils sont souvent dans leurs champs et ne prennent pas soin de leur santé. Ces gens manipulent aussi des substances nocives telles les pesticides, insecticides et herbicides. Il faut les prévenir contre les maladies non-transmissibles. D'où ce programme de dépistage ", a affirmé M. Faugoo.

Néanmoins, a argué l'intervenant, tout le monde sait ce qu'il faut entreprendre afin de prévenir des maladies. Par ailleurs, il prône des exercices physiques réguliers, une bonne alimentation et évoque des facteurs de risques, comme des abus de certains produits, notamment le sel, le sucre et les matières grasses. " Le drame, c'est que personne ne le pratique ", a-t-il estimé. Pourtant, a-t-il ajouté, " vous qui travaillez la terre devez être moins exposés ".

Il a rappelé que les Caravanes de la santé du ministère se déplacent dans plusieurs secteurs pour dépister des maladies non-transmissibles. En 2007, environ 30 000 élèves avaient fait l'objet d'opérations de dépistage.

D'autre part, pour le ministre de l'Agro-industrie et de la pêche, Arvin Boolell, chaque personne qui tombe malade comporte un coût pour l'Etat à travers des soins dispensés à l'hôpital. Outre les facteurs de risques cités par le ministre de la santé, il y a aussi, selon M. Boolell, d'autres éléments, dont la hausse de prix des intrants, qui deviennent stressants pour les petits planteurs. " Si l'on peut éviter de tomber malade en adoptant certaines mesures et un meilleur style de vie, ce serait bien ", a-t-il déclaré. Et de plaider en faveur de bonnes pratiques agricoles et d'une meilleure utilisation d'équipements, des bottes et gants entre autres, surtout lors de l'épandage de produits chimiques dans des champs. " Parfoi sa bann lekipman-la li agasan, me bizin servi zot ", a-t-il insisté.

Certains petits planteurs présents lors du lancement de ce programme de dépistage ont déclaré au Mauricien que c'est par manque de temps que des petits planteurs ne se rendent pas chez des médecins pour se faire dépister.


SUCRE Fermeture de Mon-Loisir


FUEL réclame 150 000 tonnes de cannes

Le groupe FUEL a, dans un communiqué diffusé hier soir, demandé au gouvernement de lui octroyer 150 000 tonnes de cannes de Mon Loisir au lieu de 50 000 tonnes. " Ce volume constitue la production de cannes par FUEL à Mon Loisir ", est-il souligné. " FUEL a acheté en 2001 l'activité usinière et la production de cannes de Mon Loisir dans le but de sécuriser son chiffre d'affaires pour sa survie ; FUEL ne peut pas accepter la proposition du ministre de l'Agro-Industrie qui n'implique aucune compensation ", indique-t-on dans le même communiqué.

Expliquant la position de FUEL dans le débat concernant la fermeture de l'usine de Mon Loisir, le communiqué rappelle que le premier est l'une des plus grosses sucreries de Maurice et est issu de la centralisation, en 1948, des usines Queen Victoria, Union Flacq et Bel-Etang Sans-Souci. En 2001, FUEL achète les activités cannières du Groupe Mon Loisir et devient ainsi propriétaire des terres à cannes et de l'usine de Mon Loisir.

Le communiqué souligne que le groupe FUEL avait prévu les changements drastiques intervenus au niveau du prix du sucre " bien avant que les autorités compétentes à Maurice n'en soient convaincues ". Afin de préserver la survie de FUEL, le groupe a adopté une politique visant à réduire ses coûts de production. Dans ce contexte, est-il précisé, la fermeture de l'usine Mon Loisir peu après son acquisition était évidente.

" Grâce à cette capacité à anticiper les retombées de la baisse massive du prix du sucre, le groupe a opéré dans un esprit d'auto-responsabilité en mettant en place la structure de même que la logistique nécessaire pour que l'usine de FUEL puisse avoir la capacité requise afin de récupérer toutes les cannes de Mon Loisir au moment de la fermeture de cette dernière. D'ailleurs, depuis 2001, la stratégie de FUEL a toujours été de sécuriser l'apport de cannes car la plus efficiente des usines sucrières sans cannes n'a aucune valeur ", explique le communiqué.

La demande initiale de fermeture de l'usine de Mon Loisir a été faite en avril 2004. Elle a été refusée en décembre 2004. Cette requête, réitérée en octobre 2005, est restée sans réponse jusqu'au point où il a fallu prendre la décision de rouler l'usine pour la campagne 2005. La troisième demande en octobre 2006 fut acceptée en mars 2007 à condition qu'il y ait un accord entre propriétaires terriens, producteurs de cannes membres de la MSPA et le gouvernement pour donner à l'État 1 500 à 2 000 arpents de terre, poursuit le communiqué.

Les discussions entre l'Etat et la MSPA ne furent conclues qu'en décembre 2007, et Mon Loisir était contrainte d'attendre que cet accord soit conclu pour pouvoir engager la fermeture. Selon la même source, " la permission finale de fermeture n'allouant que 50 000 tonnes de cannes à FUEL sur 375 000 tonnes de cannes de la Factory Area de Mon Loisir ne fut obtenue qu'en mars 2008 ".

Lors de la demande de fermeture en 2004, il était convenu, d'une part, que FUEL encourrait tous les frais liés au BluePrint et, d'autre part, que FUEL recevrait toutes les cannes en provenance de l'usine de Mon Loisir.

