Paul Bérenger : « Nous nous occupons d’Agalega jour et nuit »

Le Premier ministre adjoint, Paul Bérenger, dirigera une délégation ministérielle à Agalega jeudi et vendredi, laquelle comprendra les ministres du Logement et des Terres, Shakeel Mohamed, des Infrastructures nationales, Ajay Guness, et de l’Industrie et des PME, Aadil Ameer Meea, ainsi que le député Eshan Juman et des représentants des différents ministères concernés, de l’Outer Islands Development Corporation, de la Mauritius Ports Authority et de la force policière. Une visite qui permettra de faire une évaluation des infrastructures de l’archipel après le passage du cyclone Chido, en décembre dernier.

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La délégation quittera le pays à 7h30 demain matin à bord de l’ATR, avec une arrivée prévue vers 10h30. Aussitôt débarquée, la délégation visitera la nouvelle piste d’atterrissage ainsi que la tour de contrôle. Tandis qu’en début d’après-midi, ce sera au tour de la nouvelle jetée. Les membres de la délégation se rendront ensuite dans les bâtiments gouvernementaux, à la Fourche, avant de prendre la direction du Village 25, où une rencontre avec les Agaléens est prévue.

La matinée de vendredi, elle, sera consacrée à l’île du Sud, où une visite du centre polyvalent de Sainte-Rita est au programme. La tournée passera par l’église, le bâtiment abritant les services météo, le vieux moulin, la vieille étable ainsi que le cimetière. La délégation regagnera ensuite Maurice vendredi après-midi.

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En annonçant cette visite vendredi dernier, dans un discours prononcé à l’occasion de son anniversaire, Paul Bérenger a affirmé que le gouvernement s’occupe d’Agalega « jour et nuit ». Ajoutant : « Nous aiderons Agalega ! » A noter que c’est la deuxième fois que le DPM effectue une visite dans l’archipel, la première fois remontant à 2004, alors qu’il était Premier ministre. Il avait alors fait le déplacement à bord du Dornier après que le Transall français que devait transporter la délégation soit tombé en panne. De son côté, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lui, s’était rendu dans l’archipel en 1998 à bord du Transall, qui a été retiré de la circulation en 2022.

Depuis le passage du cyclone Chido, plusieurs délégations se sont rendues à Agalega, dont les trois députés représentant l’archipel – Shakeel Mohamed, Aadil Ameer Meea et Eshan Juman. L’évêque de Port-Louis, Mgr Michael Durhône, a également fait le déplacement pour passer en revue la situation.
La construction de la piste d’atterrissage, longue de 3 km et large de 45, ainsi que de la jetée a été financée grâce à un don de l’Inde d’un montant de 169 572 867 roupies. Le budget 2023-24 avait pour sa part prévu une enveloppe pour l’achat d’un remorqueur. Ces deux projets d’infrastructures avaient cependant donné lieu à une série de PNQ et d’interpellations au Parlement.

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Navin Ramgoolam a rappelé que cet accord, signé le 27 mai 2017, concerne principalement la protection et la sécurité maritimes. Parmi les objectifs mentionnés figurent la surveillance et le contrôle de la Zone économique exclusive (ZEE) de 2,3 millions de km2, ainsi que la lutte contre la piraterie, le terrorisme, le narcotrafic et la traite humaine. Sont aussi mentionnés : la prévention du braconnage et de la pêche illégale; l’assistance hydrographique; le soutien au développement économique, notamment dans le cadre de l’économie bleue; les interventions d’urgence, incluant les opérations de recherche et de sauvetage; la lutte contre la pollution marine; et l’aide humanitaire en cas de catastrophes.

Tous les travaux ont été entièrement financés et réalisés par le gouvernement indien, qui prend également en charge le fonctionnement et l’entretien des installations. L’accord stipule néanmoins que la propriété de toutes les infrastructures reste entre les mains du gouvernement mauricien. Navin Ramgoolam avait toutefois rappelé que l’accord comprend une clause de confidentialité.

 

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