NORD Ecole buissonnière
Un collégien de 17 ans meurt noyé dans une rivière à Mon-Loisir
HARCÈLEMENT ALLÉGUÉ Après son arrestation hier
Le magistrat Ramphul libéré contre une caution de Rs 5 000
AFFAIRE DEELCHAND Plaidoiries hier
Le juge Lam Shang Leen réserve son jugement
Un collégien de 17 ans meurt noyé dans une rivière à Mon-Loisir
Un collégien de 17 ans d'un établissement situé à Ilot est mort noyé dans une rivière à Mon-Loisir hier après-midi. Selon les informations obtenues de sources policières, le corps de l'adolescent a été découvert par des policiers du poste de Rivière-du-Rempart, suite à des renseignements fournis par des personnes des alentours, sur les rives de la rivière avec son cartable à ses côtés.
Une fois sur les lieux, les policiers auraient, semble-t-il, appris des personnes présentes que l'adolescent, qui résidait à St-André, n'était pas seul et qu'un groupe de jeunes se serait enfui en voyant arriver des adultes. Ces mêmes témoins auraient également indiqué à la police que le groupe était aux abords de la rivière depuis la matinée. Les policiers ont pu retracer sept collégiens qui ont tous donné la même version des faits.
Les sept jeunes, qui fréquentent différents établissements du nord et qui sont de presque le même âge que la victime, ont, indiqué dans leurs déclarations qu'ils devaient se rendre à une manifestation sportive intercollèges au stade Anjalay Coopen à Belle-Vue mais auraient décidé par la suite de se rendre au bord de la rivière à Mon-Loisir pour y passer la journée. A un certain moment, ils ont décidé d'aller s'y baigner.
Toutefois, la victime se serait retrouvée en difficulté dans l'eau. Dans leur déclaration à la police, les collégiens ont déclaré avoir consommé de l'alcool et n'ont pu aider leur camarade. Ils ont toutefois précisé avoir tout fait pour le sortir de là. Lorsque, finalement, ils ont pu le sortir de l'eau, il était trop tard. L'autopsie a été pratiquée par le Dr Monvoisin à l'hôpital Victoria.
HARCÈLEMENT ALLÉGUÉ Après son arrestation hier
Le magistrat Ramphul libéré contre une caution de Rs 5 000
Le magistrat Joy Ramphul, qui a été arrêté hier par la Central Criminal Investigation Division (CCID) relativement à une affaire initiale de harcèlement sexuel, a été libéré contre une caution de Rs 5 000 et une Recognizance de Rs 10 000 après sa comparution en cour de Pamplemousses.
Pour l'instant, le magistrat Ramphul se retrouve provisoirement accusé d'un délit sur trois possibles. Les limiers du CCID sont, en effet, d'avis que le magistrat est passible de poursuites relativement aux délits de Assault, Forgery of court records et de trafic d'influence.
Dans la matinée d'hier, le magistrat Ramphul a été interrogé Under warning par l'assistant surintendant de police Clency Meeterjoye et sous la double supervision du surintendant Heman Jiangi et de l'assistant commissaire de police Clifford Parsad, qui est aussi le N° 1 de la CCID.
Lors de son interrogatoire, le magistrat a nié en bloc les accusations portées contre lui, à l'effet qu'il aurait fait des propositions indécentes à son accusatrice dans le but de la disculper dans le cadre d'une poursuite pour détournement de fonds, dont elle faisait l'objet en cour, devant le même magistrat.
L'enquête policière se poursuit dans cette affaire.
AFFAIRE DEELCHAND Plaidoiries hier
Le juge Lam Shang Leen réserve son jugement
Le juge Paul Lam Shang Leen a réservé son jugement dans le procès intenté en Cour d'Assises contre le notaire Vinay Deelchand, pour possession de 814,6 g d'héroïne et trafic de drogue. Il a écouté les plaidoiries de Me Joanne Moutou-Leckning, pour la poursuite, et de Me Jacques Panglose, pour la défense. La première a soutenu que le témoignage d'Antoine Chetty est fiable, ce que le second a contesté.
" The testimony of Antoine Chetty has not been contested, but remained unshaken and unshattered. He is a witness of truth ", a avancé l'avocate. A l'opposé, les témoins de la défense ont fabriqué des alibis, a-t-elle dit. " Dans le box des témoins il y en a qui sont venus changer leur version donnée antérieurement à la police. Ils ont dit qu'ils ont été brutalisés à la police, mais personne n'a consigné de déposition à cet effet. Leurs versions ne corroboraient pas, de sorte qu'on ne sait pas qui dit la vérité. Il y en a un qui est venu quatre ans après les faits comme témoin sans qu'il ait pensé à donner une déposition à la police ", a déclaré Me Leckning.
De son côté, Me Panglose s'est demandé quelle est la crédibilité d'Antoine Chetty. " When I challenged him when he deponed, he cracked down ", a-t-il estimé. Pour lui, la date à laquelle le délit a été commis est l'essence même de cette affaire. " Il ne s'est pas souvenu de la date précise, il ne sait pas à quelle agence de Vacoas, ville qu'il habite pourtant, il a loué une voiture, ni l'adresse de la compagnie de louage. Il a dit qu'il a pris les colis alors qu'il se trouvait à l'extérieur, donc dans la rue, alors que selon le surintendant Pierre Murugan, il a déclaré qu'il les a pris chez l'accusé ", a souligné l'avocat.
Concernant son aveu de culpabilité lors de son procès en Cour d'Assises pour possession de drogue, il n'est pas exact de dire qu'il a plaidé coupable seulement pour la drogue et non pour la somme d'argent trouvée chez lui. " Si l'argent n'était pas un élément du procès, pourquoi avait-il fait partie des pièces à conviction ? ", s'est-il demandé.
Concernant le témoignage de Sylvain Dauguet, un témoin assigné par l'accusation, Me Panglose a fait remarquer que celle-ci n'a pas contesté ce qu'il a affirmé, à l'effet qu'il n'a pas vu Chetty ni le 18 ni le 19 mars 2004, au bureau du notaire.