Le communiqué relève que dans le cadre du Conditional approval émis par le ministère de l'Agro-Industrie en mars 2007, il est stipulé que les cannes de l'usine de Mon Loisir soient redirigées sur la base des consultations entre les usines susceptibles de détenir un intérêt de par la réception des cannes de l'usine de Mon Loisir. C'est ainsi que FUEL et Belle Vue ont été amenés à rechercher un accord concernant l'allocation des cannes de Mon Loisir. Les discussions entre les deux parties ont été aussitôt engagées mais malgré tous les efforts, aucun accord raisonnable n'a pu être trouvé avec Belle Vue actuellement, fait-on remarquer.

Faute d'accord, il est soutenu que le ministre de l'Agro-industrie a alloué de manière unilatérale et en se basant principalement sur la capacité des usines sucrières et le critère de la distance, 300 000 tonnes des cannes de Mon Loisir à Belle Vue, 50 000 tonnes à FUEL et 25 000 tonnes à Deep River Beau-Champ (DRBC). Les cannes allouées à DRBC devront être écrasées à FUEL et FUEL devra envoyer ses propres cannes à DRBC.

La direction de FUEL a adressé une correspondance au ministre de l'Agro-Industrie en avril 2008 pour lui faire part du caractère inacceptable de cette décision, argue-t-on, qui met en péril la viabilité de FUEL et de ses subsidiaires.

Par ailleurs, il est souligné que certains planteurs de la Factory Area de Mon Loisir ont eux-mêmes logé des requêtes allant dans le sens de la réorientation de leurs cannes vers l'usine de FUEL au lieu de Belle-Vue.

De plus, outre l'enjeu financier de cette situation pour le groupe, FUEL considère que la politique qui a été habituellement et spontanément appliquée jusqu'à présent - lorsqu'il s'agit de l'allocation des cannes en cas de fermeture d'une usine - est en contradiction totale avec la décision, jugée arbitraire, des autorités compétentes dans le cas de Mon Loisir.

Dans la pratique courante, quand il y a association (merger) d'usines, les cannes de la Factory Area de l'usine qui ferme ses portes vont à celle qui reste ouverte.

Le groupe FUEL estime avoir toujours œuvré en faveur de l'intérêt national - à titre d'exemple, FUEL a déjà appliqué le Voluntary Retirement Scheme (VRS) pour ses employés et ceux de Mon Loisir. " FUEL s'est aussi formellement engagé à mettre en œuvre la provision de la Multi-Annual Adaptation Strategy (MAAS) concernant les centrales thermiques additionnelles. FUEL s'engage actuellement dans la construction d'une raffinerie en ligne avec sa stratégie de création de valeur ajoutée pour le sucre mauricien ", insiste le communiqué.

En conclusion, FUEL affirme qu'il souhaiterait que le gouvernement reconsidère sa décision et accepte d'octroyer au groupe au moins 150 000 tonnes des cannes de Mon Loisir. Il réaffirme solennellement son engagement d'investir et de développer une industrie moderne de la canne à Maurice.


COMMERCE Électronique et électroménager


Sharp à la reconquête du marché

Sharp, le géant de l'électronique japonais, se lance à la reconquête du marché de l'électronique et de l'électroménager avec une nouvelle gamme de produits lancés lundi soir, au Black Steers, en partenariat avec son représentant officiel à Maurice, Red Line Marketing. Ecrans LCD Aquos, lecteurs Blu-Ray, réfrigérateurs ou encore purificateur d'air sont autant de produits à la pointe de la technologie, et surtout à faible consommation d'énergie, qui seront mis sur le marché local.

" Le lancement de ces nouveaux produits à Maurice s'inscrit dans le cadre d'une stratégie de marketing visant à consolider le positionnement de Sharp dans cette partie de l'océan Indien et principalement en Afrique ", a déclaré le directeur de vente et de marketing de Sharp Middle East, Yoshinori Yasumoto.

Accompagné de sa directrice-ajointe de vente et de marketing, Emmy Tong, M. Yasumoto a mis en exergue les avancées technologiques des produits Sharp durant ces dernières années. " Nous investissons massivement dans la recherche et le développement ", fait-il ressortir, indiquant que les derniers produits de Sharp, qui dominent actuellement le marché de l'électronique de divertissement au Japon. " Les écrans LCD Aquos sont actuellement N° 1 au Japon. C'est d'ailleurs Sharp qui a créé le plus grand écran LCD (108") au monde. C'est pour dire que nous ne lésinons pas sur les moyens du côté marketing non plus. Notre objectif avec notre partenaire ici, Red Line Marketing, est de nous repositionner sur le marché à travers une nouvelle gamme de produits aux dernières technologies. "

Une vision que partage Pierre Lee, Managing Director de Red Line Marketing. " Nous avions débuté il y a deux ans avec des caisses enregistreuses et des photocopieuses. Le lancement de ces nouveaux produits en partenariat avec Redline Marketing est un gage de confiance. C'est une forme de confiance renouvelée dont nous comptons faire bénéficier les consommateurs à travers des produits considérés comme les meilleurs dans leurs catégories, tout en offrant un service de qualité ", a-t-il ajouté.

Ces nouveaux produits seront ainsi mis en vente chez les détaillants et dans les grandes chaînes de magasins. Dans la palette des produits de divertissement, les Télés LCD Aquos volent la vedette avec les tailles d'écran variant entre 32" et 42" et promettant une qualité d'image à haute définition à un prix attractif.

