Il cible un ancien ministre qui aurait favorisé une de ses activistes
Un arpenteur juré tire la sonnette d’alarme sur des pratiques douteuses qui auraient eu lieu lors de l’octroi d’une portion de terrain appartenant à l’État à une tierce personne à Le Hochet, Terre-Rouge. Ce terrain, réclamé par les habitants de la localité pour la construction d’un arrêt de bus, a en effet été octroyé à une activiste politique proche d’un ancien ministre de la circonscription. En outre, alors qu’elle a obtenu un contrat pour un bâtiment résidentiel, elle en a finalement fait un bâtiment commercial.
Le chef du Service Civil, Suresh Seebaluck, avait été alerté sur un cas de malversation alléguée concernant l’octroi d’une State Land à une habitante du Hochet. Sauf qu’au lieu de jeter cette dénonciation à la poubelle, il a préféré demander des éclaircissements au dénonciateur. La plainte a alors été dirigée contre des fonctionnaires du ministère des Terres et du Logement d’alors, dont un Permanent Secretary, et qui auraient agi sur les ordres d’un politicien.
Selon la lettre, les faits remontent à avril 2005, date à laquelle cette habitante du Hochet aurait obtenu un Building Site Lease pour des besoins résidentiels. Le bail était d’une durée de 55 ans. Toutefois, en 2008, un amendement a été apporté, lequel lui permettait de sous-louer le rez-de-chaussée dudit bâtiment, lequel devait être complété en 2010. Or, en 2009, cette personne serait devenue propriétaire de deux portions de terrain, signifiant par la même occasion, selon l’auteur de la lettre, que, d’après la loi, son Building Site Lease aurait dû être annulé. Ce qui n’a pas été le cas.
La bénéficiaire aurait même obtenu un prêt de la DBM à hauteur de Rs 200 000 pour la conversion de son bâtiment résidentiel non complété en un bâtiment commercial destiné à la location. Ce qui, d’après le dénonciateur, constitue une entorse aux conditions du bail. De plus, l’arpenteur affirme avoir découvert lors de ses recherches que ledit terrain n’était en fait pas un State Land, mais appartenait au Public Works Department, sous l’ancien ministère des Travaux, lequel l’aurait cédé à la CWA pour une fontaine publique. Raison pour laquelle il soupçonne des fonctionnaires d’avoir « magouillé » avec le politicien pour que ce terrain puisse être octroyé à l’activiste. « Ils ont fomenté un plan mentionnant ce terrain comme State Land Le Hochet, alors que ce nom n’existe pas dans le Domaine Book du gouvernement », fait-il ressortir.
Le pire, c’est qu’en 2015, le terrain a été vendu à la détentrice du bail pour une somme de Rs 2 000, selon le dénonciateur. La lettre cite les noms de l’ancien ministre et des fonctionnaires désignés comme « coupables » dans cette affaire. Il est aussi indiqué que le ministère des Terres a également été alerté du cas.
Le lanceur d’alerte estime que, puisque les conditions du bail n’ont pas été respectées, la vente aurait dû être déclarée caduque. Il ajoute que les officiers du ministère auraient dû vérifier si tout était en règle avant de procéder à la vente. Estimant que cette affaire pourrait relever d’un cas de fraude, il demande de fait aux autorités de prendre les actions nécessaires.