Le recours à la main-d’œuvre étrangère à Maurice est en constante augmentation, atteignant actuellement 48 450 travailleurs. Cette situation, mise en lumière par le ministre du Travail au Parlement le vendredi 7 mars, souligne une pénurie de main-d’œuvre locale persistante.
Le nombre de permis de travail pour les étrangers ne cesse de croître, signe d’une demande soutenue avec 80 % des travailleurs étrangers employés dans les secteurs manufacturiers et de la construction, a souligné Reza Uteem.
Une des raisons qui expliquerait le manque de main-d’oeuvre local, serait le désintérêt des Mauriciens, en particulier des jeunes, pour les horaires de travail atypiques (heures supplémentaires, travail de nuit, week-ends).
Par ailleurs, concernant le recrutement de travailleurs étrangers, certains secteurs sont concernés par un système de quotas.
Sept secteurs sont soumis à des quotas spécifiques. Il s’agit des activités manufacturières (4 travailleurs étrangers pour 1 local), le secteur du Food Processing, la réparation de véhicules automobiles, l’imprimerie et édition, le transport public, (1 travailleur étranger pour 1 local), le tourisme et le ravitaillement.
En 2023, le gouvernement a supprimé les quotas pour quatre secteurs soit le textile, la construction, l’agriculture et les PMEs. En septembre 2024, d’autres secteurs ont rejoint cette liste :
- Boulangerie traditionnelle
- Entreprises d’exportation
- Bijouterie
- ICT/BPO