La nouveauté dans cette même catégorie est le lecteur Blu-Ray. Le Sharp BD-HP20 fait figure de pionnier dans ce domaine à Maurice, d'autant qu'il a tout d'un appareil haut de gamme multifonctionnel, avec ses finitions laquées noires et sa façade miroir. Idem pour l'IPOD Stereo System, au concept i-ELEGANCE, et disponible en deux modèles.

Sharp Corporation s'est engagée à faire de ses LCD à faible consommation d'énergie un pilier de l'entreprise, avec comme objectif d'être une des entreprises écologiques les plus avancées au monde grâce à l'utilisation de l'énergie solaire dans la production de ses produits. " Ce qui fait que la plupart de ces produits cités plus haut sont à faible consommation d'énergie en temps normal ou en stand-by mode ", fait comprendre Emmy Tong.

Dans la catégorie de l'électroménager, à part les réfrigérateurs aux technologies plasmacluster, la nouveauté est la Sharp Plasma Cluster Ion Air Purifier. Cet appareil combine un système de climatisation et de purification de l'air à la fois. Cette technologie exclusive à Sharp, qui a été adaptée aux réfrigérateurs, permet, par exemple, d'éliminer dans l'air les polluants, des virus, des bactéries, voire les Odeurs. " Ce sont les meilleures technologies au monde. Nous sommes fiers de pouvoir représenter Sharp et de participer à son repositionnement sur le marché local ", soutient le Managing Director de Red Line Marketing.


SCOUTISME Rallye national 2008


Plus d'un millier de jeunes et encadreurs défilent à Vacoas

Plus d'un millier de scouts et encadreurs ont défilé dans les rues de Vacoas avant d'atteindre le Gymkhana dimanche dernier à l'occasion du rallye annuel de la Mauritius Scout Association (MSA). " Mars ar nou pou enn lavenir meyer ", tel était le thème de cette manifestation, rappelant par là même le rôle des scouts pour contribuer à un monde meilleur.

Une fois réunis à la mairie de Vacoas, les participants (scouts, chefs et volontaires) ont convergé au Gymkhana pour la cérémonie officielle, menés par de jeunes musiciens du Scout Band, dirigés par Gérard Louise. Ce rallye national aura été une occasion pour les membres du mouvement de montrer qu'ils restent une force, surtout pour la jeunesse.

Durant la marche, les scouts ont brandi des pancartes pour dire non à la drogue, au sida, à la violence, à la grossesse précoce et la prostitution infantile. D'autres pancartes encore prônaient un " green world ", insistaient sur l'importance de l'éducation ou réclamaient une justice à tous les niveaux.

Pour Sandra Juste, responsable du comité organisateur de ce rallye et présidente du Scout Board de la MSA, en démontrant leur savoir-faire et leur sens de l'improvisation, les jeunes ont fait de cette journée un succès. " Certes, on n'atteint jamais une perfection de 100 % dans un tel événement, mais je peux vous dire que dans l'ensemble, le rallye a été un succès. Tout le monde est satisfait de son déroulement. Il faut témoigner de plus de confiance aux jeunes et les encadrer afin qu'ils soient encore plus motivés. J'en profite pour remercier l'association, les membres du comité organisateur, les commissaires nationaux et les volontaires pour leur soutien à la réalisation de cet événement ",dit-elle.

Ce rallye ne se résumait pas à un défilé pour présenter le mouvement car les louveteaux (7-11 ans) et les scouts (11-15 ans) ont participé à des ateliers sur différents thèmes.

Les louveteaux ont ainsi pu s'exprimer dans des coins peinture et jeux, entre autres, alors que les scouts ont assisté à des exposés sur le VIH/sida, la drogue ou la crime prevention.

" Les ateliers étaient très enrichissants pour les jeunes, qui ont pu mieux appréhender les fléaux sociaux, et découvrir comment mieux les combattre ", a ajouté la responsable du comité organisateur du rallye 2008.

La fin de la manifestation a été marquée par une animation musicale assurée par les scouts, avec une interprétation en arabe, une danse de séga, un défilé de mode et une démonstration de tecktonik, le craze du moment chez les jeunes.



17e des BPW : Projection d'un film sur l'éducation familiale

Le groupe scout du 17e des Basses Plaines-Wilhems avait organisé, le samedi 26 avril dernier de 20 h 15 à 21 h 30 au centre Idriss Goomany à Plaine-Verte, une projection d'un film intitulé Kamarad Camaron.

Le film a été produit et réalisé par Ally Lazer, travailleur social de longue date, qui mène un combat sans relâche contre la drogue et le sida. Cette activité a été mise sur pied dans le cadre du programme scout Éducation Familiale.

Une centaine de parents et scouts étaient présents pour voir le film, qui démontre les effets du negative peer pressure et les méfaits de la drogue.

La projection du film, d'une durée de 15 minutes, a été suivie d'un débat auquel ont participé les scouts du 17e des BPW et les animateurs du Centre Idriss Goomany pour une analyse profonde sur le sujet.


SCOUTISME 15e anniversaire


Kyrielle d'activités pour le 22e de Port-Louis

Le groupe scout du 22e de Port-Louis a débuté le mois dernier une série d'activités allant jusqu'au 11 août, date à laquelle il célébrera son 15e anniversaire.

À ce jour, le groupe a déjà organisé au moins quatre activités différentes. Tout a commencé le 12 avril dernier avec une journée récréative comprenant des activités diverses au stade Bienheureux Père Laval à Sainte-Croix. Cette activité a vu également la participation d'enfants non-scouts.

Le 19 avril, le groupe a réalisé un joli coup avec la tenue d'un carnaval dans les rues de Sainte-Croix, dont le départ a été donné au centre social Ducray de la localité. " Ce carnaval a connu un franc succès. Les jeunes ont mis la main à la pâte afin de le réaliser. Cela nous a pris presque six semaines pour confectionner les vêtements et les déguisements ", a souligné Georgette William, Group Scout Leader du 22e de Port-Louis.

Lors du carnaval, chaque personnage mimait des gestes. Les clowns distribuaient au passage des ballons aux enfants, les fées, elles, lançaient des confettis, le tout dans une ambiance festive. " Le groupe ne fait pas dans la simplicité. Il innove, avec des activités dans l'air du temps, alliant pédagogie éducative et fun ", affirme Georgette William.

Le groupe prévoit le lancement d'un magazine souvenir au plus tard le mois prochain. Le 10 août, il organisera une exposition sur le scoutisme et retraçant également sa propre histoire. Le lendemain ce sera la célébration officielle du 15e anniversaire.


GARDIENNAGE


Quand les chiens se mettent au service de la sécurité

Le service de gardiennage et de sécurité à Maurice innove avec l'accord de partenariat signé entre Brinks, compagnie de sécurité, et Von Haus Mauribel Services Ltd, une agence cynophile, visant à renforcer ses services avec le support de "chiens de sécurité". Une quinzaine d'agents de sécurité ont ainsi bénéficié de deux semaines de formation intensive dirigée par deux maîtres-chiens belges, Norbert Hansen et Jo Heus. Les deux partenaires, dont les services sont déjà sollicités par les hôteliers, ont profité de l'occasion pour faire une démonstration du savoir-faire des nouveaux agents conducteurs de chiens et des prodiges dressés, entraînés et importés de la Belgique. Bax, Dubay, Guru et les autres ont à la fois émerveillé et impressionné le public qui avait fait le déplacement.

" Il y a quelques jours, un de ces chiens a réussi un joli coup en débusquant un cambrioleur dans un hôtel du littoral sud. C'était lors d'une patrouille de routine. L'agent de sécurité sentant que le chien avait flairé quelque chose d'anormale lui a alors ordonné de suivre une piste au bout de laquelle se trouvait un voleur embusqué dans les broussailles. Il avait volé plusieurs objets, montres, portables, cameras dans les chambres, alors que les clients étaient sortis pour dîner ", raconte un des agents de sécurité de l'hôtel, qui expérimente déjà l'efficacité des chiens de sécurité dans les tâches quotidiennes, allant des opérations d'intervention à rondes de routine en passant par les exercices de surveillance.

Ce type de service est désormais disponible aux particuliers aussi bien qu'aux organisations. C'est le fruit d'une alliance entre Brinks et Von Haus Mauribel Services Ltd qui, en misant sur leur expérience dans leurs domaines respectifs, sont parvenus à introduire ce nouveau concept de sécurité à Maurice. Brinks est implantée à Maurice depuis deux ans déjà après avoir racheté la compagnie Securicor, alors que Von Haus Mauribel Services Ltd, est une agence cynophile, spécialisée dans l'élevage et le dressage de chiens de race, principalement des bergers-allemands. Dans l'immédiat, elle importe ses chiens déjà dressés et entraînés de la Belgique.

Formation

La réussite de ce projet passe ainsi par une formation de qualité répondant aux besoins de l'entreprise de sécurité et du client, mais également des conducteurs de chiens. Cela requiert également une connaissance parfaite de son chien et la maîtrise de la pédagogie et le sens de la psychologie animale.

Pour ce faire, Von Haus Mauribel Services Ltd s'est offert les services de deux experts belges, Norbert Hansen et Jo Heus, pour diriger un programme de formation de deux semaines et au bout desquelles une quinzaine d'agents de sécurité ont été soumis à un entraînement intensif avec leurs chiens dans le centre se trouvant non loin du Domaine Anna, Flic-en-Flac. Fort de leur expérience dans le domaine et pour avoir participé à plusieurs reprises rendez-vous internationaux, les deux maîtres-chiens estiment avoir inculqué aux participants les principes, techniques et méthodes de base du conducteur de chien.

" Nous avons d'abord commencé un travail de base consistant à apprendre l'abc du maître-chien avant de passer à des étapes plus difficiles et également importantes telles que le contrôle et la maîtrise des chiens et également comment et quoi faire pour toujours garder le contrôle de la situation dans n'importe quelle circonstance. Les agents conducteurs de chiens de défense sont des agents de sécurité spécialisés. Ils suivent régulièrement un entraînement intensif avec leurs chiens dans un centre cynophile", explique Norbert Hansen.

Cela, nous l'avons constaté lors de la séance de démonstration qui s'est déroulée dimanche à Albion. Les agents, fraîchement formés, ont eu l'occasion de montrer au public leur savoir-faire et leur capacité de maîtrise sur la petite colonie de berger-allemands, et ce sous la supervision des deux experts. Démonstrations, exercices de simulation et remise de certificats étaient au programme de cet exercice qui avait en même temps pour but de valoriser ce type de métier et de sensibiliser le public par rapport à l'importance et l'efficacité des chiens de sécurité. " De par leur présence, les agents accompagnés de chiens prouvent qu'ils veillent activement et surtout à titre préventif. Ils sont un peu comme les gardiens du calme, de l'ordre et de la sécurité dans les lieux qu'ils protègent. Le chien est un atout majeur et un élément de prévention et de sûreté dans tout service de sécurité ", ajoutent les deux professionnels belges.

Le public a également eu l'occasion d'admirer la souplesse et la vitesse d'exécution des chiens lors des exercices de simulation visant aussi à démontrer l'art avec lequel les maîtres-chiens arrivent à maîtriser situation. Ce qui pousse Jacques Cateaux, Operations Manager chez Brinks, d'ajouter que les chiens de sécurité ont contribué à rehausser le niveau de leur service. " Nous avons des chiens dans presque tous nos services. Ce qui nous permet aujourd'hui d'offrir un service à valeur ajoutée répondant aux attentes de nos clients ", fait-il ressortir.


CUREPIPE Subsides municipaux aux religions


Le conseiller Lajoie : " Abus de fonds sous couvert du religieux "

Le conseiller municipal Clency Lajoie (Ptr) a adressé, hier après-midi, à l'ensemble du conseil municipal de Curepipe, une lettre dans laquelle il exprime ses réserves quant à l'octroi de subventions financières, par la municipalité, à des groupes religieux. Président de la Commission Finances de Curepipe, M. Lajoie préconise plutôt un soutien à des actions sociales et suggère un nouveau partenariat mairie/institutions religieuses dans cette direction.

Dans cette lettre, qu'il adresse à la veille de la présentation du budget municipal 2008-2009, Clency Lajoie invite ses collègues à engager une réflexion sur les donations aux institutions religieuses de la ville et sur l'organisation des fêtes religieuses par la mairie. La question sera évoquée lors de la prochaine réunion du Groupement municipal prévue pour mardi prochain.

Le conseiller du Ptr souligne qu'il n'est pas contre les religions mais qu'il voudrait interpeller ses collègues sur les travers de cette pratique aujourd'hui et dénonce l'absence d'une politique clairement définie. " Il n'existe à ce jour, aucune politique clairement définie en matière de subsides aux institutions religieuses. Elle évolue et change au gré des sensibilités des maires ou encore de la force de pression attribuée aux différentes associations. "

Faute de critères, il y a une tendance, observe le conseiller, " à abuser des fonds municipaux sous couvert du religieux ou d'actions "pour de bonnes causes" " et les exemples, selon lui, ne manquent pas.

Mais au-delà de l'absence des critères, qui sont des manquements graves dans l'utilisation de l'argent des contribuables, le président de la Commission Finances remet surtout en question cette pratique même qui consiste à financer les activités religieuses. Le conseiller exprime désaccord total. " C'est ma profonde conviction que l'autorité municipale n'a pas à financer la pratique de la foi de quiconque ", écrit Clency Lajoie, faisant remarquer que les diverses religions reçoivent déjà des subsides du gouvernement. Le conseiller plaide plutôt en faveur d'un soutien financier de la mairie aux actions sociales qui visent, par exemple, à faire reculer la pauvreté et auxquelles souscriraient les institutions religieuses de la ville. " J'estime qu'il est du devoir de la municipalité de soutenir tout projet de développement social ", dit le conseiller à ses collègues.

Au Mauricien qui l'interrogeait, hier soir, sur sa prise de position ouverte concernant les subsides municipaux aux activités religieuses, Clency Lajoie répond que depuis son entrée au conseil municipal en 2005, cette question le hantait et qu'il en a déjà fait état à plusieurs reprises à ses collègues du conseil. " Je ne pense pas choquer car je note que dans le pays, aujourd'hui, il y a des réflexions qui poussent dans la même direction. Je crois que le moment est venu de poser la question et d'en discuter ", ajoute Clency Lajoie. Il poursuit : " Je suis intimement convaincu que les citoyens mauriciens sont prêts à engager des réflexions plus poussées sur des sujets qui peuvent a priori sembler tabous. "

Le conseiller de la mairie de Curepipe invite d'autres collectivités locales à s'inscrire dans les discussions en vue de sensibiliser les decision makers sur la question des subsides aux religions.


UNION EUROPÉENNE 51 ans


Le Jour de l'Europe célébré hier

La célébration du Jour de l'Europe a été marquée hier soir par une réception en la résidence du Chef de la délégation de la Commission européenne, Claudia Wiedey, à The Vale. Parmi les personnalités de l'Etat et du secteur privé présentes, le président de la République, sir Anerood Jugnauth, et le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Des toasts ont été proposés en honneur de l'Europe et de Maurice.

Le Jour de l'Europe a marqué la fin d'une série d'activités. L'EU Green Day avait enclenché ces événements samedi dernier. Ils comprenaient également la visite de 14 diplomates européens dans des écoles mauriciennes. Claudia Wiedey a reçu à déjeuner, hier, des représentants de la société civile locale. De plus, 15 projets ayant reçu un financement de l'Union européenne à travers le Programme de Coopération Décentralisé ont été choisis pour une présentation de leur travail dans le cadre d'une exposition.

Dans un message diffusé hier, Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique de voisinage, a observé que 2008 est une année extrêmement importante pour l'Europe. " C'est en effet la première fois, depuis l'élargissement de l'espace Schengen vers l'Est, qu'en cette journée de l'Europe, les populations de pays autrefois divisés par le rideau de fer peuvent voyager librement dans toute l'Europe. " Par ailleurs, elle a souligné que cette année, l'UE célèbre aussi le dixième anniversaire de l'Union monétaire européenne, l'un des symboles les plus forts de l'UE. Et de mettre en avant le fait que la zone euro est appelée à s'étendre à des pays qui, il y a moins de vingt ans, vivaient encore sous le joug d'une économie totalitaire contrôlée par l'État.

Avec une population totale de près de 500 millions d'habitants et un quart des revenus mondiaux, l'UE représente actuellement plus d'un cinquième du commerce mondial. Selon Benita Ferrero-Waldner, la moitié de l'aide au développement et humanitaire mondiale provient de l'UE alors que l'euro est devenu la deuxième monnaie internationale d'échange et de réserve, conférant ainsi une influence majeure à l'UE dans le monde.

La réception d'hier était assortie d'une exposition sur l'Union européenne.


CHANGEMENTS CLIMATIQUES Conséquences


L'agriculture et la pêche menacées

Notre environnement souffre des changements climatiques, de même que notre santé. Notre agriculture et nos lagons, d'où nous puisons nos légumes et nos poissons, sont aussi menacés. En cette période de crise alimentaire, les changements climatiques constituent un des plus gros obstacles, sinon le plus gros, car ils engendrent d'autres problèmes à la chaîne, face à la démarche de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons. Le constat est le même à Maurice et à Rodrigues.

La production de légumes dans le pays a diminué énormément ces dernières semaines. 2 670 tonnes récoltées en avril contre une prévision estimée à 5 153 tonnes. Alors qu'elles avaient été initialement arrêtées à 5 800 et 6 600 tonnes, la production, respectivement, pour mai et juin, a fait l'objet d'une correction, les chiffres ramenés à 3 530 et 5 314 tonnes. Au total, pour ces trois mois, Rien qu'en raison des inondations qui ont lieu en mars dernier. Les plantations ont été affectées à environ 50% de manière générale et, en conséquence, le pays a dû importer des carottes et des choux et les prix des légumes produits ont grimpé pour atteindre, dans le cas des aubergines, Rs 60 le kilo, et la pomme d'amour, Rs 80/Rs 100 le kilo. Quant au poisson, le thon a dépassé les Rs 140 le kilo au marché et chez les vendeurs ambulants, atteignant plus de Rs 200 dans les supermarchés. D'autres variétés sont devenues plus chères. Les vendeurs affirment qu'il n'y a plus ou peu de poisson dans nos lagons. Des experts affirment que ce ne sont là que des petites conséquences des changements climatiques sur l'agriculture et la pêche et que le plus dur reste à venir.

L'impact de ces changements climatiques sur la vie des agriculteurs et des pêcheurs a fait l'objet d'une étude, à Maurice et à Rodrigues, par une Ong mauricienne, MAUDESCO (Council for Development Environmental Studies & Conservation) en 2006 et en 2007. Elle a été financée par une Ong internationale, Friends of the Earth International, au coût de 5 000 euros. Plus de 500 petits agriculteurs et pêcheurs ont participé à cette étude menée dans différentes régions de l'île - à Trou-d'Eau-Douce, Petit-Sable, Poste-de-Flacq, Bambous-Virieux et ailleurs. Selon Rajen Awotar, principal animateur de cette Ong, les changements climatiques intéressent énormément les petits agriculteurs et les pêcheurs qui subissent, les premiers, les conséquences de ce vaste problème mondial. " Nous avons été surpris de constater qu'ils sont très conscients de ce problème ", déclare-t-il.

Dans cette étude, les agriculteurs ont dit avoir remarqué de grandes modifications dans l'agriculture avec pour conséquences que plusieurs légumes, dont l'oignon, la laitue, le maïs et autres ne peuvent être cultivés durant la saison normale de culture. Le rendement de certaines variétés de légumes aussi, dont le concombre, entre autres, est très bas et prend beaucoup plus de temps pour arriver à maturité. Les agriculteurs sont obligés d'utiliser davantage de fertilisants et d'eau et de pesticides pour " fors plan la " et aussi pour lutter contre les maladies et insectes qui prolifèrent en raison des changements dans le climat. Les planteurs disent aussi ne plus pouvoir conserver les légumes longtemps. A Rodrigues, selon M. Awotar, le cas est différent dans le sens que les planteurs cultivent des plus petites parcelles de terre mais leur plus gros problème, qui ne date pas d'hier et qui devrait s'accentuer à l'avenir, est la sécheresse. " Le manque de pluies est l'éternel problème des Rodriguais et il devrait s'aggraver avec les changements climatiques ", fait-il remarquer.

Les pêcheurs, eux, ont parlé de la disparition de certains espèces de poissons, de vents de plus en plus forts et plus fréquents en mer, de la destruction des coraux, de l'érosion des côtes, de l'augmentation de la pollution par les déchets. " Cela fait que cette communauté ne gagne plus sa vie facilement comme auparavant ", explique M. Awotar.

Ecosystème

vulnérable

Dans le dernier numéro de Farming News, le météorologue Raj Booneeady explique que le changement rapide du climat va donner moins de temps à l'écosystème de s'adapter, le rendant plus vulnérable. Les zones côtières, l'agriculture, les ressources en eau et les ressources marines seront affectées. Des observations montrent, selon lui, l'érosion sur les plages menant à la perte de terres côtières et des dégâts aux infrastructures. Plus grave : le thon va émigrer vers d'autres endroits, avec pour conséquence, des effets conséquents sur la quantité de poissons capturés.

À l'Agricultural Research and Extension Unit (AREU), Indoomatee Ramma, Principal Research Scientist, et Alfaz Atawoo, Senior Research Scientist, estiment que le changement climatique représente le facteur le plus significatif dans la croissance et la productivité des plantes. " Sous ce scénario, il est reconnu que l'agriculture va être le secteur qui sera le plus affecté en raison de son importance socio-économique, particulièrement par rapport à la sécurité alimentaire ", déclarent-ils, ajoutant que toute une série d'impacts que sont les niveaux élevés de CO2 et d'autres gaz à effet de serre sur la physiologie des plantes et des herbes, les changements dans les paramètres climatiques menant à une hausse de la température, des changements au niveau des précipitations, des climats extrêmes et des radiations solaires sur les plantes et les animaux, entre autres.

Selon ces deux scientifiques, l'herbe va pousser plus rapidement et concourir avec les plantes, avec des effets négatifs sur la productivité, également affecté par des cycles de production qui s'allongent ou qui vont se raccourcir.

Bien qu'une étude de vulnérabilité n'ait pas été faite sur l'impact des changements climatiques sur le secteur agricole à Maurice, nos interlocuteurs indiquent avoir observé que la production maraîchère dans certaines zones côtières est affectée sérieusement par l'intrusion de l'eau de mer et la salinisation. Dans le Nord, ajoutent-ils, la production de la pomme d'amour a été sévèrement affectée par la chute des fleurs à cause du stress causé par la chaleur.

Que faire dans ces conditions ? Introduire de nouvelles variétés de légumes qui seraient appropriées pour les conditions changeantes ; reproduire des nouvelles variétés qui sont résistantes à la chaleur et à la sécheresse, de même qu'aux maladies ; adopter la culture protégée pour obtenir une meilleure production tant sur le plan qualitatif que quantitatif ; promouvoir la conservation du sol et une gestion efficace de l'eau ; établir un système d'alerte précoce ; exploiter les effets bénéfiques des changements climatiques en introduisant des nouvelles espèces de plantes, entre autres.

A cette liste de possibilités, le météorologue Booneady ajoute : la gestion des terres afin d'augmenter le soil carbon storage, la restauration des terres abandonnées, la reforestation, la gestion des forêts, l'utilisation de produits forestiers à des fins de la bioénergie, l'utilisation efficace de l'énergie qui est disponible, l'introduction de nouvelles sources d'énergies renouvelables, l'introduction de véhicules hybrides, des changements dans le système de transport routier en favorisant davantage le vélo et la marche. Sans oublier la plantation de mangliers sur les plages et le tri des déchets à des fins de recyclage.



Comprendre : L'environnement : un enjeu familial

Nous sommes tous de plus en plus conscients de l'impact de nos activités sur l'environnement. Nous savons maintenant qu'il faut réduire notre consommation d'essence afin de diminuer la pollution. Nous savons aussi qu'il faut économiser l'eau, utiliser des sacs de tissus au lieu des sacs en plastique et faire du recyclage.

Tous les jours, les activités des familles ont une influence directe sur notre environnement, que ce soit en conduisant les enfants à une partie de foot, en achetant des aliments qui viennent de loin ou des biens de consommation inutiles qui iront grossir la montagne de déchets au dépotoir.

Le style de vie des familles d'aujourd'hui est responsable pour une grande partie des problèmes environnementaux.

Plusieurs aspects de la vie quotidienne des familles contribuent au problème environnemental. Les questions du transport, de l'approvisionnement (nourriture et biens de consommation) ainsi que de la gestion des déchets sont au cœur des enjeux.

Par exemple, l'approvisionnement des familles se fait aujourd'hui, en majorité, par le biais de supermarchés contrôlés par quelques grandes compagnies qui importent des produits du monde entier. Résultat ? Les produits que nous achetons à l'épicerie ont beaucoup voyagé (donc contribué à la pollution) et ils contiennent souvent des produits chimiques nuisibles à la santé. En même temps, il est de plus en plus difficile de trouver des produits locaux dans nos magasins.

Au chapitre des déchets, on constate aussi que croissance économique et gaspillage vont de pair.

Il faut cependant avouer que si les familles contribuent pour une grande part au problème environnemental, elles sont aussi la plupart du temps dépendantes de situations qui sont hors de leur contrôle.

Pour les aider à faire de meilleurs choix environnementaux, il faudrait que les gouvernements et les entreprises soient plus attentifs à leurs besoins, notamment en offrant des produits qui nuisent moins à l'environnement et en instituant des politiques publiques progressistes qui favorisent un mode de vie plus sain.

La bonne nouvelle, c'est que nous pouvons, tous les jours, adopter un comportement précis en vue d'un impact positif sur notre environnement. Par exemple, si chaque foyer d'un pays tel que le Canada remplaçait une ampoule électrique incandescente ordinaire de 60W par une ampoule électrique fluorescente compacte de 20W, cela se traduirait par une diminution annuelle de 400 000 tonnes de rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (soit l'équivalent de retirer 66 000 voitures de la circulation) et par des économies d'énergie de plusieurs millions de roupies par année.

Pour conclure, on pourrait dire que si les familles d'aujourd'hui font partie du problème, elles font aussi partie de la solution car tous les parents ont à cœur de laisser à leurs enfants un monde meilleur. Comme le dit si bien un proverbe amérindien : " On ne possède pas la terre, on l'emprunte à ses enfants. "



Mot-clé : Écocitoyenneté

Le mot écocitoyenneté (ou éco-citoyenneté) est bâti sur l'assemblage de l'abréviation de "éco" pour écologie et du mot citoyenneté. L'écocitoyen a conscience d'appartenir à un territoire (terre, continent, ou pays selon l'échelle) qui garantit son existence, ce qui implique pour lui des droits et des devoirs par rapport à l'environnement. Par exemple, il est conscient que s'il a le droit de jouir d'un environnement sain, il a en contrepartie le devoir de ne pas le polluer afin de conserver cet environnement sain pour lui et pour ceux qui viennent après lui.

Selon le concept d'écocitoyenneté, chaque écocitoyen a les moyens d'assurer un développement durable par ses actions quotidiennes ou d'en défendre l'idée auprès des autorités (à travers son vote au moment des élections ou à travers des pétitions, et même en organisant des manifestations si besoin est, etc.). L'écocitoyen comprend qu'un développement durable répond aux besoins de la présente génération sans pour autant compromettre ceux des générations futures. Il réalise que ce type de développement préserve la vie humaine et les écosystèmes, car l'un et l'autre sont intimement liés. La dégradation des écosystèmes et ultérieurement leur destruction constituent une menace sérieuse à la vie sur Terre.



INFO : " Être vert et compétitif ", c'est possible

L'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) a plaidé mardi en faveur de politiques environnementales ambitieuses, en n'écartant aucune option pour lutter contre les changements climatiques, au moment où la plupart des pays cherchent à faire des économies.

" Il est important d'être vert et compétitif dans une économie mondiale ", a affirmé devant la presse le ministre italien de l'Environnement, Alfonso Pecoraro Scanio, à l'issue d'une réunion ministérielle de deux jours qu'il a présidée au siège de l'OCDE.

Les politiques environnementales ne vont pas à l'encontre de la compétitivité économique, " au contraire ", a-t-il ajouté, résumant les échanges qu'ont eus lundi et mardi les ministres de l'Environnement des pays membres de l'organisation et d'autres pays tels que le Brésil, la Chine et l'Inde.

Lors de cette réunion, " certains pays ont indiqué être parvenus à conjuguer une croissance économique forte avec des politiques de l'environnement ambitieuses ", selon l'OCDE.

" Nous n'avons trouvé aucune preuve convaincante que des politiques environnementales aient nui à la compétitivité à un niveau macro-économique ", a affirmé à cette occasion le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria. " Il peut y avoir des impacts négatifs sur des entreprises, des secteurs ou des régions mais ils ont tendance à être compensés par des effets positifs ailleurs sur l'économie ", a-t-il ajouté.

Le rapport Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030, présenté début mars à Oslo, recense une panoplie de mesures qui permettraient de répondre aux quatre principaux défis environnementaux : le climat, la biodiversité, l'eau et la santé humaine, a rappelé le ministre italien.

Selon l'OCDE, les mesures proposées coûteraient " à peine plus de 1 % du PIB mondial en 2030, soit quelque 0,03 point de pourcentage de moins que la croissance annuelle moyenne du PIB d'ici à 2030 ".

L'OCDE propose notamment des mesures économiques comme la taxe carbone et les permis négociables.

Les changements climatiques peuvent être une occasion " d'inventer des modes de production et des modes de vie plus durables ", a estimé Connie Hedegaard, ministre de l'Environnement du Danemark.

Toutes les options pour lutter contre les changements climatiques ont été évoquées lors de cette réunion, aucune ne peut être écartée a priori, a souligné le secrétaire général de l'OCDE, évoquant notamment les transferts de technologie et la possibilité de conclure des " accords sectoriels ".

Ce type d'accord viserait à permettre aux grands secteurs industriels de contribuer la lutte contre les changements climatiques en réduisant leurs émissions polluantes, pourvu que leurs efforts ne conduisent pas à diluer les engagements nationaux pris dans le cadre du protocole de Kyoto.



CABINET

RIZ RATION : importation

libéralisée

En raison de la hausse continue du prix du riz sur le marché mondial et de la décision de certains pays producteurs d'interdire toute exportation de cette denrée, le gouvernement a décidé de libéraliser l'importation du riz de ration.

Cette mesure permettra non seulement à d'autres importateurs de se lancer dans cette activité mais également de trouver d'autres sources d'approvisionnement que les pays exportateurs traditionnels.

RING ROAD : projet officialisé

Le gouvernement a pris note de la mise en œuvre de la première phase du projet Port-Louis Ring Road, une route à double voie, longue de cinq kilomètres, qui s'étendra de Montebello aux Guibies.

Ce projet permettra non seulement de décongestionner l'autoroute M1 en offrant une entrée alternative dans la capitale pour le trafic venant du sud mais aussi d'absorber le trafic additionnel généré par les projets intégrés prévus dans les régions de Pailles et des Guibies.

L'ensemble du projet est estimé à Rs 4,05 milliards.

INFLUENZA : début d'une vaste

campagne de vaccination

La campagne de vaccination contre l'influenza pour l'hiver 2008 commencera lundi prochain.

Dans un premier temps, cette campagne touchera les pensionnaires des institutions caritatives, les enfants fréquentant les écoles spécialisées et les vieilles personnes de 65 ans à monter.

MODE/DESIGN : création d'un institut

Le gouvernement a décidé de présenter à l'Assemblée nationale un projet de loi portant sur la création d'un Institut de mode et de design. Le Fashion and Design Institute Bill prévoit la fusion de trois organismes : le département de Textile Technology de l'Université de Maurice, le School of Design de l'IVTB et le Textile and Apparel Development Centre d'Enterprise Mauritius.

Les principales attributions de cet institut seront de promouvoir l'excellence dans le domaine de la mode et du design, d'organiser des cours académiques ainsi que des programmes de formation professionnelle, de se lancer dans la recherche, d'offrir des services de consultants et de promouvoir le développement de l'entrepreneuriat dans le secteur du textile.